« Quelles que soient les différences de valeur qu'on a, on est aujourd'hui face à une situation extrêmement grave pour le pays », a alerté le ministre de l'Economie ce jeudi matin au micro de BFMTV/RMC.
Interrogé au micro de BFMTV et RMC ce jeudi matin, le ministre de l'Economie s'est montré ouvert, notamment sur la hausse de la taxe intérieure sur la consommation finale d'électricité (TICFE). Il est toutefois resté flou.
Face à la menace de censure, l'exécutif doit consentir à lâcher du lest sur le budget. Au micro de BFMTV et RMC ce jeudi matin, Antoine Armand s'est montré ouvert à « des concessions », notamment la taxe sur l'électricité. Objectif, éviter la « tempête » économique et financière qu'entraînerait, selon lui, la chute d'un gouvernement sans budget.
« Quelles que soient les différences de valeur qu'on a, on est aujourd'hui face à une situation extrêmement grave pour le pays. Le Premier ministre a parlé de tempête. Ce n'est pas un mot choisi au hasard, c'est un mot qui a une résonance financière, économique et budgétaire, et nous sommes évidemment prêts à des concessions pour éviter cette tempête », a ainsi déclaré Antoine Armand.
Un geste sur une taxe électricité ?
Alors que le Rassemblement national a rappelé que le relèvement de la taxe intérieure sur la consommation finale d'électricité (TICFE) était une de ses lignes rouges, Antoine Armand a indiqué que le gouvernement était « prêt à un geste sur l'électricité ». Il n'a toutefois pas confirmé en l'état s'il allait revenir sur le sujet.
Mais le locataire de Bercy a tout de même assuré que des « négociations se tiennent » à ce sujet. « C'est ce geste que nous devons regarder très sérieusement, que nous devons discuter et sur lequel une proposition devra être faite, comme l'a dit le Premier ministre ». Dans la foulée de cet entretien, Sébastien Chenu, député RN, a rétorqué sur BFMTV que Michel Barnier « n'a rien négocié » avec le RN.
Quoiqu'il en soit, si geste il y a sur l'électricité, le ministre de l'Economie a mis en garde sur ses modalités : « Il ne doit pas se faire à n'importe quel prix, il doit se faire en cohérence avec le budget que nous portons car si nous dépassons toutes les cibles budgétaires, ça ne sert à rien de dire qu'on redresse les comptes. »
Newsletter
L’Alerte La Tribune
Alertes en temps réel sur les informations économiques majeures.
Le PS appelé à ne pas censurer le gouvernement
Interrogé sur la forte réduction du « bonus écologique » pour l'achat des voitures électriques, le patron de Bercy a avoué que cela faisait partie « des décisions difficiles à prendre dans ce genre de budget », tout en insistant que le principe du bonus est « quand même maintenu, ce qui n'est pas le cas dans d'autres pays européens, qui l'ont complètement supprimé ». Notamment l'Allemagne.
Le ministre de l'Economie en a aussi profité pour appeler le PS à être « au rendez-vous de sesresponsabilités ». La veille, la direction du patri a en effet indiqué que ses députés voteront la censure du gouvernement, en cas de 49.3. « Dans la situation qu'on a, on ne peut se contenter de ça pour un parti de gouvernement », a déploré Antoine Armand. « Quand ça va mal, tout le monde doit faire des efforts, l'État le premier ».