Bruno Le Maire veut accélérer l'application de la loi Pacte

Bruno Le Maire veut accélérer l'adoption de la loi Pacte par les entreprises.
Reuters

Bruno Le Maire veut accélérer l'adoption de la loi Pacte par les entreprises.
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Après plusieurs mois de retard avant sa promulgation, le ministre de l'Économie veut mettre un coup d'accélérateur sur l'application de ce volumineux texte de loi. Lors d'une réunion avec des patrons, des représentants d'organisations syndicales et des parlementaires organisée à Bercy ce jeudi 12 septembre, Bruno Le Maire est venu faire le service après-vente de cette réforme.
Le texte, qui comporte plus de 200 articles et promulgué le 22 mai dernier, fait l'objet de nombreux débats au Parlement. Qualifiée par ses détracteurs de loi "fourre-tout", ce programme de mesures était très attendu par de nombreux chefs d'entreprise. Selon des chiffres communiqués lors de la présentation, 37% des décrets seraient déjà appliqués. Dans son allocution, le ministre a expliqué qu'une nouveauté a été introduite en conseil des ministres.
L'enjeu de l'appropriation de ce plan d'action par les entreprises est également au coeur des priorités de Bercy, a martelé Bruno Le Maire. "Il faut diffuser Pacte le faire connaître. C'est l'objectif de la campagne de communication que nous avons lancée dès la semaine prochaine. Elle va durer deux mois et devrait s'adresser aux chefs d'entreprise, en particulier les TPE et les PME. Elle doit permettre aux entrepreneurs de s'emparer de tous les outils comme les accords d'intéressement. Dans son discours de politique générale, le Premier ministre a expliqué que ces accords d'intéressement pourraient être signés pour un an".
Outre une accélération de l'application de la loi, Bruno Le Maire a multiplié les annonces en faveur d'une modification de l'intérêt social de l'entreprise. "Le Code civil et le code de commerce sont modifiés afin de renforcer la prise en considération des enjeux sociaux et environnementaux dans la stratégie et l'activité des entreprises" explique le dossier de presse. Là encore, il a lourdement insisté sur la nécessité d'une appropriation de cette raison d'être par les sociétés en mettant l'accent sur le secteur public.
Si la notion de raison d'être a fait du chemin depuis la publication du rapport Notat-Sénard sur l'objet social de l'entreprise, elle reste avant tout une option pour les entreprises. En dépit de la volonté affichée du gouvernement à Bercy, les avancées sur le changement de la raison d'être des entreprises pourraient prendre du temps.
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