Budget 2023 : les réserves d'«argent magique» du gouvernement

Fanny Guinochet
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Bercy a quelques pistes pour ramener de l'argent dans les caisses des comptes publics.
Benoit Tessier

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Bercy a quelques pistes pour ramener de l'argent dans les caisses des comptes publics.
Benoit Tessier
Le gouvernement goûte très peu les critiques concernant l'afflux de dépenses que contiendrait son budget 2023. Pour lui, tout est pesé, soupesé, maîtrisé. Et son ambition de réduire le déficit public à 5% du PIB, comme en 2022, est bel et bien affirmée, malgré le contexte d'incertitudes qui prédomine en ce moment. Une croissance en berne, une activité qui ralentit, des prix de l'énergie qui s'envolent nécessitent pourtant de mieux protéger les Français.
Ainsi, pas question par exemple de couper dans les enveloppes ministérielles ni de supprimer des postes de fonctionnaires. Bien au contraire. Le gouvernement table sur la création de 11.000 postes - ils viendront remplacer les départs à la retraite -, il maintient les aides à l'emploi et aux entreprises, poursuit la revalorisation des enseignants, augmente le budget de la justice, de la défense, etc.
Alors certes, pour financer ce train de vie, le gouvernement va continuer à s'endetter. Mais, après des années d'argent « magique », la charge de la dette devrait grimper tout au long du quinquennat pour peser 60 milliards d'euros en 2027. Autant dire que la hausse des taux sonne comme une alerte pour l'exécutif. Aussi, le gouvernement cherche-t-il quelques réserves, ici et là, en faisant des paris à plus ou moins long terme, plus ou moins audacieux.
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Le premier est l'espoir d'obtenir de très bonnes recettes. L'an dernier, la reprise avait rapporté aux finances publiques une jolie cagnotte de 50 milliards d'euros. Plus d'impôts sur les sociétés, plus de rentrées fiscales grâce aux bons chiffres de l'emploi. C'était une petite manne particulièrement bienvenue pour Bercy. En 2023, le ministère des Finances espère avoir la même bonne surprise. Jusqu'à présent, les entreprises tiennent, surtout les grands groupes qui empochent des bénéfices records. Il n'y a donc pas de raison que le recouvrement de l'impôt sur les sociétés ne soit pas aussi abondant qu'en 2022.
Fanny Guinochet