Amplifiée par le dérèglement climatique, l'érosion côtière a déjà grignoté 20% du littoral français, soit 900 kilomètres. A la demande du gouvernement, le Centre d'études et d'expertise sur les risques, l'environnement, la mobilité et l'aménagement (Cerema), établissement sous la double tutelle de l'Etat et des collectivités, a cartographié le recul du trait de côte à court, moyen et long terme.
Dès 2028, un millier de bâtiments, dont 300 résidentiels et 190 commerciaux, d'une valeur de 235 millions d'euros seraient menacés. A horizon 2050, ce sont 5.200 logements, dont 2.200 résidences secondaires et 1.400 locaux d'activité, représentant une valeur totale de 1,2 milliards d'euros, qui pourraient être affectés. Dans l'hypothèse d'une inaction, le Cerema indique qu'en 2100, la France assisterait à la disparition complète des structures de défenses côtière et à l'inondation progressive de toutes les zones topographiquement basses du littoral.
Pour l'heure, le Cerema a identifié 500 communes à risque : les Pyrénées-Orientales font partie des départements les plus menacés d'ici 2050.
Depuis dix ans, sur 75% du littoral catalan, la mer gagne un à quatre mètres sur les terres chaque année. D'ici 2050, 263 logements (dont 80 résidences secondaires) pourraient être potentiellement impactés, pour une valeur estimée à 33,97 millions d'euros, auxquels s'ajoutent treize commerces, deux hôtels et trois campings.