Brexit, réforme de la PAC, baisse des aides... le copieux menu du congrès de la FNSEA

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Christiane Lambert, présidente de la FNSEA, sur son exploitation agricole, en avril 2017.
Christiane Lambert, présidente de la FNSEA, sur son exploitation agricole, en avril 2017. (Crédits : Reuters)
Christiane Lambert lance la réflexion sur l'avenir et le rôle structurant du syndicat qu'elle préside et à ce qui le distingue des autres corps intermédiaires. Elle rappelle que les agriculteurs français attendent beaucoup de la réforme de la politique agricole commune (PAC) et s'inquiète des rumeurs de baisses de budget. Le Brexit sera aussi de la partie avec une table ronde franco-britannique à laquelle devrait participer notamment Michel Barnier.

Le congrès de la FNSEA s'ouvre mardi après-midi à Nancy, une occasion pour le syndicat arrivé récemment majoritaire aux élections des chambres d'agriculture de s'interroger sur la place des corps intermédiaires, dans une France en pleine crise des "Gilets jaunes".

"Le syndicalisme agricole joue un rôle structurant en France, il canalise les aspirations des agriculteurs, ce qui n'est pas le cas d'autres corps intermédiaires", a expliqué la présidente du syndicat Christiane Lambert lors d'une conférence de presse de présentation à Paris.

Mais, si la FNSEA est arrivée en tête des élections aux chambres d'agriculture avec les Jeunes Agriculteurs (JA), avec 55,44% des votes, elle s'interroge toutefois sur son avenir. "On ne s'endort pas sur nos lauriers", assure Mme Lambert.

"Nous avons souhaité poser les jalons d'une réflexion sur les moyens de faire évoluer notre syndicat", a expliqué quant à lui le secrétaire général de la FNSEA, Jérôme Despey.

Une table ronde sur la place et le rôle des corps intermédiaires réunira donc mercredi Michel Chassang, président de la commission temporaire "fractures et transition: réconcilier la France" du CESE, François Asselin, président de la CPME, Jérôme Fourquet de l'institut de sondages IFOP et Pierre-Henri Tavoillot, maître de conférences en philosophie à l'Université Paris Sorbonne-Paris IV, et auteur du livre "Comment gouverner un peuple-roi ? Traité nouveau d'art politique".

Une table ronde franco-britannique avec Michel Barnier

Jeudi, le syndicat organise une table ronde sur l'Europe, avec notamment Minette Batters, présidente du National Farmers Union (NFU), syndicat agricole britannique, et l'économiste Nicolas Bouzou. Michel Barnier, négociateur en chef de l'Union européenne pour le Brexit avec le Royaume-Uni, qui devait participer à cette table ronde interviendra finalement mercredi soir.

Dans un contexte de "crise de la représentation, de crise de sens, aborder les élections européennes est un sacré challenge", indique Mme Lambert, qui rappelle que les agriculteurs français attendent beaucoup de la réforme de la politique agricole commune (PAC) initialement prévue pour 2020.

"Baisses de budget conséquentes"

Mais, pour cette réforme, "il est aujourd'hui question de 2023", et "il y a des annonces de baisses de budget conséquentes: on parle de moins 8% à 9% pour les aides que percevront nos agriculteurs", assure Mme Lambert mardi dans une interview à "L'Est républicain".

Le congrès sera clos jeudi par le discours du ministre de l'Agriculture, Didier Guillaume.

Le congrès se tient à huis clos mardi après-midi et mercredi matin. La session publique débutera mercredi après-midi.

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Commentaires
a écrit le 27/03/2019 à 8:41 :
"il canalise les aspirations des agriculteurs,"

Entièrement d'accord. Mais se rend elle compte de ce qu’elle dit là ? Que les agriculteurs sont téléguidés, tout simplement. Vous ne pensez pas que cela suffit maintenant cette dictature de l'agro-industrie ? Deux suicides par jour ça ne vous suffit pas ?

Que les agriculteurs achètent moins de produits à l'agro-industrie, et que donc ils arrêtent d'obéir à la FNSEA, et ils se porteront mieux financièrement et physiquement.
a écrit le 26/03/2019 à 14:31 :
Ces "aides" ne sont que de l'argent français qui revient sur notre sol avec les couleurs bleu aux étoiles d'or sur décision de cet administration hors sol qu'est l'UE de Bruxelles! Aucune décision souveraine sinon d'être subventionné!

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