Ascenseur social en France : l'OCDE sonne l'alarme

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Une mobilité sociale limitée peut limiter les bases de la croissance économique explique l'OCDE.
"Une mobilité sociale limitée peut limiter les bases de la croissance économique" explique l'OCDE. (Crédits : Reuters/John Schults)
Il faut six générations pour que les enfants nés dans une famille au bas de l'échelle sociale atteignent le revenu moyen selon l'OCDE. Cette très faible mobilité entre les générations a un impact économique considérable selon l'institution internationale.

L'ascenseur social en France connaît quelques ratés. Selon un rapport de l'organisation de coopération et de développement économique (OCDE) publié ce vendredi, les personnes qui se situent en bas de l'échelle des revenus ont peu de chances de gravir les échelons.

A l'inverse, celles qui se trouvent au sommet y restent. Pour l'ensemble des pays développés, "nos résultats présentent des conclusions inquiétantes surtout pour le bas de l'échelle [...] Les inégalités de revenus, d'opportunités sont liées à la montée des populismes et du protectionnisme" a expliqué Gabriela Ramos, directrice de cabinet à l'OCDE et sherpa de l'organisation auprès du G20. A l'heure où Emmanuel Macron explique que "les aides sociales coûtent un pognon de dingue", cette publication devrait alimenter les débats sur le rôle de ces dispositifs et la réduction des inégalités dans un pays qui prône l'égalité des chances et la méritocratie depuis des décennies.

> Lire aussi : Les aides sociales coûtent "un pognon de dingue" ? Ce qu'a vraiment dit Macron

Six générations pour atteindre le revenu moyen

Le principal enseignement pour la France est que la mobilité intergénérationnelle est clairement en panne. D'après les résultats diffusés par l'institution internationale, il faut six générations pour que les descendants de familles modestes atteignent le revenu moyen.

Pour parvenir à ce type de conclusion, les économistes ont comparé le statut des personnes avec celui de leur parents en termes de revenus, de profession, de santé ou d'éducation. A titre d'exemple, 35% des hommes dont le père a de faibles revenus d'activités ont eux mêmes de faibles revenus (la moyenne de l'OCDE se situe à 31%). Seulement 15% d'entre eux réussissent à atteindre le groupe des revenus d'activité les plus élevés. A l'inverse, 40% des personnes dont le père a des hauts revenus ont eux même des revenus élevés.

Du côté des catégories socioprofessionnelles, les résultats soulignent un véritable blocage également.

"Les enfants de cadres sont deux fois plus susceptibles de devenir cadres eux-mêmes que les enfants de travailleurs manuels".

Enfin, la reproduction sociale est également à l'oeuvre dans le système éducatif.

"Plus de deux tiers (68%) des enfants dont les parents sont diplômés du supérieur obtiennent un diplôme de l'enseignement supérieur en France".

A l'inverse, seulement 17% des enfants issus de familles n'ayant pas fait d'études supérieures, accèdent à l'université.

Un système éducatif en cause

Pour tenter d'expliquer cette faible mobilité entre les générations, les experts pointent notamment les lacunes de l'enseignement.

"Le système éducatif français joue certainement un rôle pour expliquer le manque de mobilité sociale en bas de l'échelle. La mobilité en matière d'éducation est loin de celle observée dans les pays les plus performants (Corée, Canada, Japon) et demeure inférieure à la moyenne de l'OCDE."

L'OCDE est loin d'être le seul organisme à mettre en évidence les défaillances de l'école pour favoriser la mobilité des personnes. Dans la revue Economie et statistique publiée mercredi 13 juin, plusieurs chercheurs soulignent également les conséquences des mauvaises performances éducatives sur la mobilité sociale de la France au regard des autres pays développés.

"La mobilité sociale d'un système scolaire est étroitement liée à l'inégalité scolaire entre élèves et entre écoles. Les pays comme la Belgique ou la France avec une forte inégalité scolaire sont aussi caractérisés par une faible mobilité sociale à l'école."

Selon Gabriela Ramos, "les pays qui ont le plus investi en matière d'éducation ont permis plus de mobilité sociale" mais les orientations budgétaires sont primordiales pour assurer un système plus efficient. Outre le système éducatif, d'autres paramètres sont pris en compte par l'organisme international.

