Emploi : un rapport parlementaire alerte sur la pénurie de compétences

 |   |  846  mots
Lors de leurs travaux préparatoires, les élus Michel Canévet (sénateur du Finistère) et Guy-Dominique Kennel (sénateur du Bas-Rhin) ont sillonné la France pour interroger des acteurs de terrain sur les difficultés rencontrées. Ils mettent particulièrement l'accent sur la situation préoccupante de certaines catégories de jeunes, évoquant un gâchis de compétences. Tous les ans, environ 100.000 jeunes se retrouvent ni en études ni en emploi ni en formation. [Crédit photo: Rémi Benoît ]
Lors de leurs travaux préparatoires, les élus Michel Canévet (sénateur du Finistère) et Guy-Dominique Kennel (sénateur du Bas-Rhin) ont sillonné la France pour interroger des acteurs de terrain sur les difficultés rencontrées. Ils mettent particulièrement l'accent sur la situation préoccupante de certaines catégories de jeunes, évoquant "un gâchis de compétences". Tous les ans, environ 100.000 jeunes se retrouvent ni en études ni en emploi ni en formation. [Crédit photo: Rémi Benoît ] (Crédits : Rémi Benoit)
Le manque de main-d'oeuvre compétente reste un obstacle majeur au développement dans de nombreuses PME et TPE. Face à ces difficultés, deux sénateurs insistent sur l'importance de la formation à l'intérieur des entreprises dans un rapport rendu public ce mercredi 24 juin.

C'est un fléau qui risque de s'aggraver avec la crise économique. Dans un rapport sénatorial à paraître ce mercredi 24 mai, les rapporteurs Michel Canévet, sénateur du Finistère, et Guy-Dominique Kennel, sénateur du Bas-Rhin, sonnent l'alarme sur la pénurie de compétences criante en France.

Après plusieurs mois de travaux, ils notent que, malgré un taux de chômage élevé, les employeurs s'inquiètent toujours du manque d'appariement entre l'offre et la demande. Lors d'un récent point presse, la présidente de la délégation aux entreprises au Sénat Élisabeth Lamure (LR) déplorait cette situation.

"Depuis deux ans, les retours du terrain à l'occasion des déplacements de la délégation dans les départements étaient récurrents et lancinants : nous n'arrivons pas à recruter, nous ne trouvons pas les compétences dont nous avons besoin ou n'arrivons pas toujours à les garder. Ceci handicape gravement notre activité ! Tels sont les témoignages de nombreux chefs d'entreprise, en particulier dans les PME et TPE."

Avec...

Réagir

Votre email ne sera pas affiché publiquement
Tous les champs sont obligatoires

Commentaires
a écrit le 26/06/2020 à 10:06 :
Tout cela n'est qu'un constat, il est plus facile de capter la compétence étrangère que de former la sienne et, cela ne doit pas s'améliorer...: "pour éviter la préférence nationale et permettre a La France de se dissoudre dans le magma européen"!
a écrit le 25/06/2020 à 13:54 :
1/ Les salaires dans le domaine technique n'ont rien d'attractif, surtout comparé aux pays avoisinants tels que l'Allemagne ou la Suisse (qui nous prennent pour des abrutis de travailler dans ces conditions, vécu....) 2/ La formation professionnelle externe est une vaste blague destinée à financer un réseau de parasites. 3/ La progression interne dans les métiers techniques est quasi nulle. Fermez le ban.
a écrit le 25/06/2020 à 11:00 :
La France se plait à former des milliers d'étudiants dans les sciences humaines stériles pour l'emploi. Combien de masters chaque année de psychologie, de sociologie, de communication, de stap etc qui ne feront qu'alimenter le pôle emploi. Il faudrait des numerus clausus , non pas en médecine mais dans ces filières sans utilité pour le pays, et privilégier l'apprentissage comme nos voisins allemands. Mais comment faire comprendre cela à nos énarques qui sont tous issus de sciences sociales. Autrefois ces étudiants diplômés pouvaient trouver des places dans la fonction publique dans les catégories A, mais aujourd'hui, il n'est pas rare de voir des masters postuler dans les catégorie C (bervet des collèges).
a écrit le 24/06/2020 à 15:41 :
Il y a deux questions: la compétence (et la formation) évidemment mais aussi l'attractivité et le courage au travail de l'autre. C'est tout de même dur à avaler de voir qu'aucun français ne veut aller ramasser les asperges, les fraises, les cerises, faire les vendanges, travailler dans un abattoir, être plâtrier ou travailler sur un chantier.. Trouvez un seul français sur une chaine d'abattage de poulets et vous aurez là un article sensationnel! La "facilité" de la vie avec des prestations sociales élevées, ou tout du moins le peu d'écart de revenu entre travailleurs pour des taches non compliquées mais dures physiquement, et les chômeurs, dissuade beaucoup de prendre les postes qui existent. Rajoutons d'autres contraintes (le prix de l'immobilier par exemple, ou l'emploi du conjoint), et nous avons...La France, celle des 28 heures et du "partage" du non-travail, celle des GJ sur les ronds-points qui tournent en rond.. Nous allons nous faire laminer par des citoyens d'autres pays qui veulent eux, légitimement, s'élever et vivre comme des français..
Réponse de le 24/06/2020 à 16:29 :
vous trouvez des francais dans les chantiers. Mais pas en france, a geneve ! ah oui, forcement ils sont pas paye au smic (en suisse ils vont gagner quasiment 3 fois plus, aux allentour de 4000 CHF)

