Les aides sociales coûtent "un pognon de dingue" ? Ce qu'a vraiment dit Macron

Macron, Aides sociales, pognon
Elysée

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Elysée
Emmanuel Macron estime dans une vidéo d'une réunion de travail diffusée mercredi que les aides sociales coûtent "trop de pognon", des propos susceptibles de lui valoir de nouvelles critiques sur le thème du "président des riches". Et c'est l'interprétation qui semble dominer dans les médias et sur les réseaux sociaux. Sauf que.
Sauf qu'il ajoute aussitôt, et la deuxième partie de l'argumentation est cardinale : c'est "trop de pognon" parce que ces aides échouent à sortir "les gens de la pauvreté". On comprend alors que ce n'est donc pas trop d'argent qui est mis dans les aides sociales et que le président veut simplement dire - très explicitement, il suffit de réécouter la vidéo, ci-dessous - que l'Etat dépense trop d'argent sans résultat. Si mépris du peuple il y avait chez Macron, cette dernière saillie du chef de l'Etat ne serait donc pas le bon exemple.
Il aurait pu utiliser d'autres formules du même acabit : "Ça ne sert à rien de casquer en pure perte", et l'on note que Jupiter évite le registre mythologique alors qu'il y avait toute prête cette formule : "Les aides sociales, c'est le tonneau des Danaïdes".
Cet enregistrement (à réécouter ci-dessous) a été diffusé par sa conseillère en communication Sibeth Ndiaye sur Twitter dans la nuit, quelques heures avant un discours "stratégique" du chef de l'Etat devant le 42e congrès de la Mutualité française, à Montpellier, censé "redonner de la cohérence à l'approche sociale" de l'exécutif.
Et il semble clair qu'un des objectifs au moins de cette mise en scène est atteint : celui de capter l'intérêt des médias et donc de mobiliser un maximum d'attention dans le pays avant ce discours qualifié de "stratégique". Rien de pire que l'indifférence.
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Le chef de l'Etat devait notamment confirmer à Montpellier sa promesse de prise en charge à 100% des lunettes, prothèses dentaires et auditives en 2022.
La réforme du système social, jugé "inefficace" par Emmanuel Macron et son Premier ministre, Edouard Philippe, suscite des inquiétudes dans l'opposition et des réserves dans les rangs de la majorité présidentielle. Des craintes que l'enregistrement diffusé mercredi risque d'alimenter.
Interrogé par RTL, le ministre de l'Economie et des Finances, Bruno Le Maire, a pour sa part pris la défense du chef de l'Etat, à qui il a donné raison.
Il ajoutait :
Il a rejeté l'idée que les propos enregistrés du chef de l'Etat puissent être considérés comme une provocation.
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Le ministre de l'Economie et des Finances n'en a pas moins redit que le gouvernement entendait passer au crible toutes les dépenses publiques, y compris les dépenses sociales et les aides aux entreprises, pour faire des économies.
Quant à lui, s'exprimant via Twitter, le premier secrétaire du Parti socialiste, Olivier Faure, préfère donc choisir la première interprétation :
(Avec Reuters)