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Budget 2025 : il n'y aura pas de « matraquage fiscal », affirme Laurent Saint-Martin

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Publié le 11 octobre 2024 à 08:22 - Mis à jour le 11 octobre 2024 à 14:24

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Au lendemain de la présentation du projet de loi de finances 2025, le ministre du Budget a défendu, ce vendredi sur RTL, les mesures proposées pour parvenir à réaliser 60 milliards d'euros d'économies en 2025.

« Ce n'est pas un budget d'austérité, ni de matraquage fiscal, c'est un budget équilibré pour pouvoir être responsable dans une situation qui est grave ». Voilà le message qu'a voulu faire passer le ministre du Budget ce vendredi sur RTL, au lendemain de la présentation du projet de loi de finances (PLF) 2025 et du projet de loi de financement de la Sécurité sociale (PLFSS).

Interrogé sur les 60 milliards d'euros d'économies en 2025 qui devront être réalisées par des baisses de la dépense publique et des hausses d'impôts, Laurent Saint-Martin a affirmé que « si nous ne faisons pas cette marche ambitieuse en 2025, nous ne parviendrons pas » à revenir à un déficit public à 3% du PIB. C'est l'objectif que s'est fixé le gouvernement pour 2029.

Une« contribution exceptionnelle » sur les entreprises

Laurent Saint-Martin a ensuite justifié son choix de faire payer les entreprises et les Français les plus riches. Le gouvernement compte en effet soumettre environ 400 grandes entreprises à une « contribution exceptionnelle » sur leurs bénéfices réalisés en France en 2024 et 2025. Cette mesure qui concerne les entreprises réalisant un chiffre d'affaires d'au moins 1 milliard d'euros doit rapporter 8 milliards d'euros en 2025 et 4 milliards en 2026.

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Fiscalité, contribution, taxes... Ce qui attend les entreprises

Pour le ministre, étant donné que « l'inflation va diminuer » et compte tenu du soutien aux entreprises ces dernières années, le gouvernement envisage une « diminution des aides d'Etat aux entreprises ». En outre, une « taxe exceptionnelle » visera aussi les grandes entreprises de transport maritime. Elle doit rapporter 500 millions d'euros l'an prochain et 300 millions d'euros en 2026.

Enfin, le gouvernement prévoit aussi la création d'une taxe sur les rachats d'actions par les grandes entreprises réalisant un chiffre d'affaires d'au moins un milliard d'euros, ce qui doit rapporter 200 millions d'euros par an. Cette taxe sera de 8% sur le montant de la réduction de capital.

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«Pas de hausses d'impôts pour l'ensemble des particuliers»

Les ménages sont aussi concernés. Le gouvernement prévoit d'augmenter les impôts de ceux qui sont les plus aisés durant trois ans pour une recette supplémentaire de 2 milliards d'euros pour l'Etat en 2025.

Ce mécanisme doit permettre de garantir l'imposition de ces ménages à un taux moyen minimum de 20%, selon le gouvernement. Il concerne les 0,3% des ménages déjà soumis à la contribution exceptionnelle sur les hauts revenus, soit un revenu de référence de 250.000 euros pour un célibataire et 500.000 euros pour un couple.

Mais « nous n'allons pas taxer les Français sur le revenu de manière aveugle », a rappelé le ministre, ajoutant qu'« il n'y aura pas de hausse d'impôts pour l'ensemble des particuliers ».

La hausse de la taxe sur l'électricité justifiée par la baisse de l'inflation

Reste que le gouvernement mettra les Français à contribution par l'augmentation de la Taxe Intérieure sur la Consommation Finale d'Électricité (TICFE), qui devrait dépasser son niveau de 2021 - avant la crise inflationniste - de 32,44 euros le Mégawattheure. Une taxe qui devrait rapporter 3 milliards d'euros à l'Etat. Pour rappel, la TICFE est une accise sur l'électricité payée par tous les consommateurs d'électricité depuis le 1er janvier 2004, qu'ils s'agissent des ménages ou des entreprises, dont certaines peuvent toutefois bénéficier d'exonération.

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Hausse de la taxe sur la consommation finale d'électricité : quel impact pour les ménages ?

Mais Laurent Saint-Martin a de nouveau assuré qu'« il n'y aura pas d'augmentation de la facture d'électricité pour tous nos concitoyens au tarif réglementé, c'est-à-dire 80% d'entre eux. » Ces Français « auront une baisse au mois de février, d'environ 9 à 10%, permise par la baisse du prix de l'électricité. »

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« Ca s'appelle finalement retirer les boucliers qui avaient été mis en place pendant la crise inflationniste (...) Nous avions ramené à 0 les taxes sur l'électricité permettant au contribuable français de ne quasiment pas avoir de hausse. » « Il est important de comprendre que quand l'inflation recule, les mécanismes de protection doivent aussi être enlevés », a-t-il encore martelé.

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