Alstom Belfort : pour Sapin, l'Etat "ne joue pas au petit train"

latribune.fr

latribune.fr
Dans un élan quasi unanime, les médias, les politiques mais aussi les syndicats s'en sont donné à cœur joie pour moquer tous azimuts les incohérences du plan de sauvetage par l'Etat de l'usine Alstom de Belfort.
Pour mémoire, si les 400 salariés de l'usine de Belfort peuvent souffler, c'est notamment parce que l'Etat a commandé 15 rames de TGV, ce qui, avec les 6 autres destinées à la ligne Paris-Milan-Turin, permettra d'assurer près de 3 ans d'activité.
>Pour le détail du plan, lire: Alstom Belfort : un sauvetage pour le moins bizarroïde
Entre autres pépins à venir, selon les observateurs, le fait que le matériel roulant commandé soit surdimensionné par rapport à l'état du réseau ferré sur les lignes prévues, renchérissant le coût d'exploitation à l'étape pour l'exploitant, et sans aucun rapport avec la recette unitaire, très faible, sur ce type de lignes.
Alertes en temps réel sur les informations économiques majeures.

Face à la tempête de critiques, le gouvernement sonnait la contre-attaque. Mercredi matin à la radio, Michel Sapin , le ministre de l'Economie et des Finances, a jugé "incongrue" la polémique sur l'importante commande publique de locomotives Alstom pour sauver le site du groupe à Belfort, assurant qu'il ne s'agissait pas pour l'Etat de "jouer au petit train électrique".
Michel Sapin a répondu sur les questions industrielles:
Mais il a également défendu l'action de l'Etat au plan juridique, jugeant "normal" que l'Etat achète ces rames en son nom propre, quand bien même il ne fait pas rouler directement les trains.
À lire également
Ce que confirme l'expert que le journal "La Croix" a interrogé pour éclairer ses lecteurs sur ce point précis:
(avec AFP)
latribune.fr
Nouveaux droits de douane : les États-Unis infléchissent leur offensive face à Bruxelles
« 2026 pourrait être la pire année depuis 2013 » : le pouvoir d'achat des Français va souffrir
« C’est le bon moment pour investir dans l'immobilier » : malgré la crise du logement, un nouveau fonds d'investissement se lance
Pêche : la transformation artisanale, une solution pour survivre ?