Il faut bien savoir qu en france on a choisit de taxer a mort le travail pour payer moulte prestations sociales (premier poste de depense = pension de retraite, second poste = assurance maladie). Alors forcement ca encourage pas a travailler


PS: le RSA c est une goutte d eau par rapport aux 2 points que j ai mentionné. s il est urgent de faire quelque chose, c est de mettre les retraités a la diete et de moins taxer le travail !
Réponse de le 24/06/2020 à 17:07 :
C'est faux. Les français ont travaillé dans les champs pendant la crise Covid, et les agriculteurs ont quand même vendu leur production malgré des prix élevés. Les entreprises VEULENT recruter des étrangers car cela leur permet de ne pas leur donner accès à tous leurs droits, qu'ils ne connaissent d'ailleurs pas. Et cela permet à l'état de ne pas leur payer leur retraite plus tard. Recruter des étrangers permet de gagner beaucoup d'argent. De plus, certains salaires ne permettent pas de vivre. Un esclave était nourri, logé, habillé et soigné. Certains salariés n'ont même plus accès à ces conditions de vie : ce sont des sous-esclaves moderne quand le salaire ne suffit pas à assurer ce minimum vital. Des salariés deviennent des sous-esclave dans un pays qui se dit riche... C'est pathétique.
Réponse de le 24/06/2020 à 17:47 :
Les infections s’enchaînent chez les travailleurs saisonniers du Vaucluse. Lors d’une campagne de dépistage menée conjointement par la préfecture du Vaucluse et par l’Agence régionale de santé​ de la région Paca, 13 nouveaux cas de Covid-19 ont été découverts chez des travailleurs saisonniers. « Cela porte à 53 le nombre total de cas positifs », précise dans un communiqué l’ARS Paca.
Ces nouveaux cas positifs se concentrent dans une exploitation de la commune de Carpentras, qui était déjà précédemment concernée. Des mesures d’isolement ont été prises et une nouvelle phase de dépistage de 100 salariés a débuté.Pourtant une circulaire du Premier ministre du 20 mai 2020 avait fixé les règles applicables à l’entrée des travailleurs saisonniers et des travailleurs détachés sur le territoire. Cette fiche décline de manière pratique la façon dont ces règles doivent s’appliquer (sur le net). Dès le mardi 2 juin, le Préfet de région publiait donc un communiqué de presse. "Avec l'ARS, l'Agence régionale de la santé, j'invitais ces salariés, notamment sud-américains et africains, mais pas seulement, et toutes les personnes en contact avec eux à se faire dépister", raconte Pierre Dartout. Résultat ? Le 9 juin, sur 1.500 personnes testées, plus de 114 se sont révélées positives. Soit un taux de 8%, bien supérieur à la moyenne régionale !
Deux clusters ont été rapidement localisés : l'un dans deux mas de Maillane, le village de Frédéric Mistral, occupés par des travailleurs détachés de Terra Fecundis.Sur Facebook, un de ses travailleurs, qui affirme être arrivé dès la fin avril, a publié des photos de son hébergement spartiate. A France-Bleu Vaucluse, il a assuré "qu'à part les femmes, très peu de gens se sont fait tester". Qu'il a peur car "celui qui a le virus vit au milieu de nous, mange avec nous, se lave dans les mêmes sanitaires. Même s'il n'a pas de symptômes, on ne sait pas qui est malade."
Réponse de le 24/06/2020 à 18:08 :
En Bretagne c'est pas trop le cas en Sarthe aussi, sur les lignes d'abattage c'est une grande majorité de Français 90%.
