En France, le chômage repart légèrement à la hausse (+0,2%) au deuxième trimestre

 |   |  624  mots
Après deux trimestres de baisse, le nombre de chômeurs a légèrement augmenté au deuxième trimestre (+ 6.700, + 0,2%), pour s'établir à 3,70 millions de personnes en France entière.
Après deux trimestres de baisse, le nombre de chômeurs a légèrement augmenté au deuxième trimestre (+ 6.700, + 0,2%), pour s'établir à 3,70 millions de personnes en France entière. (Crédits : (c) Copyright Thomson Reuters 2011. Check for restrictions at: http://about.reuters.com/fulllegal.asp)
La chute du chômage, anticipée par le gouvernement pour légitimer des réductions d'effectifs chez Pôle emploi, se laisse encore attendre : après deux bons trimestres, les listes de l'opérateur se sont une nouvelle fois allongées (+0,2%) au deuxième trimestre.

Pas de répit pour l'exécutif : les chiffres trimestriels du chômage sont tombés le 25 juillet. Après un reflux de 1% au cours du premier trimestre, le nombre de personnes sans activité (catégorie A) en France métropolitaine a augmenté de 0,1% au printemps (+ 4.600). Et si l'on intègre les départements-régions d'Outre-mer, hors Mayotte, il s'établit à 3,7 millions. Ainsi, sur un an, le nombre d'inscrits en France entière en catégorie A a tout de même reculé de 1,1%.

Toutes catégories confondues, c'est-à-dire intégrant la catégorie B (personnes exerçant une activité réduite courte) et C (celles exerçant une activité réduite longue), le nombre de personnes inscrites à Pôle emploi s'établit 5.941.200 (Outre-mer comprise), soit une légère hausse de 0,2%. Sur un an, ce chiffre est en nette augmentation (+1,5%).

Un second semestre frappé par un chômage de longue durée

En métropole, les jeunes sont la catégorie d'âge la plus touchée, le nombre de chômeurs de moins de 25 ans ayant augmenté de 1,9%. La situation des seniors s'est aussi légèrement dégradée (+0,1%). Sur un an, les jeunes restent sur une bonne tendance (-1,5%), tandis que les seniors sont quasi-stables (+0,2%).

Et comme au trimestre précédent, le chômage de longue durée a fortement augmenté au deuxième trimestre : en incluant les demandeurs d'emploi ayant exercé une activité, 2,78 millions étaient inscrits depuis plus d'un an. Un chiffre en hausse de 1,6% sur le trimestre et de 7,2% sur l'année.

Malgré la hausse nationale du chômage, certaines régions tirent tout de même leur épingle du jeu. C'est notamment le cas du Grand-Est (-0,7% sur le trimestre), des Hauts-de-France (-0,7%), de la Corse (-5,0%) et de la Guadeloupe (-0,8%).

Une baisse d'effectifs à la clé chez Pôle emploi

Les mauvais indicateurs de Pôle emploi arrivent mal pour l'exécutif, qui surveille une diminution du chômage pour parvenir à appliquer une réforme de l'opérateur public, avec des chutes d'effectifs à la clef.

L'Inspection générale des affaires sociales (Igas) réfléchit, à la demande de la ministre du Travail Muriel Pénicaud, à une "méthodologie robuste" qui permet "d'indexer" de possibles chutes d'effectifs de Pôle d'emploi sur celle du chômage. Muriel Pénicaud a confirmé que de possibles coupes ne seront "pas décidées a priori" mais uniquement "s'il y a une décrue constatée" de l'indicateur.

Avant la fin de l'année, le système retenu sera dans la convention tripartite 2019-2021 avec le carnet de bord de Pôle emploi fixée en concertation avec l'Unédic et l'État.

À la recherche d'économies

Une autre réforme du service public de l'emploi est dans les tuyaux. Reprenant une préconisation du rapport Comité action publique 2022 (CAP22), le gouvernement compte lancer "à la rentrée" une concertation pour "favoriser les mutualisations" entre Pôle emploi et ce que Matignon nomme ses "satellites", à savoir les Cap emploi, qui accompagnent les personnes handicapées, et les missions locales, qui guident les jeunes.

"Derrière les sujets de mutualisation, il y a des sujets autant de baisse du personnel et d'efficacité des moyens", expliquait-on dernièrement à Matignon.

Sur les 15,2 milliards d'euros attribués au ministère du Travail cette année, près de 1,5 milliard finance Pôle emploi. Mais le ministre est en quête d'économies pour saisir sa trajectoire du budget fixée à l'automne dernier. Celle-ci prévoit une enveloppe globale ramenée à 12,9 milliards d'euros pour 2019, soit 2,3 milliards de moins qu'en 2018.

