Derrière l'embellie du marché de l'emploi, Macron face au chômage endémique des quartiers sensibles
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Après une troisième nuit d'émeutes, la France se prépare à un week-end d'affrontements entre les forces de police et les jeunes des quartiers populaires. La mort du jeune Nahel, abattu par un tir de policier à bout portant, a mis le feu aux poudres dans de nombreuses villes, partout sur le territoire. Pour la deuxième fois en deux jours, le président Emmanuel Macron a présidé une cellule interministérielle de crise. Le ministère de l'Intérieur a déployé de vastes moyens pour tenter d'endiguer la violence et mener de nombreuses arrestations. Le ministre de l'Intérieur Gérald Darmanin a évoqué « une rare violence » dans un tweet.
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Après cette première semaine émaillée de troubles, le gouvernement espère faire redescendre les tensions. Mais rien n'est gagné pour le président Macron. En effet, les gouvernements successifs depuis 40 ans ont mené de nombreux plans banlieues pour tenter de résorber le chômage qui frappe durement ces populations, sans vraiment obtenir de résultats convaincants. Plus récemment, le gouvernement d'Elisabeth Borne n'a cessé de vanter les effets de ses réformes économiques et sociales (assurance-chômage, retraites) pour parvenir à l'objectif du « plein-emploi » en 2027. Mais là encore, les statistiques récentes montrent que le chemin à parcourir pour « inverser la courbe du chômage » dans ces quartiers s'annonce périlleux.