E-commerce : la vente en ligne encaisse le contrecoup des années Covid
François Manens
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L'e-commerce français a plutôt bien encaissé le contrecoup des années Covid.
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L'e-commerce français a plutôt bien encaissé le contrecoup des années Covid.
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« Il n'y a pas d'inversement de tendance », insiste Marc Lolivier, le directeur général de la Fédération du e-commerce et de la vente à distance (Fevad). L'association d'e-commerçants présentait ce mardi son bilan de l'année 2022, le premier après deux années de croissance exceptionnelle portées par les conséquences de la pandémie de Covid.
En apparence, le retour à la normale s'est fait en douceur : le chiffre d'affaires du secteur a progressé de 13,8% en France par rapport à 2021, à 146,9 milliards d'euros. Mais dans le détail, cette croissance est très largement tirée par le secteur des services (+36%), nourrie par la levée des restrictions sur les voyages. La vente de produit sur Internet a quant à elle baissé de 7%, pour la première fois depuis le premier rapport de la Fevad en 2005. Pour Marc Lolivier, ce contrecoup n'est que passager : « dès 2023, la croissance va continuer à un rythme comparable à l'avant-Covid [autour de 13%, ndlr], et nous devrions dépasser la barre des 200 milliards d'euros de chiffre d'affaires en 2025 »
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Le directeur général évoque un croisement des courbes entre les ventes en ligne de services et de produit, qui n'est autre qu'un retour à la normale. D'un côté, la crise du Covid, avec ses restrictions sanitaires, a donné un grand coup d'accélérateur à la vente de produits en ligne (+32% en 2020, +7% en 2021). De l'autre, elle a grandement ralenti la vente de services en ligne, et même pratiquement arrêté celle liée aux voyages (transports, tourisme...). Résultat : le chiffre d'affaires de la vente de produits en ligne a dépassé pour la première fois celui de la vente de services pendant cette période. Mais avec la levée des restrictions fin 2021, cette exception est désormais terminée et se reflète sur le bilan 2022.
François Manens