"Malgré l'accès généralisé à l'éducation de la petite enfance et la gratuité du système d'éducation, les chances de réussite professionnelle des jeunes dépendent fortement du quartier dans lequel ils grandissent et du niveau de capital humain et social de leurs parents."

Une mobilité sociale limitée au cours de la vie

Outre la mobilité entre les générations, l'OCDE a également étudié la mobilité intra générationnelle, qui s'intéresse à l'évolution des revenus d'une personne au cours de sa vie. Et leur conclusion est préoccupante. Au niveau des revenus, l'immobilité est particulièrement visible lorsque les auteurs s'intéressent aux catégories de population. Les personnes du quintile inférieur de revenu (les 20% des personnes ayant les revenus les plus faibles) ont peu de chance de s'élever en termes de revenus. Selon les résultats de l'OCDE, 64% des personnes de ce groupe restent bloqués en bas de l'échelle. Cette situation aurait même empiré depuis les années 1990. Au sommet, l'immobilité est encore plus marquée. 67% des personnes faisant partie des revenus les plus élevés y restent sur une période de quatre ans.

Le chômage de longue durée pèse sur la mobilité

La faible mobilité des revenus au cours d'une vie est étroitement liée au chômage de longue durée selon les économistes. En France, ce phénomène concerne un nombre toujours plus important de personnes. Selon les dernières données de Pôle emploi, ils étaient 2,56 millions comptabilisés en chômeurs de longue durée (durée supérieure à un an) sur un total de 5,6 millions d'inscrits toutes catégories confondues.

 > Lire aussi : Retour à l'emploi : le calvaire des chômeurs de longue durée

Les contrats courts peuvent également freiner la mobilité des revenus. "Les personnes sans emploi qui acceptent un emploi sont également moins susceptibles de gravir l'échelle des revenus, notamment parce qu'un certain nombre d'entre elles se retrouvent dans des contrats de courte durée." Et le phénomène ne risque pas de s'améliorer. Selon de récents chiffres du ministère du Travail, les recrutements en contrat à durée déterminée (CDD) représentaient 87 % des intentions d'embauche fin 2015, en hausse de 12 points depuis le début des années 2000.

Par contre, les experts de l'organisation soulignent que la France réussit à mieux amortir les événements tels que l'arrivée d'un enfant ou un divorce. "Le taux élevé de participation des femmes au marché du travail et leur inscription dans les structures d'accueil institutionnalisées jouent un rôle majeur dans l'atténuation de ces effets."

Réduire les écarts scolaires

Pour parvenir à améliorer la mobilité sociale, Gabriela Ramos recommande "de mettre la priorité sur ceux qui sont les plus faibles.

"Ces efforts doivent passer par une réduction "des écarts scolaires entre les enfants issus des milieux socio-économiques différents en apportant un soutien sur mesure aux écoles accueillant des enfants issu des milieux défavorisés ; poursuivre les efforts pour réduire le taux de décrochage scolaire au collège et au lycée".

L'OCDE préconise également de s'attaquer au chômage de longue durée et aux inégalités territoriales. Sur tous ces sujets, l'actuel gouvernement risque d'avoir de sérieuses difficultés pour trouver des solutions rapides.

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a écrit le 18/06/2018 à 9:26 :
La mécanique républicaine est grippée par des individus qui ont profité de l’ascenseur méritocratique et qui l'ont figé à leurs fins. Les grands corps et institutions aux services de la Nation se sont dévoyés ces dernières décennies pour se transformer en castes (voire sectes) réunies dans les conseils d'administration et instances dirigeantes. Depuis 50 ans, tout est figé, même le CAC40 !

Ces esprits puissants (et non brillants, regarder l'état de notre industrie...) ont optimisé salaires, primes, acquis, statuts spéciaux, pompage des budgets et du patrimoine de l'Etat et la soft-corruption des réseaux, dans une omerta rendue possible par le contrôle des médias.

Or la France est souvent incapable de muter sans violence. Une bombe à retardement... Ils savent, nous savons !
a écrit le 18/06/2018 à 9:23 :
La mécanique républicaine est grippée par des individus qui ont profité de l’ascenseur méritocratique et qui l'on grippait à leurs fins. Les grands corps et institutions aux services de la Nation se sont dévoyés ces dernières décennies pour se transformer en castes (voire sectes) réunies dans les conseils d'administration et instances dirigeantes. Depuis 50 ans, tout est figé, même le CAC40 !