Dans le caoutchouc ou je travaillais quelques nanas malgaches c'est tout,
Les gens de l'ouest ne sont pas nés fainéants, et puis c'est très technique maitriser du matériel informatique, faut un bon niveau d'études malgré tout
Réponse de le 24/06/2020 à 18:18 :
Vous êtes à coté de la plaque et il faut actualiser vos infos. Tous les gouvernements depuis 40 ans ont orienté l'éducation nationale pour affronter la compétition technologique du futur... Exigeant 80% des nouvelles générations de Français d'obtenir le BAC et les 2/3 ont au minimum une formation BAC+2 et nous allons vers les 50% niveau licence et encore 1/3 qui vont atteindre BAC+5 soit un Master (souvent des formations alambiquées inutiles crées dans les FAC pour ramasser des crédits et faire semblant de concurrencer les grandes écoles...)pour lesquels ont a martelé que faire des études longues c'était éviter le chômage et les métiers pénibles dont les métiers de salariés agricoles et ouvriers du bâtiment... Le résultat: ont à abandonné l'artisanat, embauché des pseudos-esclaves étrangers payés une misère dans l'agriculture (mais nos paysans sont aussi pris à la gorge et surendettés à cause de la mondialisation de l'agriculture totalement anarchique et aux mains des multinationales de l'agroalimentaire et des hypers-distributeurs) et affaiblir l"industrie car nos élites pensaient que les bureaux d'études resteraient en France et les Chinois stagneraient dans la production industrielle basique... Mais nos ingénieurs et chercheurs-doctorants fichent le camp car sous payés même dans des grosses boites qui préfèrent verser des dividendes à des fonds d'investissements spéculatifs et zapper la formation de peur que ses ingés en profitent pour changer de crèmerie (ce qu'ils finissent par faire fatigués du manque d'intérêt du management hors résultats financiers...) et les Chinois aussi créent des ingénieurs et des doctorants par milliers et deviennent des concurrents aussi sur les produits "high-tech" ... Le capitalisme Français est un des plus timide et conservateur du monde et s'oriente toujours très en retard vers l'innovation et le progrès technique...
Réponse de le 25/06/2020 à 9:53 :
@BH
Il est facile derrière un écran d'envoyer les gens "ramasser les asperges" pour un salaire de misère, des conditions de travail difficiles. Vous ne respectez rien, ni les travailleurs, ni le travail, parce que vous n'avez sans doute jamais été contraint à exercer une activité. Les propos que vous tenez ne seraient en rien renié par un quelconque colon, sueur de burnous, d'Algérie par exemple pour citer le dernier avatar de la colonisation française.
a écrit le 24/06/2020 à 15:37 :
Comment se fait il qu'une école d'ingénieur de Mulhouse envoie des élèves faire leur stage de fin d'études en Suisse. Leur diplôme en poche, ces élèves travailleront sur place. La France éduque sa jeunesse et paie pour son éducation pour la laisser partir ensuite à l'étranger. Cela veut dire que nos entreprises ne cherchent pas à former le personnel dont elles auraient besoin. Qu'elles ne se plaignent pas ensuite de ne pouvoir répondre à la demande de leurs clients ce qui laisse partir bon nombre de commandes à l'étranger.
Réponse de le 24/06/2020 à 16:50 :
1°) De plus en plus d'écoles d'ingénieur imposent un stage à l'étranger en dernier cycle.

2°) Il y a pénurie de stages en France, y compris au niveau ingénieur.

