Budget : la gauche poursuit les négociations avec Bercy
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Olivier Faure veut amener le gouvernement à revoir la réforme des retraites en l'échange d'un accord de non-censure sur le budget.
Abdullah Firas/ABACA via Reuters Connect
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Olivier Faure veut amener le gouvernement à revoir la réforme des retraites en l'échange d'un accord de non-censure sur le budget.
Abdullah Firas/ABACA via Reuters Connect
Arracher un accord de non-censure sur le budget. C'est l'objectif que s'est fixé le gouvernement avant le discours de politique générale que prononcera le Premier ministre, François Bayrou, mardi 14 janvier. Pour y parvenir, Bercy consulte depuis lundi tout azimuts les forces politiques. Et notamment le Parti socialiste sur lequel le ministre de l'Economie, Eric Lombard, compte s'appuyer pour préserver son gouvernement.
Jusqu'à tard mercredi, le Parti socialiste, ainsi que les Écologistes et le PCF ont ainsi été reçus à Bercy. Les socialistes ayant déjà été rencontrés en début de semaine. L'occasion pour la gauche de revenir à la charge sur la réforme des retraites qui apparaît comme une monnaie d'échange dans les négociations avec l'exécutif sur le budget.
« J'ai compris une chose simple, c'est qu'il n'y a pas de veto » de la part du gouvernement, « ce qui est un changement déjà en soi, parce que jusqu'ici il y avait toujours une espèce de mur qui tombait avec l'idée qu'on ne touchait à rien » quand il s'agissait de la réforme voulue par Emmanuel Macron, a détaillé Olivier Faure sur TF1 ce jeudi.
Interrogé sur l'étendue du « pas de véto », Olivier Faure a répondu : « Sur l'ensemble, y compris sur l'âge » de départ à la retraite, relevé de 62 à 64 ans par la réforme de 2023.
Alors que le temps presse, « ils doivent revenir vers nous », a-t-il complété, ajoutant que « la discussion, elle se prolonge et c'est une discussion qui est une discussion extrêmement tendue » en raison des « enjeux ».
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Pour le Premier secrétaire du Parti socialiste, l'objectif est clair : « Ce que nous faisons en ce moment, c'est de voir s'il y a de bonnes raisons de ne pas censurer », a-t-il indiqué. « Nous sommes non pas dans une concertation, nous sommes dans une négociation », a-t-il encore expliqué, mais « il y a la volonté exprimée de part et d'autre d'aboutir à un accord ». Et « il faut que le gouvernement cède sur un certain nombre de points », a prévenu Olivier Faure.
Une négociation qui n'est pas du goût de La France insoumise, alliée du Parti socialiste au sein du Nouveau front populaire (NFP). « Cette façon de négocier dans le dos du NFP et contre son programme est une forfaiture d'un irrespect total pour notre alliance », a réagi sur X le leader de LFI Jean-Luc Mélenchon. « La petite gauche traditionnelle n'a rien à offrir et ses négociateurs sont juste ridicules de servilité », a-t-il cinglé.
Après la gauche, c'est au tour de la droite d'être reçue à Bercy. Une délégation emmenée par Laurent Wauquiez est arrivée ce matin au ministère des Finances. Pour Les Républicains, il s'agit surtout de répéter à Eric Lombard et Amélie de Montchalin, la ministre du Budget, leurs priorités : une baisse des dépenses, une non augmentation des impôts, une limitation des contributions demandées aux collectivités locales et un soutien aux ministères régaliens.
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En retour, l'exécutif devrait rappeler sa cible : réaliser un effort budgétaire de 50 milliards d'euros cette année, principalement par le biais d'une réduction des dépenses publiques, afin de ramener le déficit entre 5% et 5,5% du PIB, contre 6,1% attendus pour 2024.
(Avec AFP)
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