Ces esprits puissants (et non brillants, regarder l'état de notre industrie...) ont optimisé salaires, primes, acquis, statuts spéciaux, pompage des budgets et du patrimoine de l'Etat et la soft-corruption des réseaux, dans une omerta rendue possible par le contrôle des médias.

Or la France est souvent incapable de muter sans violence. Une bombe à retardement... Ils savent, nous savons !
a écrit le 18/06/2018 à 5:51 :
ce «  principe » d’ascenseur social :
n’est pas la responsabilité du gvt Macron mais d’un système mis en place bien avant.

Normal ou pas , je l’ignore, mais chacun à sa place dans une société , comme c’était dans l’antiquité ou après dans le Moyen Age

Pourquoi devrions nous être tout le temps en compétition de «  place social » ?
Pourquoi faire finalement ?
...car en brisant ainsi la sphère imposée par un certain système , nous pourrions vivre mieux non et sortir du «  rôle de victime d’office » ?
a écrit le 17/06/2018 à 18:04 :
Grâce à la loi Pacte, la loi blabla et la loi reblabla, la croissance va très rapidement exploser et bientôt les sans dents monteront tous dans l'ascenseur pour lui rendre grâce.
Réponse de le 18/06/2018 à 9:14 :
le marché des entreprises d’ascenseurs en France ont été entièrement rachetés par les investisseurs d’entreprises Américaines, très gros groupe mondiaux .
( c’est vrai , vous pouvez vérifier)
a écrit le 16/06/2018 à 21:12 :
Un excellent livre "la mafia polytechnicienne", publié dans les années 70, écrit par un polytechnicien dénonce l'enfumage de cette pseudo méritocratie républicaine vendue au peuple et je parle de l'X, pas de l'IEP Paris et autres écoles de prestige , où à mon humble avis, c'est bien pire. L'auteur vous démontre par A+B que les CPGE sont, en fait un mécanisme de reproduction des élites bourgeoises où les critères qui prévalent au sésame du concours sont : le nombre d'ascendants X, le nombre de parents prof (de prépa si possible ...) , la prépa d'origine ... parisienne bien sûr (il y en a trois toute en internat , ne vous trompez pas ..) et enfin le plus stupéfiant au demeurant, entre le 200ème et le 300ème admis, vous y apprendrez que les heureux bicorniaux se tiennent dans un demi point , autant vous dire que le sujet de aléatoire de l'oral décidera de votre sort quand ce ne sera pas simplement votre tête qui ne revient pas à l'examinateur ) ... .
Bizarrement, ce livre n'est plus réédité, on se demande vraiment pourquoi ....????
Plus sérieusement, pour permettre une vrai mobilité sociale, il aurait déja fallu limiter ces rentes dans le temps en commençant déja par supprimer les grands corps d'états ... et en favorisant par exemple, le développement de formations diplômantes en mesure de concurrencer les happy few du premier cercle..., faute de quoi, la France est condamnée à la sclérose jusqu'à l'implosion du système, qui ne manquera pas d'arriver avec la perte de pouvoir d'achat que subiront les citoyens français ...
Réponse de le 20/06/2018 à 2:35 :
C'était sous Pompidou ou Giscard que votre livre a été écrit?
a écrit le 16/06/2018 à 20:34 :
encore un «  sujet controversé»
pour attirer l’attention ailleurs.
a écrit le 16/06/2018 à 13:38 :
Guerre !!!!

Arretez de vous battre pour un smic, battez vous contre les bourgeois pour la france !
Aux armes !!!!!