3°) Etant donné la proximité géographique et le différentiel de "salaire" les étudiants n'hésitent pas à franchir la frontière, d'autant plus que c'est le quotidien de 30% des frontaliers.

L'exode des cerveaux est un drame national. Etant donné la façon dont on traite nos doctorants, ils se barrent dès que possible pour échapper à la précarité, la pauvreté et la déconsidération.
Et il n'y a que Blanquer pour trouver "formidable" que la moitié de nos docteurs et ingénieurs de recherche quittent le pays.
Réponse de le 24/06/2020 à 17:00 :
Les entreprises n'ont plus les moyens de former leur personnel en interne car l'état leur prélève une taxe formation. Il faut passer par des organismes de formation qui n'ont pas le niveau requis par des technologies de plus en plus pointues, et qui coutent largement plus cher qu'une formation interne.
Réponse de le 24/06/2020 à 17:34 :
L'industrie représente 25% du P.I.B. Suisse, contre 20% en Allemagne et en Italie, et... 10% en France. Ce n'est donc pas un mauvais choix si l'on doit faire un stage à l'étranger.

D'autre part, les parents de ces stagiaires ont payé des impôts qui sont maintenant les plus élevés du monde pour financer cette éducation, je trouve bizarre que vous puissiez penser que leurs enfants soient redevables de quoi que ce soit.

Ou bien il faut pousser votre logique jusqu'au bout et faire payer des frais de scolarités qui représentent le vrai coût des études. Ah oui, il faudrait aussi baisser les impôts du coup, et mettre en place un système de prêts et bourses pour les méritants sans resources.

Par ailleurs, les entreprises francaises sont moins rentables et plus endettées que leurs homologues en Europe, compte-tenu de la sur-taxation francaise: Elles ont donc logiquement moins d'argent pour former leurs employés, qui devraient l'avoir été correctement par l'éducation nationale en premier lieu...

Les résultats médiocres de la france aux tests PISA et PIAC auraient du depuis longtemps faire bouger l'État francais et le forcer à réformer l'éducation nationale en regardant ce qui fonctionne ailleurs.

Mais il semble que la convention sur le climat soit plus importante...
Réponse de le 24/06/2020 à 20:29 :
@curiale

"D'autre part, les parents de ces stagiaires ont payé des impôts qui sont maintenant les plus élevés du monde pour financer cette éducation"

Comme quoi, ils le restent de l'argent.
a écrit le 24/06/2020 à 15:21 :
C'est logique, avec des politiques et des politiciens qui n'ont pas de vision!
La gestion prévisionnelle ne semble pas caractériser les gestions qu'ils sont censé être...

