Dix minutes de travail non payées : une hérésie pour les entreprises
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La ministre chargée du Travail, Astrid Panosyan-Bouvet.
LTD/Eliot Blondet/ABACAPRESS
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La ministre chargée du Travail, Astrid Panosyan-Bouvet.
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La piste des sept heures de travail par an sans salaire est relancée, mais sous une autre forme. Dans une interview au JDD, la ministre du Travail, de la Santé, des Solidarités et des Familles, Catherine Vautrin, a remis sur la table cette mesure votée en novembre par le Sénat dans le PLFSS, afin de financer le secteur de l'autonomie.
Critiquée, cette mesure avait finalement été abandonnée en novembre par les députés et les sénateurs en commission mixte paritaire, avec l'aval du gouvernement Barnier. Selon l'entourage de Catherine Vautrin, ce dispositif est susceptible d'abonder les caisses de 2,5 milliards en année pleine, et de 2 milliards cette année en cas d'entrée en vigueur au 1er mars prochain.
Ce mardi, la ministre chargée du Travail, Astrid Panosyan-Bouvet, a précisé sur TF1 que le scénario du jour férié supprimé semblait « définitivement écartée ». « Ça peut être dix minutes par semaine, réparties sur toute l'année, je pense qu'il y a différentes applications en fonction des branches », a-t-elle affirmé.
La porte-parole du gouvernement, Sophie Primas, a déclaré ce mercredi que cette piste n'était toutefois « pas à ce stade la position officielle du gouvernement ». Elle s'en est remise aux « discussions parlementaires » en cours sur les budgets pour 2025. Pour sa part, le ministère du Travail, contacté, n'a pas répondu à nos sollicitations.
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Interrogé par La Tribune, Marc Sanchez, secrétaire général du Syndicat des Indépendants et des TPE (SDI-TPE), estime qu'« on touche le sommet de la bêtise de personnes qui ne connaissent pas le monde de l'entreprise et de la petite entreprise ».
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