Budget 2025 : l'UE prête à valider un effort modéré de la France
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Bruxelles a estimé que la trajectoire française respectait « pleinement » les règles budgétaires communes.
Yves Herman
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Bruxelles a estimé que la trajectoire française respectait « pleinement » les règles budgétaires communes.
Yves Herman
Un soulagement pour le Premier ministre. Le plan budgétaire proposé par François Bayrou, validé par la Commission européenne, s'apprête à recevoir l'approbation ce mardi des ministres des Finances de l'UE. Bruxelles a estimé que la trajectoire française respectait « pleinement » les règles budgétaires communes.
Le gouvernement a toutefois décidé d'assouplir son effort budgétaire pour 2025. Là où le précédent gouvernement dirigé par Michel Barnier visait un déficit ramené à 5 %, François Bayrou prévoit désormais un niveau de 5,4 %. « Nous faisons un effort moindre en 2025, mais il sera compensé les années suivantes pour garantir un retour sous les 3 % en 2029, » assure-t-on à Bercy.
Avec un déficit public de 6,1 % en 2024 et une dette culminant à 113,7 % du PIB (soit 3 303 milliards d'euros), la France affiche les pires performances budgétaires de l'Union européenne, hormis la Roumanie. Elle présente également le troisième ratio d'endettement des Vingt-sept, derrière la Grèce et l'Italie. Depuis l'été dernier, elle figure parmi les huit pays placés sous la procédure de déficit excessif. Ceux-ci doivent mettre en œuvre des réformes pour éviter des sanctions financières.
Malgré ce constat, les partenaires européens de la France adoptent une attitude bienveillante envers Paris. Le commissaire à l'Économie, Valdis Dombrovskis, a salué la détermination française à redresser ses finances publiques, affirmant que la trajectoire proposée restait « ambitieuse » sur le moyen terme. De son côté, le ministre allemand des Finances, Jörg Kukies, a rappelé la confiance des marchés envers la France, soulignant l'importance de maintenir la stabilité économique dans la zone euro.
Au-delà des aspects purement budgétaires, cette validation européenne vise à renforcer un gouvernement français jugé pro-européen, face à une opposition croissante du Rassemblement National. « L'instabilité politique française inquiète nos partenaires, notamment la possibilité d'une alternance eurosceptique. Soutenir le gouvernement actuel, c'est aussi préserver la cohésion de l'Union », commente un analyste économique.
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Pour la France, le principal défi reste de réduire significativement son endettement tout en évitant de fragiliser la croissance. À ce titre, le ministre français des Finances, Eric Lombard, a déclaré lundi que « tout sera mis en œuvre pour respecter les règles budgétaires tout en préservant les investissements stratégiques ». Le Conseil des ministres des Finances de l'UE devrait approuver formellement le plan français mardi. Cependant, la mise en œuvre concrète de cette trajectoire reste un sujet de vigilance pour les Vingt-sept. « Les engagements sont clairs, mais tout se jouera sur leur exécution », a averti le ministre néerlandais des Finances, Eelco Heinen.
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Par ailleurs, et au-delà du simple cas de la France, L'Union européenne est « prête à défendre ses intérêts économiques » si nécessaire, a assuré lundi Valdis Dombrovskis, interrogé sur l'offensive de Donald Trump sur les droits de douane. Juste avant l'investiture de Donald Trump, l'UE avait annoncé vendredi le renforcement de son partenariat commercial avec le Mexique. Lundi, la Commission européenne a en outre indiqué reprendre des négociations en vue d'un accord de libre-échange avec la Malaisie.
(Avec AFP)
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