La pensée du constat rattrape toujours !!!
a écrit le 24/06/2020 à 14:49 :
Bof, c'est un peu le marronnier de cet été.Vous tapez sur le net ,pénurie de compétence dans les PME/TPE ,vous en avez des pages d'article de ce genre ,chaque année ,on nous ressort ce sujet et rien ne bouge.Déjà en 2015 ,l'OCDE s’alarmait d’une pénurie de compétences et de main-d’œuvre en France,c'est pour dire.
Réponse de le 24/06/2020 à 16:56 :
C'est surtout chez les politiciens qu'on manque de compétences...
a écrit le 24/06/2020 à 14:47 :
Ben oui. On voit l'incompétence de nos politiques au gouvernement. Cela n'a plus rien à voir avec Charles de Gaulle - Pompidou - Giscard d'Estaing - Jacques CHIRAC etc....
A partir de Hollande cela à commencé.
a écrit le 24/06/2020 à 13:47 :
Ils faudrait qu'ils aillent expliquer cela à Pénicault qui parlait de faciliter les licenciements des personnes n'ayant pas les bonnes compétences pour recruter de nouvelle avec les bonnes.
a écrit le 24/06/2020 à 13:37 :
L'éducation nationale est une fabrique de crétins qui se reproduisent . Un instituteur qui sortait de l'ecole normale en 1960 était bacc+1 .et son savoir était reconnu . Aujourd'hui promu prof des écoles il est vrai faux bacc+4 et à souscrit aux inepties à la mode , maths modernes , methode globale de lecture , l'éveil en liberté ... allez lire quelques mémoires de 4eme année des formations type infirmière , vous allez retomber sur terre . La fonction publique creuse la tombe de ce pays .
Réponse de le 24/06/2020 à 14:08 :
Toujours enclin à attribuer tous les torts à la fonction publique§
Votre argument n' a rien à voir avec le problème traité dans l'article. Ce n'est pas du fait de l'instituteur si les entreprises ne trouvent pas les compétences qu'elles recherchent! Il s'agit de compétences très pointues qui ne sauraient s'enseigner dès la maternelle!
Par ailleurs, les entreprises attendent toujours que l'acquisition de compétences très spécifiques soient financées par l'argent publique. Elles peuvent effectivement investir dans la formation. Ce n'est pas un gros mot!
a écrit le 24/06/2020 à 13:32 :
La faute à :
- un parcours d'apprentissage dénigré pendant 40 ans au moins, laissant la part belle aux professions dites intellectuelles.
- aucune passerelle existant pour un apprenti, qui n'évoluera quasiment pas au cours de sa carrière. Dans d'autres pays (germaniques), un apprenti chaudronnier (par ex) peut devenir ingénieur après quelques années d'expérience.
- le peut qui est formé part de la France pour tenter sa chance en Allemagne, Suisse, Luxembourg, Belgique, voire même plus loin, là où les salaires sont plus alléchants.
Comme je les comprends !
a écrit le 24/06/2020 à 13:19 :
Le problème du manque de personnel compétent ne se pose plus avec 13% de récession.
a écrit le 24/06/2020 à 11:58 :
Deja "on" a des pb de soudures dans les chantiers strategiques, des sous-marins qui brulent durant une visite de maintenance, la liste est longue.....
Donner le bac a toutes celles et ceux qui ne le meritent pas, des universitaires incapables de rediger une simple dictee sans faire de fotes....
Comment s'etonner de la fuite de competences ?
L'eau chaude peut-etre ?
a écrit le 24/06/2020 à 11:54 :
Les 30 millards de formation professionnelle passe ou ? Il faut rappeler que ce magot est géré par les acteurs sociaux, c est à dire les syndicats en grande partie. On les entend pas bcp eux qui sont souvent dans la critique virulente. Mais peut-être on t ils des choses à cacher ? Et c est en grande partie l argent des entreprises.
Réponse de le 24/06/2020 à 12:13 :
Les organisations patronales ne sont pas en reste ....mais d'accord avec vous la destination de ces fonds disparait dans un grand trou noir est une énigme ....qui profitent à quelques uns .
Exemple , une formation de 4,5 jours facturée 4.000 euros par participant , 15 participants cela nous fait 60.000 euros et même si l'intervenant ( free lance) perçoit 5.000 euros que la location de la salle en coute autant où passe le reste ? sachant que l'organisme qui facture se contente de publier un catalogue !!
Réponse de le 24/06/2020 à 13:45 :
Ce n'est pas une énigme.
Plusieurs personnes ont essayé de mettre au jour ce qui se passe sur la formation professionnelle mais personne n'a voulu ouvrir d'enquête.
Pourtant, ce sent une bonne flagrance UIMM.
Réponse de le 24/06/2020 à 18:47 :
Des entreprises et individus se sont spécialisées dans les formations bidons pour récupérer cette manne.
a écrit le 24/06/2020 à 11:53 :
Les 30 millards de formation professionnelle passe ou ? Il faut rappeler que ce magot est géré par les acteurs sociaux, c est à dire les syndicats en grande partie. On les entend pas bcp eux qui sont souvent dans la critique virulente. Mais peut-être on t ils des choses à cacher ? Et c est en grande partie l argent des entreprises.
a écrit le 24/06/2020 à 11:18 :
En matière d'employés, on a ce qu'on forme.

Et pourtant on dépense un fric de dingue en exonérations de tout genre pour que les apprentis ne coutent (presque) rien aux maîtres. Les étudiants ne sortent plus avec un diplôme, à quelque niveau que ce soit, sans avoir suivi des stages obligatoires en entreprise dans leurs cursus.

