Coronavirus : chaque minute, plusieurs milliers de demandes de chômage partiel

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(Crédits : Benoit Tessier)
Vendredi soir, ces demandes concernaient 2,2 millions de salariés a indiqué dimanche la ministre du Travail Muriel Pénicaud. Les principaux domaines concernés sont l'industrie, l'hébergement et la restauration, la construction et le commerce non alimentaire. Alors que la ministre insiste sur l'importance de recourir à ce dispositif, l'Union des entreprises de proximité (U2P) regrette que de nombreuses demandes soient rejetées et que les démarches soient trop complexes.

Le recours au dispositif du chômage partiel avait été demandé vendredi soir par 220.000 entreprises pour 2,2 millions de salariés au total, a annoncé la ministre du Travail, Muriel Pénicaud, dimanche au "Grand Jury RTL/Le Figaro/LCI".

"A la date de vendredi soir, nous avions 220.000 entreprises qui avaient demandé le chômage partiel pour tout ou partie de leurs salariés. C'est 65.000 de plus que la veille", a indiqué Mme Pénicaud.

L'industrie, l'hébergement, la construction, le commerce non alimentaire très touchés

Ces demandes concernaient "2,2 millions de salariés" vendredi soir, soit "600.000 de plus" que jeudi, a-t-elle ajouté. "On est à plusieurs milliers de demandes par minute", a-t-elle dit. "Les principaux domaines" concernés sont "l'industrie, l'hébergement et restauration, la construction et le commerce non alimentaire", comme "les garages, qui sont très touchés en ce moment", a précisé la ministre.

"Le but du chômage partiel, qu'on utilise massivement, c'est d'éviter les licenciements. Mon premier objectif, c'est qu'on évite les licenciements", afin d'"éviter la casse sociale et aussi permettre aux entreprises, demain, de repartir avec leurs compétences", a-t-elle souligné.

"Ne licenciez pas, utilisez le chômage partiel"

Ce dispositif "remplit son objectif puisqu'on a très peu d'augmentation pour l'instant - j'espère que ça va durer - du chômage", avec "20.000" inscriptions au chômage "de plus" lors de "la troisième semaine de mars par rapport à l'année dernière", a déclaré Mme Pénicaud. En parallèle, les embauches ont chuté "de 70%", "sauf dans certains secteurs qui sont la fabrication de masques, l'agriculture", a-t-elle noté.

"Je redis aux entreprises : ne licenciez pas, utilisez le chômage partiel. Vous garderez vos compétences et vous ne mettrez pas vos salariés au chômage", a-t-elle insisté. Même pour "un seul salarié, le chômage partiel marche". "Toutes les demandes qui n'ont pas eu de réponse en 48 heures sont réputées acquises et on fera les contrôles a posteriori", après la crise sanitaire, a-t-elle rappelé.

Des demandes rejetées et des démarches trop complexes

L'Union des entreprises de proximité (U2P) déplore pourtant dans un communiqué, publié ce dimanche, que "de nombreuses demandes de chômage partiel ne fassent pas l'objet d'une réponse positive sur le terrain alors qu'elles devraient être accordées aux entreprises qui en font la demande". Elle observe également que "dans de nombreuses situations, les entreprises sont également confrontées à des demandes de justificatifs exorbitantes de la part de leur Direccte [direction régionale du Travail, NDLR]".

Mercredi déjà, la Confédération des petites et moyennes entreprises (CPME) avait alerté sur l'augmentation des cas de refus de chômage partiel, malgré l'élargissement de ce dispositif par le gouvernement. La ministre du Travail Muriel Pénicaud avait alors assuré que "seules 28 demandes de chômage partiel avaient été refusées de façon justifiée".

