Avant les annonces de Macron, nouvelles manifestations des "gilets jaunes"

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Des milliers de protestataires manifestent samedi à Toulouse, proclamée capitale des gilets jaunes pour leur 22e samedi consécutif d'action, dans l'attente des annonces ces prochains jours du président Emmanuel Macron censées mettre un terme à une crise de près de cinq mois.
Des milliers de protestataires manifestent samedi à Toulouse, proclamée "capitale des gilets jaunes" pour leur 22e samedi consécutif d'action, dans l'attente des annonces ces prochains jours du président Emmanuel Macron censées mettre un terme à une crise de près de cinq mois. (Crédits : Charles Platiau)
Le 22e samedi de manifestations des "Gilets jaunes" fait figure de test avant les annonces d'Emmanuel Macron en réponse à ce mouvement parti en novembre d'une contestation des taxes sur le carburant et marqué par des dérapages violents.

A Toulouse, abcès de fixation de cette journée de mobilisation en province, des incidents ont opposé depuis la mi-journée des manifestants, auxquels se sont mêlés des militants extrémistes "black blocks", aux forces de l'ordre.

Lors du 21e samedi de manifestations, le 6 avril, la mobilisation a été la plus faible depuis le début du mouvement, avec 22.300 participants recensés en France par le ministère de l'Intérieur, dont 3.500 à Paris.

A Paris, où le préfet de police a de nouveau interdit tout rassemblement de personnes se revendiquant des "Gilets jaunes" sur l'avenue des Champs-Elysées et dans un périmètre incluant la présidence de la République et l'Assemblée nationale, deux manifestations et trois rassemblements ont été déclarés. Des manifestants ont commencé à converger en fin de matinée vers les points de départ des cortèges déclarés, dans le XVIIe arrondissement et le quartier de la place de la Nation (XIIe).

Rassemblements interdits

Comme à Paris, les rassemblements de "Gilets jaunes" ont été interdits dans les points sensibles de grandes villes de province, comme le centre-ville de Lille (Nord) ou la place du Capitole à Toulouse (Haute-Garonne). Les "Gilets jaunes" ont fait de Toulouse le point de ralliement principal de cette 22e journée en province, avec des appels, sur les réseaux sociaux et les murs de la ville, à "reprendre" la place du Capitole, où se trouve la mairie.

On pouvait ainsi lire cette semaine sur les murs de la rue d'Alsace-Lorraine : "16 mars, les riches perdent les Champs, 13 avril on prend le Capitole" - allusion au saccage des Champs-Elysées qui a marqué les manifestations du 16 mars.

Des appels à "une journée noire et de mobilisation nationale pour lutter contre Macron et son monde" ont été diffusés sur les réseaux sociaux. "Montrons-leur que tout ne fait que commencer", lisait-on notamment sur un de ces messages. La manifestation toulousaine a débuté vers midi au métro Jean-Jaurès, vers lequel des premiers manifestants avaient commencé à converger vers 10h00.

Tensions à Toulouse

Très vite, des manifestants, qui ont notamment mis le feu à une barraque de chantier et un deux-roues, se sont heurtés sur les Allées Jean-Jaurès aux forces de l'ordre, qui ont fait usage de grenades lacrymogènes et de désencerclement.

Plusieurs personnes ont été interpellées devant les caméras des équipes de télévision présentes. Deux figures du mouvement des "Gilets jaunes" étaient annoncées : Maxime Nicolle, alias "Fly Rider", effectivement aperçu au milieu des manifestants, et Priscillia Ludosky.

Le maire Les Républicains (LR) de Toulouse, Jean-Claude Moudenc, avait dit s'attendre à "une plus grande mobilisation" que le week-end dernier et s'était déclaré "assez inquiet", malgré des moyens supplémentaires obtenus par le préfet. En début d'après-midi, une correspondante de Reuters à Toulouse évaluait le nombre de manifestants entre 2.000 et 2.500.

Le chef de l'Etat doit tirer dans les prochains jours les conclusions du "grand débat national" lancé le 15 janvier pour répondre à ce mouvement aux revendications hétéroclites.