la guerre !!! le gout du sang !!!
a écrit le 16/06/2018 à 11:58 :
Six générations...120 ans. Qu'est-ce que c'est que cette étude? Avec évidemment toujours les mêmes conclusions à la fin: il faut réformer ceci et moderniser cela.
a écrit le 16/06/2018 à 11:00 :
le résultat de la politique que pour les riches est affiché ! de quoi s alarmer.! droit dans le mur
Réponse de le 16/06/2018 à 17:57 :
Perso je trouve que macron a tout a fait raison il y a un million d emplois non pourvu en france parce que soi disant sales penibles ou trop qualifies perso je suis pour la suppression du rsa un salarie moyen doit travailler 10 jours pour gagner le montant du rsa et supporter un patron et cerise sur le gateau payer les rmistes permanents du rsa activite qui en plus travaillent au noir a cote enfin n oublions pas que au rsa on a l apl maximum a cmu le navigo gratos .en ce sens la mesure de macron de plafonner lea allocs en dessous du smic est parfaite .dans la vie si on veut de l argent on travaille sinon rien .
Réponse de le 16/06/2018 à 18:03 :
Perso je trouve que macron a tout a fait raison il y a un million d emplois non pourvu en france par an parce que soi disant sales penibles ou trop qualifies .j ai des collegues qui ont 2 ou 3 boulots de front quand t entendsdesgens te dire qu il n y a pasboulot on rigole tous.per so je suis pour la suppression du rsa un salarie moyen doit travailler 10 jours pour gagner le montant du rsa et supporter un patron et cerise sur le gateau payer les rmistes permanents du rsa activite avec ses impots et ses charges salariales de plus la majorite des gens qui sont au rsa activite travaillent au noir a cote enfin n oublions pas que au rsa on a l apl maximum a cmu le navigo gratos .en ce sens la mesure de macron de plafonner les allocs en dessous du smic est parfaite .dans la vie si on veut de l argent on travaille sinon rien .
a écrit le 15/06/2018 à 17:23 :
Quand on voit les fils de comédien ou chanteur son dans le spectacle les fils de médecin dans le médical fils de ministre dans les hautes Administration il ne reste pas beaucoup de place pour les autres
Réponse de le 16/06/2018 à 10:55 :
y'a aussi les fils d'officiers supérieurs qui se multiplient pareil.
y'en a un dans l'armée, qui est général de père en fils depuis au moins la guerre de 1870 où je les ais rapprochés, sachant qu'aucun n'a été reconnu par l'histoire comme brillant, pourquoi ? Népotisme, copie sociale,... Pareil pour les De Gaulle, c'est bon il y'en a eu un qui a libéré la France, maintenant pendant 1000 ans ont va avoir tous les descendants au grade de général, d'amiraux, avec l'EM qui vous expliquera, qu'au vu de l'histoire de la famille, c'est un peu dur et non honorable qu'un de ceux-ci soit refusés ou ne soient que caporal...
Réponse de le 17/06/2018 à 18:12 :
La promotion sociale via le canapé fonctionne très bien: "elle a un très haut / beau potentiel".

La carrière est assurée.
a écrit le 15/06/2018 à 16:47 :
L'Education Nationale est le premier budget de la Nation !
Ecole gratuite et obligatoire, même programme scolaire. Discrimination positive, boursier privilégié dans Parcoursup devant des non boursiers aux meilleurs résultats !
Que peut on faire de plus ?

Issu de l'immigration, grand parents de condition très modeste (paysans dans leur pays) accueillis en France, apatride, sans aucune aide sociale car n'existant pas , pas d'association caritative pouvant leur venir en aide, ne sachant ni lire ni écrire la langue du pays d'accueil, méprisés par les Français de souche, ils ont toujours été reconnaissant envers la France et ont toujours prônés les valeurs du travail, de l'école et du respect.
Résultats petits enfants tous cadre au bout de la deuxième génération!
Cherchez l'erreur !
Il est vrai que ce n'était pas une émigration économique et qu'ils étaient chrétiens orthodoxes.
Réponse de le 15/06/2018 à 23:07 :
l'école n'a rien à voir car les études sont de plus en plus nulles. En revanche les parents ont un rôle à jouer en favorisant l'entrepeuneuriat seul moyen de monter dans les revenus
Réponse de le 17/06/2018 à 19:48 :
Tous cadre, carrément ?
Commentaire émotionnel.
Circulez il n’y a rien à voir.
a écrit le 15/06/2018 à 16:25 :
Une génération c' est 25 à 30 ans (maintenant), 6 génération = 150 ans.
Selon cette logique , seul les fils de fils de fils (ou de fille) etc (6 fois) de leur arrière arrière (6 fois) grand parents né il y a 150 ans aurait en moyenne échappé à leur milieu sociale d' origine, pour les autres il faudra attendre..
Même pour les émigrés des années 60 70, on n 'est pas à plus de 2 à 3 générations.
Les grands parents de ma femme réfugiés d Espagne en 36 ont travaillé dans les chantiers, leurs enfants dans les usines, dans les métiers les plus durs et les petits enfants sont devenus ingénieur et infirmière.
Il n' y pas eu d' aide pour eux, seulement du travail à faire. A méditer.
Les réfugies boat people qui sont venus en France et que je connais ont tous remarquablement réussi en une seule génération (médecin, chercheur...)
Réponse de le 15/06/2018 à 17:46 :
"Les réfugies boat people qui sont venus en France et que je connais ont tous remarquablement réussi en une seule génération (médecin, chercheur...)"

