A l'Assemblée, les socialistes justifient leur choix de ne pas censurer le gouvernement
Léna Ménager

Emmanuel Grégoire défend la décision du PS de ne pas censurer le gouvernement.
Reuters
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Emmanuel Grégoire défend la décision du PS de ne pas censurer le gouvernement.
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En tendant l'oreille aux huées venues des bancs de la gauche, on pourrait croire que c'est au tour du gouvernement de prendre la parole. Au pupitre de l'Assemblée nationale, c'est pourtant le socialiste Emmanuel Grégoire qui s'exprime, sous les invectives de ses alliés LFI. Et pour cause : c'est bien l'abstention d'une majorité des députés socialistes qui a permis au gouvernement d'éviter la censure et de faire adopter le budget 2025, à l'issue d'un après-midi sans suspens. Ces derniers ont largement suivi la consigne du parti.
Une trahison pour La France insoumise qui dénonce l'interruption du Nouveau Front populaire par le Parti socialiste. « Le NFP est une alliance dans laquelle chaque parti conserve son autonomie stratégique, a rétorqué dans l'hémicycle Emmanuel Grégoire. Ce n'est pas une instance dominée par un clan et son chef. » Il a ensuite énuméré les concessions acquises par les socialistes : la réindexation des pensions de retraite, l'annulation de la suppression des 4 000 postes d'enseignants, l'augmentation du fonds urgences pour les Ehpad... « Ces avancées ne font pas de ce budget un budget juste, mais de moindre souffrance que celui de Michel Barnier », a-t-il assuré.
Dès lundi, les socialistes avaient annoncé leur choix de ne pas voter la censure pour permettre l'adoption d'un budget. Un « choix difficile pour les députés de l'opposition de gauche que nous sommes », a reconnu Emmanuel Grégoire. Face aux éloges des membres du patron du Modem Marc Fesneau qui une « gauche forte », et « à la hauteur », Emmanuel Grégoire tente de marquer sa différence : « Vous êtes la droite, nous sommes la gauche. »
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Le Parti socialiste a toutefois annoncé le dépôt d'une motion de censure sur le fondement de l'article 49.2, une fois le budget adopté. Une « diversion » pour le député insoumis Éric Coquerel. Jean-Luc Mélenchon a déjà indiqué son intention de réunir les partenaires écologistes et communistes, qui ont voté la censure, pour aborder l'avenir du Nouveau Front populaire.
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