Les porteurs des deux projets de fermes-pilotes d'éolien en mer flottant en Méditerranée, au large de Gruissan (Eolmed) et de Leucate et Le Barcarès (Eoliennes flottantes du golfe du Lion - EFGL) accentuent la pression sur le gouvernement. Les deux projets sont largement avancés (quoiqu'avec deux années de retard en raison des crises sanitaires et géopolitiques récentes), leurs éoliennes devraient être livrées cet été et les fermes-pilotes terminées en 2025...
Mais depuis le début de l'année, Qair et Total pour EolMed, et Engie et EDP Renewables réunis au sein de la joint-venture Ocean Winds pour EFGL, agitent le chiffon rouge sur le financement de leur projet respectif. Car depuis l'attribution de l'appel à projet de l'Ademe en 2016, les enveloppes budgétaires ont explosé, leurs fournisseurs subissant successivement la crise sanitaire du Covid, la guerre en Ukraine, la crise de l'énergie, et l'inflation. Chez Qair, le président Jean-Marc Bouchet annonce une hausse de 52%. « On ne communique pas sur ce chiffre mais on est proche des 52% », indique quant à lui Frédéric Flaus, directeur du projet chez Ocean Winds.
Olivier Guiraud, directeur général de Qair Marine rappelle qu'« en 2022, l'État a pris des mesures d'urgence pour les énergies renouvelables, en indexant les tarifs d'achat de l'électricité de tous les projets, mais les fermes-pilotes n'ont pas fait partie du wagon, ils les ont oubliées ! ».