Chute du gouvernement : le patronat tire la sonnette d'alarme
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Pour le président du Medef, « la France et ses entreprises ont besoin de retrouver très rapidement de la stabilité et de la visibilité ».
Reuters
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Pour le président du Medef, « la France et ses entreprises ont besoin de retrouver très rapidement de la stabilité et de la visibilité ».
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Sans surprise, Patrick Martin ne se réjouit pas de la chute du gouvernement. Cette censure « laissera incontestablement des traces, qui doivent être les moins profondes possibles », a-t-il déclaré mercredi à l'AFP.
Patrick Martin avait déjà mis en garde mardi : « Les conséquences de la censure pourraient nous coûter la confiance de nos créanciers et de nos voisins. »
Lundi, après que Michel Barnier a engagé la responsabilité de son gouvernement, le taux de l'emprunt public français à dix ans a ainsi immédiatement grimpé, passant en quelques heures de 2,86 % à 2,92 %. Dans le même temps, le « spread » - écart entre les taux de la France et de l'Allemagne, baromètre de la confiance des investisseurs - a augmenté rapidement à 0,88 point.
Malgré cette tension, la France peut encore compter sur le soutien de la Banque centrale européenne (BCE). En juin, celle-ci a amorcé une politique de baisse des taux, permise par le recul de l'inflation en zone euro. Cette initiative a contribué à détendre la pression sur les taux d'intérêt des emprunts d'État. Cependant, les risques demeurent.
Lundi, la Confédération des petites et moyennes entreprises (CPME) avait déjà exhorté les députés à ne pas sacrifier les entreprises : « Ne sacrifiez pas nos entreprises sur l'autel de vos ambitions ! ». La CPME a mis en garde contre les conséquences d'une censure, qui « ne ferait qu'accroître les difficultés » des entreprises. Elle a également dénoncé la « dérive dramatique des comptes publics, jamais contrôlée depuis des années » et exprimé ses craintes face à une éventuelle absence de budget. Selon elle, une telle situation « ouvrirait la porte à une crise de la dette dont les conséquences frapperaient de plein fouet les acteurs économiques ».
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Le même constat est partagé par l'U2P, qui représente les entreprises de proximité. « La France a besoin d'une boussole et ne pourra pas préparer le redressement de ses comptes publics sans l'adoption d'un projet de loi de financement de la Sécurité sociale et d'un projet de loi de finances pour 2025 », a insisté l'organisation dans un communiqué lundi.
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(Avec AFP)
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