Effectivement , nous avions aussi 3,3 % de la population au chômage en 1975 , 4,8 % en 1979, nous étions forcément plus accueillants, nous sortions des « trente glorieuses », mais nous ne le savions pas encore..Les boat people asiatiques étaient des réfugiés politiques, ils fuyaient les communistes au Vietnam ,d'ailleurs beaucoup de boites américaines basés en France comme IBM ont pris pas mal de ces personnes rien que pour leur anti-communisme.Pas sur qu'aujourd'hui ,ils seraient acceptés avec le même enthousiasme qu'à l'époque même avec des diplômes.
Réponse de le 15/06/2018 à 23:09 :
ingenieur ou infirmière , c'est ça la réussite pour vous ???????????????????
a écrit le 15/06/2018 à 14:35 :
"Les enfants de cadres sont deux fois plus susceptibles de devenir cadres eux-mêmes que les enfants de travailleurs manuels".

Cette phrase ,on peut déja la retrouver dans des rapports des années 80,c'est pas une nouveauté.
a écrit le 15/06/2018 à 14:13 :
J'ai dans mon entourage au moins 3 exemples de petits fils d'ouvriers peu qualifiés qui ont décroché un diplôme d'ingénieur (dont un de l'ENSAM), et la petite fille d'un mineur de charbon devenue prof certifiée en arts plastiques (les places au CAPES sont rares donc chères). Leur point commun c'est que leurs parents ont mis un point d'honneur, malgré des moyens financiers et culturels limités, de s'en occuper de façon très rapprochée et de ne pas les laisser livrés à eux mêmes. Ce n'est pas tant une question d'ascenseur social que d'inégalité entre la façon dont les parents encadrent leur progéniture.
Réponse de le 15/06/2018 à 16:41 :
Bien sur il y a des exceptions

Ici l'étude mais en avant que la France performe mal. Se qui ne veut pas dire qu'être défavorisé va vous empecher de grimper socialement.

Mais c est plus dur que dans d'autres pays comme le Canada par ex, á cause d un systeme éducatif qui n est pas a la hauteur