Des mesures puissantes et concrètes

Le Premier ministre, Edouard Philippe, a promis mardi à l'Assemblée nationale des "décisions puissantes et concrètes", notamment en matière de fiscalité, mais le mystère demeure sur les pistes qui seront finalement retenues par l'exécutif.

Sa marge de manoeuvre budgétaire est cependant réduite, après l'annonce début décembre de mesures en faveur du pouvoir d'achat chiffrées à dix milliards d'euros, et le scepticisme, pour ne pas dire la défiance, règne dans les rangs des "Gilets jaunes", qui ont largement boudé le "grand débat national". "S'ouvre pour le président de la République l'acte II de son quinquennat. Il n'aura pas de seconde chance", avertit dans Le Figaro le président LR du Sénat, Gérard Larcher.

Polémique sur la loi anti-casseurs

Ce 22e samedi de mobilisation est le premier lors duquel les préfets pourront s'appuyer sur la loi "anti-casseurs" promulguée le 10 avril mais privée par le Conseil constitutionnel d'une de ses principales dispositions.

L'article 3 censuré autorisait les préfets à interdire de manifestation toute personne "à l'égard de laquelle il existe des raisons sérieuses de penser que son comportement constitue une menace d'une particulière gravité pour l'ordre public". Demeure en revanche, notamment, le délit de dissimulation du visage "sans motif légitime" dans une manifestation, passible d'un an de prison et de 15.000 euros d'amende

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Commentaires
a écrit le 15/04/2019 à 17:55 :
Ce que l'on vous donne d'en haut, vous sera retiré dans haut, seul le R.I.C vous permettra de le garder!
a écrit le 15/04/2019 à 13:33 :
Tout ce que l'on vous donnera d'en haut, sera retirer d'en haut et seul le R.I.C. vous le gardera!
a écrit le 15/04/2019 à 13:20 :
Et après ce sera un vrai tsunami, d'autant que les salariés EDF inquiet du saucissonnage de leur groupe vont déclencher une grève générale
a écrit le 15/04/2019 à 12:05 :
Les gilets jaunes n'ont rien à cirer du grand débat et des annonces présidentielles, car leurs manifestations rituelles se situent en dehors de l'arc démocratique constitut de notre République. Ils repudient violemment le vivre ensemble de notre société. Ils constituent un abcès antidémocratique au coeur de la vie civile. Chaque société connaît ses éruptions pathologiques qu'il faut traiter comme telle.
a écrit le 15/04/2019 à 9:53 :
les flibustiers d en marche sont ils sur des chaises cassées ?
a écrit le 15/04/2019 à 9:32 :
On sait maintenant que la connerie a une couleur, il semble bien que le jaune soit adopté; A moins que ce soit la couleur de la démagogie, de l'ignorance et de l'inculture.
On peut ajouter être violent comme un jaune.
Réponse de le 15/04/2019 à 13:22 :
... et la haine de classe ... une odeur ... celle des socio-démocrates qui ne comprennent pas le malheur du peuple quand le Phare de l'Humanité éclaire la France
a écrit le 15/04/2019 à 8:41 :
Au lieu de perdre du temps dans les manifs ils pourraient prendre le temps de faire un potager cela leurs permettraient de manger
a écrit le 14/04/2019 à 15:27 :
France police dénombre 90 000 manifestants en France. Soit 3 fois plus que ce qu’annoncent la presse et le gouvernement.
On est très loin d’un mouvement qui s’effrite...
a écrit le 14/04/2019 à 15:23 :
« le scepticisme, pour ne pas dire la défiance, règne dans les rangs des "Gilets jaunes", qui ont largement boudé le "grand débat national". »

Les gilets jaunes auraient boudé le grand débat ?? C’est une blague ?!

