Après le confinement, quelles perspectives de rebond pour les entreprises ?

 |   |  988  mots
Le scénario d'une reprise en V avec un rebond rapide, espéré en début de confinement, paraît de moins en moins crédible. Beaucoup de restrictions demeurent et quelques secteurs économiques sont encore soumis à des fermetures.
Le scénario d'une reprise en V avec un rebond rapide, espéré en début de confinement, paraît de moins en moins crédible. Beaucoup de restrictions demeurent et quelques secteurs économiques sont encore soumis à des fermetures. (Crédits : Reuters)
Le déconfinement entamé le 11 mai dernier a permis à de nombreuses entreprises de redémarrer leur activité dans des conditions parfois difficiles. Le gouvernement s'attend de son côté à un redémarrage progressif de l'économie.

Les conséquences de la pandémie s'annoncent longues et massives. Entre le 17 mars et le 11 mai, des pans entiers de l'économie française ont été mis sous cloche afin de limiter la propagation du virus sur l'ensemble du territoire. Après deux mois de paralysie, de nombreuses entreprises ont pu redémarrer depuis lundi dernier, parfois dans des conditions angoissantes pour les salariés et les employeurs. Les prochaines semaines vont être déterminantes pour assurer la sécurité sanitaire des salariés et éviter une nouvelle vague de contamination. Lors d'une interview à BFM jeudi 13 mai, le ministre de l'Économie Bruno Le Maire a expliqué que "le redémarrage est progressif... Je préfère un redémarrage par étape que brûler les étapes et risquer l'interruption". Cette pandémie, qui a provoqué à la fois un choc d'offre et un choc de demande, risque d'assombrir les perspectives économiques pour de nombreux dirigeants.

60% des entreprises anticipent des difficultés financières avant la fin de l'année

Les dirigeants sont globalement pessimistes. Selon une vaste enquête menée par le cabinet Xerfi, 60% des chefs d'entreprise interrogés prévoient des tensions sur leur trésorerie avant la fin de l'année. Des disparités peuvent apparaître en fonction des secteurs, des mesures de fermeture administrative annoncées par le gouvernement, des conditions de déconfinement et des réponses apportées pour faire face à la crise. Ainsi, dans le commerce, les transports, l'hébergement-restauration, 48,8% des répondants anticipent des tensions sur leur trésorerie d'ici à la fin de l'année. Ils sont 47,9% dans l'information-communication, les services financiers et immobiliers. Viennent ensuite les services aux ménages (46,7%), les services aux entreprises (43%), et enfin, l'industrie construction (42,4%).

Une reprise très lente pour les chefs d'entreprise

La reprise s'annonce lente et périlleuse. Les statisticiens du cabinet Xerfi montrent que le retour aux pleines capacités de production ne devrait pas se faire avant le mois de juillet 2021. En effet, les opinions sont assez partagées sur le rythme de la reprise, mais elles sont globalement pessimistes. Cité par 82% des répondants, le premier facteur qui risque de freiner le rebond est le manque ou l'absence de demande de clients.

Viennent ensuite l'absence de ressources financières de l'entreprise et de ressources humaines. Dans...

Réagir

Votre email ne sera pas affiché publiquement
Tous les champs sont obligatoires

Commentaires
a écrit le 16/05/2020 à 16:44 :
L'inquiétude des Français n'est pas la cause du frein à la consommation. La cause a été la fermeture de pratiquement tous les magasins: vêtements, restaurants, bars, salles de spectacles, musées, etc....
Cordialement
a écrit le 16/05/2020 à 15:36 :
Il faut arrêter avec la politique de la peur ; une peur qui n'est pas justifiée . On a enfin dans les médias des gens qui expliquent que la plupart des obligations qu'on nous a demandé de respecter sont totalement inutiles voir nuisibles. Laisser les gens vivre arrêtez de les emprisonner. respectez la devise de la république le premier mot est liberté pensez y.
Réponse de le 16/05/2020 à 16:35 :
@lecteur a écrit le 16/05/2020 à 15:36
Le confinement a été appliqué dans pratiquement tous les pays du monde et certains pays/régions l'appliquent encore donc tous les décideurs ont tout faux. je ne me fie pas trop à ce que racontant certaines personnes dans les médias. Que proposent--ils ?
Et vous, vous proposez-vous ?
Cordialement
a écrit le 16/05/2020 à 8:21 :
C’est une autre conséquence de la crise du Covid-19. Les garagistes qui devront multiplier les mesures sanitaires pour accueillir les clients en toute sécurité. Au programme, des temps d’attente plus élevés, des kits de protection, une désinfection totale du véhicule… Les professionnels, qui ont pu rester ouverts pendant le confinement, ont déjà eu le temps de se rôder au cours des dernières semaines. Les nouveaux éléments mis en place pour la sécurité des clients pourraient être amenés à se matérialiser sur la facture à travers une hausse des prix, explique Les Echos. Des premières augmentations ont déjà été repérées dans certains garages.
a écrit le 16/05/2020 à 8:17 :
La réforme devait “améliorer leur couverture santé” selon les mots du gouvernement, mais elle leur a aussi apporté quelques difficultés financières. Depuis le 1er janvier 2020, la Sécurité sociale des indépendants (SSI), créée au 1er janvier 2018, a intégré le régime général. Désormais, les indépendants doivent donc s’adresser à leurs caisse d’Assurance maladie pour les questions de santé. Une simplification qui a également eu des effets collatéraux à en croire l’Institut de la protection sociale (IPS), une entreprise fine connaisseuse des questions de protection sociale pour les professionnels. En effet, les indépendants ne sont ainsi plus systématiquement pris en charge pour leurs accidents du travail. “Jusque-là, ils étaient pourtant remboursés sans difficulté de leurs frais de santé, qu’ils soient professionnels ou domestiques”, explique à Capital Bruno Chrétien, président de l’IPS.
Ce dernier prend ainsi l’exemple d’une infirmière libérale ayant subit un accident de la circulation alors qu’elle se rendait chez un malade, ou d’un boulanger accidenté alors qu’il se rend livrer du pain dans un Ehpad. Jusque-là indemnisés, certains n’ont désormais plus le droit à rien. Des situations “incompréhensibles pour nos concitoyens”, juge l’IPS.
a écrit le 16/05/2020 à 8:13 :
mais quand le ministre de la santé vas exécuté son job
régulièrement a ce jour le département de l'aube n'a que 3 personnes en réanimation
et pas de remise a jour de cette carte ce qui est moins que certain département en verts
et avec des lits en plus
si ce monsieur décide de son bon vouloir nous présenté une mise a jour en 2022 pour la présidentiel alors la France sera ruiné
a écrit le 15/05/2020 à 14:53 :
Cela va faire mal d'autant que les gens maintenant se méfient et déjà que les gestes barrières ralentissent tout on peut même estimer que les 40% d'entreprise qui ne se voient pas avec des problèmes de trésorerie cette année en connaîtront forcément l'année prochaine, sauf exceptions bien entendu.

Merci pour votre commentaire. Il sera visible prochainement sous réserve de validation.

 a le à :