Une usine ou un parc logistique ? Le long de la vallée de Seine, où la pression foncière s'accentue, les entrepôts peinent de plus en plus à se ménager une place. Plusieurs projets d'installation ont vu la porte se fermer récemment.
Près du Havre, l'agglomération Caux Seine a tranché début avril en faveur de l'implantation d'une usine au détriment d'un entrepôt. La promesse de vente d'un terrain de 40 hectares, conclue quelques années auparavant avec le promoteur Panhard qui projetait d'y construire 160.000 m2 d'entrepôts, a été déclarée caduque au profit de l'usine de recyclage de plastique de l'américain Eastman. « Panhard n'est pas très content mais j'assume ce choix qui sera plus créateur de richesses pour le tissu de PME du territoire », a argumenté la présidente de l'agglo, Virginie Carolo.
A Rouen, les autorités portuaires, elles aussi, ont arbitré au profit de l'industrie lorsqu'il s'est agi d'attribuer une vaste friche en bord de Seine laissée libre par Renault. Au terme d'un appel à manifestation d'intérêt, le projet d'usine du sucrier émirati AKS a ainsi été préféré à cinq propositions logistiques concurrentes. « Il conforte la dynamique de réindustrialisation du territoire soutenue par l'Etat, la Métropole Rouen Normandie et la Région Normandie », ont justifié les autorités portuaires auprès des recalés.