Cette année, les effectifs de Pôle emploi ont déjà diminué de 297 équivalents temps plein (ETP), sur à peu près 50.000.

(avec AFP)

Réagir

Votre email ne sera pas affiché publiquement
Tous les champs sont obligatoires

Commentaires
a écrit le 28/07/2018 à 4:42 :
"Se laissent encore attendre..."
L'espoir fait vivre.
Le paiement des deficits, eux ne vont pas se faire attendre.
a écrit le 27/07/2018 à 22:16 :
Rien de plus normal avec 2 eclipses à la fois LA LUNE ET JUPITER DEVALUE
et %a ne va pas s'arranger avec ses activités parallèles !
a écrit le 27/07/2018 à 11:46 :
Je ne suis pas inquiet:les réformes font d'abord des dégats avant d'etre positives.La forte baisse de la fiscalité va redynamiser l'économie d'ici quelques mois.Quand je vois les bénéfices du cac 40,je me rèjouis de la bonne activité économique du pays.
Réponse de le 27/07/2018 à 23:09 :
Les réformes, vous voulez dire les GOPE bruxelloises ..?!
https://www.upr.fr/gope-grandes-orientations-de-politique-economique
a écrit le 27/07/2018 à 11:05 :
c’est ce qui écrit en tête d’article!

j’aurais préféré lire « pas de répit pour les chercheurs d’emploi »

tel est le vrai problème

et que sache ceux qui sont au gouvernement sont employés et rétribués
a écrit le 26/07/2018 à 22:39 :
Pour un président fétichiste du Résultat et de l'Efficacité, il fait pire que ses prédécesseurs.

Notre Bonaparte picard a certes franchi le pont d'Arcole mais je subodore qu'il va très vite finir à Ste Helène, sans passage par l'Ile d'Elbe.
a écrit le 26/07/2018 à 17:50 :
Pour arriver a régler les problèmes économiques et d'emploi en france il faudrait déjà que la france soit gérée dans l'intérêt des français.
Ca fait quand même 60 ans qu'on subventionne les anciennes colonies, de l'entoqué Mobutu au très fréquentable Ouattara.
30 ans l'europe du sud avec le bonheur que l'on sait, 15 ans l'europe de l'est qui vient nous concurrencer a distance et a domicile.
Le français de base a t il besoin d 'un metro a abidjan ou de garantir la vente d' helicos a des societes ou des pays insolvables? L'ouvrier a qui l'on demande maintenant 43 annuités est il super enthousiaste de voir partir ses cotisations sociales se faire dépenser en franchise d'impôt au portugal?
Quand aux "délires internes" type epr ou tgv, pourquoi s'entêter?
Ne serait ce que 1 point de pib non prélevé 22.000 millions et laissé aux 32 millions d'actifs ça fait dans les 60 euros par mois, pour beaucoup de français c'est pas rien, c'est même ce qui permet de pas être dans le rouge.

On ne s'en sortira jamais si l'état demande toujours plus d'efforts a ceux qui rament alors qu'il est la première nuisance du pays.
a écrit le 26/07/2018 à 17:21 :
-5 % en Corse , soit 1400 sur les 22400 demandeurs d’emploi (catégories A, B, C).
a écrit le 26/07/2018 à 17:03 :
"En France, le chômage repart légèrement à la hausse (+0,2%) "

Comme le gaz ,donc :

Après une hausse de 6,5 % en juillet, les tarifs réglementés du gaz appliqués par Engie (l’opérateur historique) vont augmenter en moyenne de 0,2 % au 1er août par rapport à juillet.Selon la Commission de régulation de l’énergie (CRE), il s’agit de répercuter la hausse des prix de gros.Depuis l’ouverture du marché de l’énergie à la concurrence, les 10,6 millions de consommateurs français abonnés au gaz ont le choix entre les tarifs réglementés de l’ancien monopole et les prix de marché, proposés tant par Engie que par ses concurrents.
Mais le gouvernement envisage une fin progressive de ces tarifs réglementés du gaz, avec leur extinction à l’horizon 2023 pour les particuliers, afin de se conformer au droit européen.Cette mesure pourrait figurer dans le projet de loi Pacte sur la croissance des entreprises que prépare le gouvernement.
a écrit le 26/07/2018 à 15:28 :
Quand le mac a annoncé que l'annonce des statistiques sur le chomage allaient diminué par 4 c'était une très mauvaise nouvelle qui se confirme, il n'est pas là pour faire baisser le chômage.

Maintenant on se demande s'il en est capable mais bon pour en être capable encore faut il le vouloir hein...

Merci pour votre commentaire. Il sera visible prochainement sous réserve de validation.

 a le à :