Faute de budget, le plan de Bayrou pour mettre l'Etat au régime sec
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Le Premier ministre François Bayrou à la sortie du conseil des ministres ce mercredi 22 janvier.
REUTERS/Benoit Tessier
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Le gouvernement espère faire des économies même sans budget. En plein débat sur le projet de loi de finances 2025 (PLF) au Sénat, Bercy compte sur l'application de la loi spéciale pour serrer la vis sur les dépenses. Faute de budget, le gouvernement de Michel Barnier a fait passer ce texte en fin d'année 2024 après le vote de la motion de censure à l'Assemblée nationale. Les services du ministère des Finances ont livré une note explicite dévoilée ce 21 janvier aux grandes administrations. Passé sous les radars, ce document fournit un mode d'emploi détaillé aux fonctionnaires en attendant le vote d'un budget en bonne et due forme.
Selon des calculs réalisés par Bercy, ces directives permettraient d'économiser deux milliards d'euros. Pour rappel, le gouvernement Bayrou veut faire 50 milliards d'euros d'efforts en 2025 pour parvenir à un déficit de 5,4% contre 6,1% en 2024. Sur ce total, l'exécutif veut sabrer 30 milliards dans les dépenses de l'État, la sécurité sociale et les collectivités. Et prévoit des hausses d'impôts de 20 milliards d'euros. Face au Parlement, le Premier ministre avait expliqué lors de son discours de politique générale qu'il voulait faire porter principalement l'effort sur les dépenses de l'État.
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Le gouvernement a prévu de plafonner les dépenses le temps que le prochain budget soit voté au Parlement. Pour ce faire, seul un quart des crédits par programme sont ouverts, selon le document établi par la direction du budget. Il s'agit de limiter les dépenses au strict minimum comme le prévoit la loi spéciale en passant par le logiciel Chorus utilisé à Bercy.