Pour moi on commence à peine à voir emerger les conséquences. A plus long terme les écarts avec les pays de tête vont être tres tres flagrants. Ceci a cause d une politique irresponsable et médiocre mené pendant plus de 40ans
Réponse de le 15/06/2018 à 17:02 :
@dini : je pense au contraire que l'ascenseur social peut très bien fonctionner en France à condition que les familles fassent leur part du boulot éducatif ( qui consiste surtout à prévenir les dérives : glandouille, délinquance, absentéisme scolaire, cannabis, travail scolaire non fait).
a écrit le 15/06/2018 à 12:38 :
Vaste sujet: un enfant né de parents qui ont fait de bonnes études a plus de chance d'être un peu plus malin, avoir un meilleur accès à la culture et au savoir, un rappel lorsque les choses sérieuses commencent (être guidé dans son parcours et rattrapé lorsque cela dérape), une assurance pour lancer des projets (tu te plantes, les parents sont là). Il est évidemment réducteur de ramener tout cela au revenu des ménages...
a écrit le 15/06/2018 à 12:25 :
ce sont des études du même acabit que celles de l'OCDE sur l'éducation/les compétences ? les données concrètes contredisent en effet l'appréciation de l'OCDE sur les compétences françaises (censées être mauvaises) :
France au top sur la santé/le système de santé ( http://www.commonwealthfund.org/publications/in-the-literature/2018/mar/health-care-spending-united-states-other-high-income-countries ; http://www.commonwealthfund.org/publications/press-releases/2011/sep/us-ranks-last-on-preventable-deaths).
très bonne R&D publique (4 organismes dans le top 15 du classement Reuters des Instituts de Recherche les plus innovants, dont le CEA en 2e position).
bons résultats en R&D/Innovation en général (Clarivate Top 100 Global Innovators, Deloitte Tech Fast 500 EMEA, PWC Cities of Opportunity, Robocup Soccer, etc...).
la France a un meilleur ratio brevets obtenus/demandes de brevets que USA, Allemagne, Suède, Suisse, Finlande, Danemark, Corée Sud, UK ou Chine (d'après les World Intellectual Property Indicators, OMPI).
le nombre d'entreprises des secteurs "high tech" a quasiment doublé entre 2009 et 2014, meilleure performance des pays développés de l'UE avec Pays-Bas (Eurostat).
très bonnes formations à la programmation (CodinGame). les ingénieurs français d'IBM ont été les plus efficaces dans le développement d'applications dans le cadre d'une compétition interne à l'entreprise (L'Expansion, 09/2012).
les Français ont été classés 3e aux Euroskills 2016 et 7e des Worldskills 2017. les diplômés de l'enseignement supérieur français sont les mieux payés en Europe avec les Suisses (Emolument, 08/2016). 3 Français dans le top 10 des patrons les plus performants (Harvard Business Review, 2016 & 2017). 3 Français dans les 10 dirigeants d'entreprise les mieux payés au Japon (Bloomberg, 07/2016).
la France remplace des jobs moyennement qualifiés par des jobs plus qualifiés alors que le UK remplace par des jobs peu qualifiés ("UK economy shows shift to low-skilled jobs", Financial Times, 01/2015). la France a créé beaucoup d'emplois qualifiés/très qualifiés sur les 30 dernières années (DARES/Ministère du Travail, 04/2015 et 01/2017).
etc...

Mohed Altrad désigné entrepreneur mondial de l'année 2015 par EY. c'est pas de la mobilité sociale, ça ?
Réponse de le 17/06/2018 à 5:52 :
les diplômés de l'enseignement supérieur français sont les mieux payés en Europe avec les Suisses -->
Il suffit de sortir de notre beau pays pour se rendre compte que c'est simplement faux et que le reste à vivre nous place dans le ventre mou de l'Europe ...
Réponse de le 17/06/2018 à 5:55 :
L'ascenceur social marche tellement bien que science po s'est cru obliger de biaiser le recrutement pour avoir un peu de couleurs dans ses rangs ... ce qui au passage se fait au détriment de la classe moyenne puisque les enfants de grand bourgeois ont, de toute manière leur place assurée dans cet établissement....
a écrit le 15/06/2018 à 12:18 :
L'ascenceur social francais est un mythe. Il n'a jamais fonctionne, sauf pour quelques uns a des epoques tres reculees, a savoir les annees 60.
Depuis la maintenance n'est plus assuree, il faut monter les etages a pied.
a écrit le 15/06/2018 à 11:53 :
Les écarts scolaires sont très souvent plus la faute des parents que du"système".
Réponse de le 15/06/2018 à 13:00 :
Faites attention de ne pas vous griller le neurone quand même hein...
a écrit le 15/06/2018 à 11:51 :
Ben logique des gens qui ne consomment pas ou peu qui monopolisent toujours plus l'argent échappant en plus à la redistribution fiscale via les paradis fiscaux d'un côté et de l'autre des gens obligés de travailler toujours plus pour gagner toujours moins au sein d'un chômage de masse mais qui consomment et qui du coup ne peuvent que consommer de moins en moins d'autant que eux sont obligés de payer leurs impôts.

El notre mac serviteur unique des riches ne fait qu'amplifier ce phénomène depuis un an
Réponse de le 15/06/2018 à 16:14 :
grosse fatigue.
Réponse de le 16/06/2018 à 10:58 :
Et bien reposez vous mon ami, d'un côté depuis le temps que vous venez prêcher le néolibéralisme vous devez être épuisé c'est un fait mon pauvre vieux... -_-

Arrêtez tout simplement non ?
a écrit le 15/06/2018 à 11:08 :
Faute d'ascenseur les gens sont obligés d'escalader les balcons.

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