Coût du travail, retraites : des pistes explosives pour la France de 2030
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Le patronat avance ses pions malgré le brouillard politique et budgétaire à venir. À l'occasion de l'université d'été du Medef organisée à Roland-Garros cette semaine, l'Institut de l'entreprise et Rexecode ont avancé plusieurs pistes pour améliorer la rémunération du travail dans une note dévoilée ce vendredi 29 août. « Notre idée principale est que l'on cherche à toujours partager les fruits de la croissance, mais il faut d'abord créer de la valeur. Le point de départ est que l'on a moins de productivité dans notre pays. Nous avons travaillé sur le coût du travail et son impact sur l'emploi, la répartition de la valeur, les retraites », détaille à La Tribune Pierre-André de Chalendar, président de l'Institut de l'entreprise et ex-directeur général de Saint-Gobain.
Lancé à l'automne 2024 par le président du Medef, Patrick Martin, et l'économiste Philippe Aghion, le « Front économique » a pour ambition de proposer des idées pour la France de 2030 et aussi nourrir les programmes pour la présidentielle de 2027. Ont contribué à ce travail Patrick Artus (Ossiam), Flora Donsimoni (Institut de l'entreprise), Bertrand Martinot et Franck Morel (Institut Montaigne) et Olivier Redoulès (Rexecode).
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Première mesure avancée : basculer une partie des recettes générées par les cotisations sociales sur la TVA. L'enveloppe estimée entre 30 et 50 milliards d'euros étalés sur plusieurs années « permettrait de créer 200 000 emplois », selon des estimations avancées par le dirigeant. Dans le viseur du patronat, figurent les cotisations famille ou maladie. L'application de cette mesure permettrait d'alléger le coût du travail.