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a écrit le 30/03/2020 à 18:56 :
Conséquence du confinement :

Pour pouvoir vous déplacer en période de confinement, il vous faut absolument vous munir d'une attestation dérogatoire de déplacement. Cette dernière, téléchargeable sur le site du ministère de l'Intérieur, doit être imprimée ou recopiée à la main, afin de pouvoir la présenter aux forces de l'ordre en cas de contrôle. Pour éviter d'avoir à retranscrire manuellement le texte, de nombreux Français ont décidé d'investir dans une imprimante. Un marché qui a soudainement bondi, tout comme les prix de nombreux modèles proposés à la vente. Selon les relevés de l’Observatoire de la consommation de l’UFC-Que Choisir, le prix des imprimantes a flambé de 13% depuis le début du confinement. Ce chiffre correspond à la moyenne des augmentations, et non pas à celle des prix, précise l'association de consommateurs. Depuis le début de l'année, le prix moyen des imprimantes n'avait jamais dépassé +2% ou +3% en une semaine.L'une des raisons de cette hausse des prix ? La baisse vertigineuse des références d’imprimantes disponibles sur les sites marchands : -42 % par rapport à la veille du confinement, souligne l'UFC-Que Choisir. Les vendeurs profitent donc du manque de produits et de la forte demande pour gonfler leurs prix. Ceux proposant leurs articles via des marketplaces étant ceux qui globalement appliquent les plus fortes hausses de tarifs. À titre d'exemple, sur le site de la Fnac, l'imprimante Epson Ecotank ET-4750 était proposée à 388,30 euros le 1er mars dernier contre 539,99 euros le 26 mars. Même constat du côté d'Amazon où l'imprimante Brother MFC-J5330DW était en vente à 139,99 euros en début de mois contre 158,95 euros le 26 mars. Et même les produits d'entrée de gamme sont concernés. L'imprimante Canon MG-3050 vendue 46,54 euros le 4 mars sur Rue du commerce était affichée le 26 mars à 65 euros
Réponse de le 31/03/2020 à 11:14 :
Je confirme!Sur Amazon,le prix des recharges d'encre a explosé.Le prix des imprimantes encore plus.La répression des fraudes devrait donner un coup dans la fourmilière.En tant que consommateur je n'oublierai pas ces mauvaises pratiques.
a écrit le 30/03/2020 à 9:59 :
Tous aujourd'hui exercent leur droit de retrait, à l'exception des soignants
Dans mon quartier, les généralistes injoignables se sont mis en congé maladie. Pour leur sécurité espérons que ce mouvement s'étendra à la France entière. C'est justice ! Et meure qui voudra !
a écrit le 30/03/2020 à 9:11 :
En nous assurant que si, si, tout le monde gardera son travail après, le gouvernement commence à nous préparer doucement à un confinement qui va durer des mois à coup de prolongations de 15 jours... et dont tout ceux qui sont en appartement commencent à bien évaluer les conséquences sur leur santé physique, mentale et sur celles de leurs enfants.
Pendant ce temps, ceux qui ont une maison passent d'excellentes vacances à faire le barbecue, s'occuper du potager, tondre la pelouse, jouer au ping pong et nettoyer la piscine.
Réponse de le 30/03/2020 à 10:18 :
En effet, je fais partie de cette seconde catégorie, sauf pour la piscine et ses idiots de partisans, mais tous les jours nous pensons à tout ceux qui sont enfermés dans leur appartement, à savoir tout ceux que les dragons célestes exploitent puis jettent.

Déjà avec 4 semaines les dégâts vont être considérables, il vaut mieux pas que ça les dépasse à moins de compenser en leur donnant du fric pour patienter.

