Il y a un an, l'entreprise montpelliéraine SolarinBlue, créée en 2019 par Armand Thiberge (par ailleurs fondateur de la pépite SendinBlue), présentait son projet Sun'Sète : les premières unités solaires flottantes installées en pleine mer, en Méditerranée au large du port de Sète-Frontignan (Hérault), en vue de l'alimenter en électricité. Cette première installation faisait suite à deux ans de R&D pour développer une technologie d'unités solaires flottantes adaptées aux conditions de la pleine mer.
Après l'éolien offshore et le photovoltaïque sur des lacs ou des étangs, en eaux calmes, le photovoltaïque maritime vise ainsi la pleine mer pour installer des parcs solaires sur flotteurs. Avec des technologies encore au stade expérimental via des démonstrateurs. C'est notamment aussi le cas de la plateforme flottante pilote installée avec succès à l'été 2023 au large du port belge d'Ostende en Belgique par le développeur Seavolt, avec l'objectif de recueillir des données sur l'impact des vagues, de la pluie et des embruns salins sur divers types de panneaux solaires.
A Sète, le projet de SolarinBlue a évolué. Il était initialement composé de 25 unités flottantes (12 mètres de long, 9 mètres de large et 3,5 mètres de haut chacune, avec une capacité de 20 panneaux solaires par unité). Soit une emprise sur l'eau de 0,5 hectares à 1,5 km de la côte (à l'emplacement de l'ancien poste de déchargement des hydrocarbures), pour une puissance totale de 300 kWc. Antoine Retailleau, cofondateur de SolarinBlue et directeur des opérations, vantait alors « une structure légère mais robuste, sur laquelle on surélève les panneaux photovoltaïques pour qu'ils ne soient jamais en contact avec les vagues, l'ensemble étant capable de résister à une houle de plus de 10 mètres et à des vents de plus de 200 km/h ».