Emploi à domicile : comment le secteur fait feu de tout bois pour sauver le crédit d’impôt
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Le crédit d’impôt services à la personne pourrait être modifié dans le budget 2026.
©AdobeStock/dechevm
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La Fédération des entreprises de services à la personne (Fesp) - 4 000 entreprises, 150 000 salariés - organisait, mardi 3 juin, ses assises nationales au campus de start-up Station F, à Paris. L'occasion de revenir, en présence de Jean-Louis Borloo, sur les effets positifs de la loi que l'ancien ministre a défendue en 2005 pour développer le secteur. Et de recueillir le soutien de la ministre des PME, Véronique Louwagie, du président du Medef, Patrick Martin, ou encore de l'ancien ministre du Travail, Olivier Dussopt, qui avaient fait le déplacement.
Si ce grand raout s'est bien déroulé, les 400 chefs d'entreprise présents avaient tous en tête une petite phrase lâchée, une semaine auparavant, par la ministre chargée des Comptes publics, Amélie de Montchalin. « Sur le crédit d'impôt des services à la personne, comme les autres crédits d'impôt, il fait l'objet d'une revue d'évaluation », a-t-elle indiqué le 27 mai, face à la commission des finances de l'Assemblée nationale. Le gouvernement ne cachant pas, depuis des semaines, être à la recherche de 40 milliards d'euros d'économies - 43,8 milliards d'euros précisément - dans le budget 2026.
Mais l'inquiétude est vraiment montée d'un cran le 10 juin, quand la même en a remis une couche sur RTL : « Il y a 26 métiers aujourd'hui dans les services à la personne. Il y a des parlementaires qui disent : "Écoutez, on évalue, la Cour des comptes évalue", est-ce qu'au fond, c'est le bon périmètre ? Est-ce que c'est le bon taux de remboursement ? Quel est le bon équilibre entre le travail au noir, qu'on ne veut pas encourager, et le bon usage de l'argent public ? » « Cela a été une énorme douche froide ! », confie un fin connaisseur du secteur. Seul point positif ce jour-là : la ministre a exclu de toucher aux activités de « garde d'enfants » et « d'accompagnement des personnes âgées ».
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Un mois plus tard, le 15 juillet, la présentation des orientations budgétaires pour 2026 par François Bayrou, pour le moins vague sur le volet des niches fiscales, n'a guère rassuré les acteurs de l'emploi à domicile. « Nous nous concentrerons d'abord sur les niches fiscales, niches fiscales et sociales, qui profitent d'abord aux ménages les plus aisés et aux grandes entreprises. Nous ferons la chasse aux niches fiscales, inutiles, inefficaces, en commençant par les dispositifs qui arrivent à extinction », a dit le Premier ministre.