En 2022, Emmanuel Macron sera président de l’Europe !
Marc Endeweld
Ce contenu est réservé aux abonnés La Tribune

Photo d'illustration
STEPHANE MAHE
Marc Endeweld
Ce contenu est réservé aux abonnés La Tribune

Photo d'illustration
STEPHANE MAHE
C'est devenu le chouchou de l'Elysée : Clément Beaune, le secrétaire d'Etat chargé des Affaires Européennes, a réussi en quelques mois son envol ministériel, en multipliant les coups de com' et les interventions pédagogiques dans les médias. Habituellement pourtant, ce poste de secrétaire d'Etat des « affaires européennes » est une gageure pour ceux qui l'occupent : pas assez de marges de manoeuvre vis-à-vis du ministre de plein exercice qui règne sur le Quai d'Orsay, pas assez de poids politique face à l'Elysée et Matignon. Bref, une fonction bancale entre Bruxelles et Paris se résumant trop souvent à un rôle de plante verte...
Et pourtant, le jeune Clément Beaune propulsé ministre en juin dernier réussit à faire de la politique - chose suffisamment rare en macronie pour être soulignée. Le secrétaire d'Etat place discrètement ses pions, fait fructifier son carnet d'adresse européen et médiatique, et de la sorte, défend son agenda tout en promouvant la feuille de route présidentielle. Celui qui a des faux airs de gendre idéal, et qui a fait à l'automne dernier son coming out dans Têtu, était jusqu'à présent dans l'ombre d'Emmanuel Macron, ancien conseiller à Bercy, puis au « Château ». On sentait pourtant, dès cet époque, l'envie chez ce trentenaire né en 1981 de déployer davantage ses talents dans la lumière. Cette volonté de faire de la politique au sens plein du terme, et donc ne pas se contenter d'avoir la tête plongée dans les dossiers techniques, est ancienne chez cet énarque qui fut aussi le conseiller budgétaire de Jean-Marc Ayrault à Matignon.
À lire également
Mais si Beaune a aujourd'hui tellement la cote à l'Elysée, c'est qu'Emmanuel Macron s'est lancé un ultime défi pour clôturer son quinquennat : présider le Conseil de l'Union Européenne lors du premier semestre 2022 - en tout cas au moins en assurer la présidence les quatre premiers mois de l'année prochaine s'il n'est pas réélu en mai de la même année. Lors de sa prise de fonction, certains lui avaient conseillé de décaler le calendrier de cette présidence tournante de l'Union Européenne, mais lui a décidé d'assumer ce rendez vous à la fois si profondément symbolique et particulièrement utile à la France pour faire bouger les lignes auprès de nos partenaires européens.
Marc Endeweld
Ce rapport de l'IPP qui bouscule les certitudes sur le déficit de l'État
Moins revaloriser les pensions : la piste explosive pour équilibrer le régime de retraite
Riches, pauvres, familles, travailleurs : les gagnants et les perdants du budget 2026
Tout ce que l'on sait sur l'accord entre les États-Unis et l'Iran