Bruxelles donne son aval au nouveau projet budgétaire de la France
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La Commission européenne a donné son feu vert à la trajectoire budgétaire proposée par le gouvernement de François Bayrou.
REUTERS/Yves Herman
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La Commission européenne a donné son feu vert à la trajectoire budgétaire proposée par le gouvernement de François Bayrou.
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[Article publié le lundi 20 janvier 2025 à 11h51, mis à jour à 15h01] Pour Bruxelles, la France est toujours dans les clous. La Commission européenne a fait savoir ce lundi que la trajectoire budgétaire de l'Hexagone, modifiée par le gouvernement Bayrou et présentée la semaine dernière, « reste pleinement conforme aux exigences » des règles européennes. Cancre de la zone euro, avec le troisième ratio d'endettement le plus élevé derrière la Grèce et l'Italie, la France vise un déficit public de 5,4 % du PIB en 2025, tout en maintenant l'objectif de revenir sous la barre des 3% en 2029.
Pour y parvenir, François Bayrou a promis, sans les détailler concrètement, des « économies importantes » pour réduire la lourde dette de la France, mais il a décidé de réduire l'effort pour cette année par rapport au précédent gouvernement.
Pour rappel, la trajectoire initiale prévoyait un déficit public de 5 % du produit intérieur brut (PIB) en 2025. Le plan Barnier avait même été approuvé le 26 novembre, mais l'exécutif français a depuis été censuré.
Reste désormais au Conseil européen de dire s'il valide ou non le feu vert accordé par Bruxelles. Les ministres des Finances de l'UE doivent se prononcer mardi et ils devraient donner leur approbation, ont indiqué des responsables à l'agence de presse Reuters. « Le nouveau plan respecte les exigences de la Commission », a déclaré un diplomate européen proche des discussions. Et d'ajouter : « En fin de compte, ce qui importe le plus est que la Commission prenne son travail au sérieux en surveillant la mise en œuvre du plan et en appliquant les règles si et quand le budget français s'écarte des limites fixées dans le plan ».
Bercy s'est en tout cas déjà félicité ce lundi de constater que l'exécutif européen « a confirmé au niveau technique la parfaite conformité de la trajectoire française avec les nouvelles règles européennes. En 2025, « nous faisons un effort moindre mais qui reste plus important que le minimum prévu par les règles, et ce moindre effort au titre de 2025 est intégralement compensé les années suivantes pour que l'effort total reste identique », explique-t-on à Paris.
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C'est dans ce contexte, plutôt favorable pour la France, que le nouveau ministre français des Finances, Éric Lombard, est attendu à Bruxelles ce lundi et mardi pour sa première réunion avec ses homologues des Vingt-Sept.
Malgré ce répit accordé par Bruxelles, la situation française des finances publiques reste très difficile. En 2024, le déficit public français devrait atteindre 6,2 % du PIB, selon l'Union européenne, soit la pire performance des États membres à l'exception de la Roumanie. À fin septembre, la dette publique française atteignait 113,7 % du PIB à 3.303 milliards d'euros.
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Ce gros dérapage a valu à la France d'être épinglée par la Commission. Depuis l'été dernier, l'Hexagone fait partie d'un groupe de huit pays en procédure de déficit excessif, avec la Belgique, la Hongrie, l'Italie, Malte, la Pologne, la Roumanie et la Slovaquie. Tous doivent prendre des mesures correctrices pour respecter à l'avenir les règles budgétaires de l'UE, sous peine d'amende.
Visiblement, le gouvernement de François Bayrou a su convaincre la Commission européenne qu'il allait prendre des mesures fortes pour corriger la dérive des comptes français.
(Avec AFP)
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