Mais bon notre pouvoir allemand ne le veut pas.
a écrit le 30/03/2020 à 8:23 :
gouvernement est nul il suffit de donner les conges annuel aux employés
et les problèmes chômage partiel et défaillance d'entreprise sera résolut
mais voila avez vous déjà vue unou des énarques qui se savent
pas réfléchir écouter un quidam
Réponse de le 30/03/2020 à 14:33 :
Bonjour,
je ne pense pas que ce soit le gouvernement qui soit nul mais plutot les syndicats de salariés. C'est eux qui tentent de bloquer toutes les demandes temporaires d'assouplissement du code du travail dont le préavis que doit poser les employeurs pour imposer des congés payés. Cependant la loi sur la crise sanitaire a (un peu) modifier la donne. Celà devient possible sous réserve d'avoir un accord avec les délégués du personnel. Bref, imposer en urgence des congés est très complexe.
C'est dommage car lorsque le confinement sera les gens prendront les congés payés car on arrivera à l'été alors que c'est à ce moment là que nous aurons besoin de toutes les forces vives pour relancer l'économie ....
Réponse de le 30/03/2020 à 14:56 :
les syndicats se sont opposes a cette solution, en proposant que seuls les conges valables jusqu'au 31/05 ( oui ca fait pas grand monde!) le soient........
apres, meme si vous mettez vos employes en conges, faut leur verser un salaire, et avec un CA=0, y a rien qui rentre
reste evidemment les conges sans solde, mais la, autant un cadre avec un peu de reserve peut tenir, aucun un ouvrier qui est deja juste en fin de mois, il risque de trouver ca dur.....
bon, sinon on pourrait obliger les fonctionnaires a etre solidaires, vu que pour eux rien ne change et qu'ils gagnent 10% de plus que dans le prive! et ca reduirait les inegalites!
il faudrait aaussi un geste solidaire en confisquant l'argent des syndicats, et leurs parcs immobiliers indus
a écrit le 29/03/2020 à 20:57 :
Moi ce que je trouve insupportable dans la situation actuelle de confinement c’est que l’on ne parle que de la situation médicale et de tout ce qui va avec et que l’on ne profite pas de l’inaction pour parler de « l’après confinement », de ce qui va se passer quand le virus ne sera plus actif et que l’on va donc à nouveau pouvoir sortir normalement, reprendre le travail et se rendre dans d’autres magasins que les pharmacies ou les commerces alimentaires. Il n’aura échappé à personne que, puisque de nombreuses personnes ont cessé le travail, la « production » s’est arrêtée, que cette situation aura touché un grand nombre de pays pendant un certain nombre de semaines et que le terme de « crise économique » a été prononcé par divers responsables politiques. Mais, même si l’on ne peut pas encore le savoir exactement, quelle sera l’ampleur et la nature de cette crise économique ? Quels seront ses effets sur notre vie quotidienne ? Chômage, faillites, fermetures d’usines, baisses des salaires, surendettement ? Quelle sera sa durée ? Qui seront les plus touchés ? Et puis, bien sûr, cette crise sera-t-elle surmontable ? Car c’est sûrement très bien de rester confiné en s’occupant tant bien que mal et en applaudissant tous les soirs à 20 heures le personnel médical qui, contrairement à beaucoup, a le courage de continuer à travailler, mais il conviendrait aussi si, comme c’est fort possible, notre vie de « l’après confinement » ne sera pas la même que celle qui l’a précédée, de commencer à penser au futur, aux moyens d’atténuer peut-être cette crise économique et aussi, tout simplement, à essayer de commencer d’informer la population dès maintenant plutôt que de ne rien lui dire et lui laisser découvrir l’étendue du désastre seulement quand le confinement aura pris fin. Même si la tâche (imaginer ce qui va se passer) est difficile, elle me semble néanmoins nécessaire. Ce serait, en quelque sorte, une préparation psychologique aux futures épreuves qui nous attendent quand le risque médical aura disparu.
a écrit le 29/03/2020 à 16:07 :
oui, sauf que le chomage partiel pour tous, ca peut durer un mois, pas un an
alors va vite falloir se retrousser les manches, et essayer tout ce qui est possible sur le plan economique et medical
soit c'est la faillite des boites, soit celle de l'unedic
pour la sante, raoult disait qu'il fallait faire comme la coree, tester, confiner ceux qui ont qqch
et accessoirement on peut essayer la chloriquine
mais bon, l'etude ' scientifique' sur 100% de gens en train de mourir va scientifiquement demontrer que ce produit ne reveille pas les morts, alors ca sera interdit
si les etats unis de trump sortent de la crise avant la france avec ses methodes, je pense que le francais va faire une revolution dans la rue!
et apres 15 jours de confinement, les nerfs sont bien a vifs, deja...

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