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Inondations dans le Gard : "Une enveloppe de réparations d'un million d'euros" (JF Blanchet, BRL)

Photo de Cécile Chaigneau

Cécile Chaigneau

Publié le 23 septembre 2021 à 10:45 - Mis à jour le 23 septembre 2021 à 12:06

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Jean-François Blanchet, DG du groupe BRL

Jean-François Blanchet, DG du groupe BRL, pointe la résilience du groupe et des réseaux d'eau qu'il gère en raison d'une trentaine d'années d'expérience sur la culture du risque climatique.

BRL - C. Corbier

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ENTRETIEN – Le 14 septembre dernier, la région Occitanie, et particulièrement le Gard, connaissait un nouvel et violent épisode cévenol. Les trombes d’eau qui se sont abattues sur le territoire ont notamment causé des dégâts sur le réseau hydraulique géré par BRL. Un peu plus d'une semaine après, son directeur général Jean-François Blanchet dresse un bilan et annonce un million d’euros de réparation à venir.

LA TRIBUNE - Le groupe BRL (800 salariés), basé à Nîmes, est le concessionnaire et l'opérateur technique du réseau régional hydraulique pour la Région Occitanie. Comment avez-vous géré les violentes intempéries du 14 septembre dernier ?

JEAN-FRANCOIS BLANCHET, directeur général de BRL - Cet événement climatique a été un événement extrême en raison de sa grande extension géographique et d'une intensité pluviométrique élevée stationnaire. C'est sur ce territoire que se trouvent une partie de nos activités. Il est tombé environ 300 ml de pluies en trois heures, soit un niveau proche des records de pluie pour le Gard. C'était très impressionnant... Grâce à notre filiale Predict Services (spécialisée dans le risque hydrométéorologique et la prévention des risques naturels, détenue à parts égales par Airbus, Météo France et BRL, NDLR), nous avons été informés tôt de l'événement. Nous avons donc monté une cellule de crise dès la matinée pour mobiliser des moyens. Avant que des trombes d'eau ne s'abattent, nous avons rationnalisé les interventions sur le terrain en début de journée. Une grande partie des ouvrages ont été mis en mode automatique avec système de surveillance. La première de nos actions a bien sûr été de mettre nos personnels en sécurité. Les équipes de terrain sont rentrées et nous avons demandé aux salariés du siège de rester au bureau tant que l'épisode cévenol n'était pas terminé. Grâce à une expérience de trente années d'événements extrêmes, cette gestion nous a permis de ne pas avoir d'impact humain. Nous avons également géré nos infrastructures dans une démarche préventive, de manière à limiter les impacts. Nous avons mis en sécurité une partie des installations, par exemple en stoppant le pompage de la station Aristide Dumont pour que le canal Philippe Lamour soit moins rempli.

Malgré tout, les installations de BRL ont essuyé des dégâts importants...

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En effet, malgré tout ça, nous avons enregistré deux grandes familles de dégâts. Sur notre activité "espaces naturels", notre pépinière à Vestric-et-Candiac a été très touchée. Des serres ont été endommagées par le vent et la grêle et la nurserie de plants a été complètement noyée, avec plus de 80 cm d'eau par endroits. Il a fallu trois jours pour que l'eau s'évacue. Nous estimons les dégâts occasionnés autour de 300.000 euros... L'autre gros impact a évidemment été sur notre réseau d'eau. Dans le secteur Beauvoisin-Beaucaire notamment, les eaux de pluie n'ont pas pu être absorbées par les bassins de crue, trop pleins, et les ouvrages de stockage propres à la voirie ont débordé dans le canal et fait sauter les plaques latérales de béton du canal Philippe Lamour (dit aussi canal du Bas-Rhône Languedoc, canal d'irrigation amenant l'eau du Rhône vers le sud du Gard et l'est de l'Hérault depuis les années 1960, NDLR). Une station de pompage a été inondée car les intempéries avaient entraîné des coupures d'électricité et la pompe n'avait plus d'énergie. Elle n'a pas pu fonctionner et s'est donc remplie. Il faut maintenant vider le canal, mettre des batardeaux, des conduites pour continuer l'alimentation d'eau évidemment, et refaire de nouvelles plaques de béton armé. Nos premières estimations portent les coûts de réparation à environ 600.000 euros. Au total, nous sommes donc sur une enveloppe de réparation d'un million d'euros, qui reste à affiner.

Cécile Chaigneau

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