Il faut que les chefs d'entreprises intègrent une fois pour toute que, de la même manière qu'on doit entretenir et moderniser son matériel et que ca a un coût, il faut également former du personnel en permanence, et que le coût associé est aussi légitime que pour de l'équipement.
a écrit le 24/06/2020 à 11:12 :
c est sur que payer les gens a peine plus que le smic ca aide pas a les garder... Ou s il doivent laisser la moitie de leur salaire pour se loger, ca n incite pas a demenager pour prendre un nouveau poste !

Apres il faut aussi raison garder. La plupart des employeurs souhaitent qu il y ait un execedent de candidature. Ca permet de faire pression sur les salaires, d etre sur d epouvolir recruter sans trop de probleme et dans un delai court (si le gars est au chomage, il peut etre dispo demain, pas dans 3 mois)
a écrit le 24/06/2020 à 11:08 :
Si l Education Nationale avait encouragé l apprentissage au lieu de le dénigrer et de le combattre depuis 50 ans (soit disant comme un enseignement au rabais, à la la solde des patrons). Nous aurions les personnes qualifiées opérationnelles qui manquent. Tout le monde n' a pas la vocation et le gout pour faire des études, mais pour les syndicats dogmatique de EN, un chômeur Bac +5, c' est bien mieux qu' un Bac pro qui fait un travail qui lui plait.
Réponse de le 24/06/2020 à 16:56 :
Facile de dénigrer l'Education Nationale alors qu'en réalité ce sont les parents qui font le forcing pour que leur formidable progéniture passe un bac général.
a écrit le 24/06/2020 à 11:08 :
La pénurie de compétence existait déjà et il était plus facile d'aller les prendre ailleurs que de les former! Mais, maintenant, du fait des déplacements ralentis, c'est "plus criant"!
Heureux l'artisan qui a trouvé sa relève!
a écrit le 24/06/2020 à 10:58 :
Le niveau lamentable de l'éducation nationale explique cette situation.
a écrit le 24/06/2020 à 10:56 :
Ben oui mais le problème majeur est qu'il est tellement facile de détourner l'argent pour la formation que dorénavant ben il n'y a plus de formation digne de ce nom, c'est seulement encore une fois proposer aux entreprises des stagiaires payés par l'argent public 600 euros par mois.
Réponse de le 24/06/2020 à 11:25 :
La politique du turn-over dans les ressources humaines a été catastrophique. Elle a permit de baisser les salaires, au prix d'une perte des compétences, savoir-faire qu'on exportait facilement via nos produits. Et les managers d'aujourd'hui qui ne sont pas techniciens n'ont pas les connaissances pour retransmettre le savoir. Et les écoles ne savent que donner une formation théorique bien loin de la réalité du terrain. Heureusement que nous avons massivement investi en Chine... Eux ils savent faire maintenant...
Réponse de le 24/06/2020 à 12:02 :
Ben oui mais si l'argent de la formation servait effectivement à la formation de la classe productrice au lieu de remplir les paradis fiscaux de la classe dirigeante nous aurions des productifs bien plus efficaces et performants.
Réponse de le 24/06/2020 à 21:31 :
@Citoyen blasé

Selon le rapport Perruchot, c' est plus les poches des syndicats que l' argent de la formation professionnelle remplissait...
Réponse de le 25/06/2020 à 15:54 :
@ Curiale: Parce que les institutions sont repus à fermer les yeux sur les magouilles politico-financières de ce fait ils ont toujours du mal à avoir de bons chiffres à nous exposer. Les syndicats eux, du moins leurs dirigeants, sont toujours un peu grossiers.

Mais ne vous en faites pas je trouve les dirigeants du privé et les syndicats aussi incompétents, au mieux, les uns que les autres, les deux faces d'une même pièce qu'est le détournement d'argent public, ce bal d'hypocrites a assez duré.
a écrit le 24/06/2020 à 10:18 :
Il n'y a pas que dans les PME ou on manque que personnes qualifiées . Regardez les élus à tous les niveaux combien ont prouvé qu'ils étaient compétents. combien de personnes se mêlent de tout sans rien en connaitre , je vous laisse faire la liste.

Merci pour votre commentaire. Il sera visible prochainement sous réserve de validation.

 a le à :