À ce « débat », les sujets et les questions devaient obligatoirement aller dans le sens de Macron et de sa ligne gouvernementale. Chaque intervenant était trié sur le volet.
Ça n’était pas un débat, c’était un monologue à la gloire de Jupiter...
a écrit le 14/04/2019 à 14:56 :
Un an de prison et de 15.000 euros d'amende, super ! j'espère enfin qu'ils auront le courage de leurs intentions à défaut d'avoir eu le courage de leurs actes !
Ras le bol.
a écrit le 14/04/2019 à 13:39 :
On se demande quand même si on ne nous a pas collé Macron pour qu'on ai des manifestations parce que ce qui est étonnant surtout c'est qu'il n'y en ai pas plus de manifestations.

Les médias de masse domestiquent bien les citoyens quand même, toujours efficaces malgré tout.
a écrit le 14/04/2019 à 10:30 :
, 84% des Français pensent probable ou très probable une «grave crise sociale», et 80% d’entre eux envisagent également une «grave crise politique» dans les douze prochains mois.voila le bilant
a écrit le 14/04/2019 à 10:18 :
manuel Macron, "un Président mal-aimé" lisez le JDD c'est sur qu'un président qui méprise les vieux n'aime pas les gens ,les vieux c'est la base et le mémoire de notre société ils ont lutté pour avoir vos acquis qu'un petit jeune qui ne connait rien à la vie va détruire.. deja le vivre ensemble et le rassemblement il a échoué pourtant brigitte pourrait recadrer son gamin moi qui des arrières petits enfants les pépés c'est sacré
alors quoi qu'il dise c'est fini il n'est plus crédible
a écrit le 14/04/2019 à 9:31 :
On parle des "forces de l'ordre", c'est donc qu'Il y a du désordre; mais qui donc a semé le désordre? Notre Président qui a transformé notre REPUBLIQUE en ROI-PUBLIQUE; il est vrai que la Constitution de la Vième faisait la part belle à un Exécutif à la Napoléon III, face à des Parlementaires qui se croient toujours dans une cour de récréation. Remarquons que le général de Gaulle a SU partir. Pour revenir à nos "forces de l'ordre", on nous dit que l'armée n'est pas équipée ni formée au maintien de l'ordre; que font donc ces troupes que nous éparpillons aux quatre coins du monde sinon du maintien d'un ordre qui dépend d'accords que nous avons conclus et pas toujours avec le gouvernement légal. En France la gendarmerie EST force militaire et non de police et elle intervient dans la crise des Gilets Jaunes et d'autres manifestations sans que quiconque s'en émeuve. C'est, de longue date, passé dans nos mœurs mais n'est pas le signe d'une démocratie apaisée.
a écrit le 14/04/2019 à 9:15 :
Pendant ce temps :

Attention si vous êtes au RSA et que vous vous faites aider financièrement par votre famille ! Privilégiez le liquide au chèque ou au virement. En effet, le dernier bilan d’activités des délégués du Défenseur des droits en Alsace du lundi 8 avril alerte sur les situations "ubuesques" dans lesquelles des bénéficiaires du RSA se voient retirer leur allocation à cause de la surveillance de leurs comptes bancaires. Comme le rapporte 20 Minutes, depuis 2016, les comptes des bénéficiaires du RSA sont scrutés à la loupe par les départements.

En pratique, de nombreux parents versent à leurs enfants des petites sommes d’argent régulières pour les aider à s’en sortir financièrement. Des sommes que la CAF voit virées sur leurs comptes et qu’elle considère comme un revenu supplémentaire. "Cela peut avoir des conséquences assez redoutables comme la suppression du RSA", expliquent les délégués dans leur dernier rapport d’activité. Des situations parfois "ubuesques", comme le cas d’une quadragénaire qui avait prêté de l’argent et dont le remboursement de la somme sur son compte a été jugé comme un "trop-perçu" réclamé par la CAF.
a écrit le 14/04/2019 à 8:51 :
y a t il un pilote dans l'avion ,,,??????? mai 68 avait dure 1 mois et demi
a écrit le 13/04/2019 à 21:48 :
Pas de RIC sans Frexit...
Donc si nous voulons mettre en œuvre notre programme de libération, il va falloir prendre une option de retrait sur un nombre important de points.
- Sur L’article 168 et 169 du TFUE qui donne la priorité au profit sur la santé
- Sur les articles 32 et 33 qui organisent la libre circulation des capitaux, des marchandises et des services.

- Sur l’article 106 qui prévoit l’ouverture à la concurrence de tous les services publics

- Sur l’article 21 qui impose la diminution de la protection sociale et le démantèlement du droit du travail.

- Sur les articles 38 et 39 qui placent les agriculteurs dans une concurrence sans merci avec des pays à très bas couts de salaire, et les entraine dans une course éperdue à la productivité.
Autant dire que c’est une remise en question totale de la logique qui gouverne l’Union Européenne depuis le début, et dont une grande partie a déjà été transposé dans les droits nationaux.
Vive le Frexit à la triple sortie!
Réponse de le 15/04/2019 à 7:47 :
Ni RIC ni frexit.
a écrit le 13/04/2019 à 19:44 :
La Flambée de l'électr ( taxation à 40% doublée en 10 ans) au 1/07 k :
+6% va attiser les Braises des manifestations.
a écrit le 13/04/2019 à 18:30 :
Pour quelques milliers de manifestants, les chaînes d'information sont restées bloquées sur le sujet toute la journée et sans doute d'ailleurs tout le week end. Heureusement Mmes et Ms les journalistes que le ridicule ne tue plus.
a écrit le 13/04/2019 à 17:06 :
pourriez vous m'expliquer comment on peut controler5880 personnes alors qu'il n'y ai que 1300 manifestants à paris?à toulouse il y avait entre 4/5000manistants un ami y etait par contre les black blok n'ont pas été inquiétés il était ecoeurér
Réponse de le 13/04/2019 à 19:05 :
Hé bien... Comme il est possible d'exercer un pouvoir autoritaire avec... la légalité au lieu de la légitimité...
Emmanuel Macron s'était qualifié avec 24,01% des voix, ayant réuni sur son nom 8,7 millions de voix : très exactement 8.657.326.
... maintenant, la France peut compter entre 700 et 800 millions d'habitants (voire beaucoup plus) entre 20 et 50 ans (voire entre 25 et 30 ans) favorable au "régime" en place.
A suivre aux élections européennes.
a écrit le 13/04/2019 à 17:05 :
Abracadabra!! Mr Macron a les annonces magiques qui le légitimera a son poste!!
Son but: faire disparaître la couleur jaune qui le hérisse et le R.I.C. qui pourrai le priver des prochaines manifestation de rue!
Rien ne sera comme avant... et en même temps, rien ne changera; il a des "recommandations" de Bruxelles!
a écrit le 13/04/2019 à 17:00 :
Abracadabra!! Mr Macron a les annonces magiques qui le légitimera a son poste!!
Son but: faire disparaître la couleur jaune qui le hérisse et le R.I.C. qui pourrai le priver des prochaines manifestation de rue!
Rien ne sera comme avant... et en même temps, rien ne changera; il a des "recommandations" de Bruxelles!
a écrit le 13/04/2019 à 16:49 :
Ils commencent vraiment à pomper l'air ces éternels agitateurs. Alors, ils vont casser quoi aujourd'hui ?
a écrit le 13/04/2019 à 16:03 :
Qu'est ce que tu fais samedi prochain? Rien de spécial, comme d'habitude, j'ai quelques abris bus et devantures de magasins à casser...
a écrit le 13/04/2019 à 15:52 :
22° rassemblement d'individus à la morne vie qui ont trouvé un moyen de pimenter leur monotone existence et surtout de se donner une importance qu'ils n'auraient jamais obtenue autrement, à l'image de leurs leaders, devenus par la grâce des médias et des chaînes dites d'information des personnages de télé-réalité.
Réponse de le 15/04/2019 à 7:49 :
A vrai dire même comme ça ils n'ont plus aucune importance. S'ils dérapent, qu'ils soient condamnés notamment à réparer ce qu'ils ont cassé. Qu'on les frappe au portefeuille.
a écrit le 13/04/2019 à 15:44 :
Un président s'adresse à la Nation savoir à l'ensemble des Français et Françaises et non à une poignée d'agitateurs qui tournent comme l'écureuil dans sa cage: en courant sans avancer d'un pouce.

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