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Excédent de trésorerie : Bruno Le Maire veut économiser plus d'un milliard d'euros auprès des opérateurs de l'Etat

latribune.fr

Publié le 25 juillet 2023 à 07:44 - Mis à jour le 25 juillet 2023 à 14:38

Concernant la baisse du bouclier tarifaire sur l'énergie, Bruno Le Maire a justifié un « principe de responsabilité » plutôt qu'un rattrapage.

Concernant la baisse du bouclier tarifaire sur l'énergie, Bruno Le Maire a justifié un « principe de responsabilité » plutôt qu'un rattrapage.

SARAH MEYSSONNIER

Le Quotidien Numérique

27 juin 2026

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Le ministre de l'Economie a indiqué vouloir récupérer la moitié des 2,5 milliards d'euros de trésorerie excédentaire issue de certains opérateurs de l'Etat comme Météo France, ou encore Pôle Emploi, selon la revue des dépenses publiques révélée la veille. Et ce, dès le budget 2024. Ce dernier contiendra également un calendrier des baisses d'impôts pour les ménages et les entreprises confirmées lundi par Emmanuel Macron.

C'est une bonne nouvelle que les administrations et les inspections générales des finances (IGF) et des affaires sociales (Igas) ont révélé lundi. Après avoir effectué une revue des dépenses publiques ces derniers mois, elles ont ainsi estimé « un excédent potentiel de trésorerie estimé à 2,5 milliards d'euros sur la trésorerie déclarée comme non fléchée et mobilisable » des opérateurs de l'Etat, comme Météo France ou Pôle Emploi, selon un premier bilan publié lundi.

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Budget : le gouvernement veut inverser la courbe de la dépense publique

« Nous en récupérerons la moitié dès le budget 2024 », a promis Bruno Le Maire ce mardi. Interrogé sur Franceinfo, le ministre de l'Economie a ainsi dit vouloir économiser plus d'un milliard d'euros issu de cette trésorerie excédentaire provenant d'une vingtaine de ces structures exerçant des missions de service public. « Les opérateurs ont beaucoup de chance », puisqu'ils ont bénéficié à la fois de « taxes affectées » qui garantissent la sécurité de leurs recettes, et « du soutien du plan de relance », a soutenu Bruno Le Maire. Et d'ajouter que « rien ne justifie qu'ils aient des trésoreries aussi abondantes », justifiant ainsi la ponction de plus d'un milliard d'euros prévue dans le cadre du projet de loi de finances pour 2024, qui sera présenté fin septembre.

Des « petits milliards qui nous permettent de réduire la charge de la dette », s'est réjoui Bruno Le Maire selon qui « avoir une charge de la dette aussi lourde, ça s'appelle dilapider l'argent public ». Le ministre a d'ailleurs affirmé l'ambition de la France de devenir « la plus grande économie décarbonée d'ici 2050 ».

D'après le premier bilan de la revue des dépenses publiques initiée par Bercy, diffusé lundi à la presse, « les opérateurs totalisent 56,6 milliards d'euros de trésorerie fin 2022, contre 33,8 milliards d'euros fin 2019 ». Selon un récent rapport des députés Robin Reda (Renaissance) et Véronique Louwagie (Les Républicains), la France compte en 2023 pas moins de 438 opérateurs de l'Etat qui emploient plus de 400.000 personnes. Dans leurs travaux publiés en juin, les deux parlementaires préconisaient déjà de réduire d'un tiers la subvention allouée aux plus petits opérateurs (moins de 250 salariés).

Des baisses d'impôts inscrites dans le budget 2024

Concernant les baisses d'impôts de 2 milliards d'euros, promesse d'Emmanuel Macron renouvelée la veille lors d'une allocution depuis la Nouvelle-Calédonie où il est en déplacement pour deux jours, le ministre de l'Economie a expliqué : « l'important c'est de définir un calendrier qui sera dans le projet de loi de finance 2024 en se donnant jusqu'à la fin du quinquennat pour ces deux baisses d'impôts, sur la CVAE [Cotisation sur la valeur ajoutée des entreprises, ndlr] et celle pour les ménages ».

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Ces baisses d'impôts concernent en effet non seulement les ménages, mais aussi les entreprises, comme l'a expliqué le chef de l'Etat, lundi. En mai dernier, il avait ainsi annoncé vouloir « concentrer » deux milliards de baisses d'impôts sur « les classes moyennes » d'ici à 2027, précisant néanmoins qu'elles interviendront « quand la trajectoire budgétaire le permettra dans ce quinquennat ». De son côté, Bruno Le Maire a indiqué qu'il était encore « trop tôt pour dire qui sera ciblé ».

Baisse du bouclier tarifaire sur l'énergie :« Il faut revenir progressivement à la normale »

Enfin, Bruno Le Maire est également revenu sur l'amoindrissement du bouclier tarifaire du gaz fin juillet et de l'électricité le 1er août prochain. Rejetant toute idée de rattrapage, le ministre de l'Economie a justifié un « principe de responsabilité », rappelant qu'en réalité le dispositif prendra toujours en charge 37% de la facture des Français, contre 43% aujourd'hui. « Le plus gros choc inflationniste est passé, il faut revenir progressivement à la normale », a-t-il expliqué.

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La veille Emmanuel Macron a, lui aussi, justifié cette décision rappelant que « la nation a investi environ 40 milliards d'euros pour absorber ce choc » et que « le contribuable paye ce que le consommateur ne paye pas ». Il a ainsi jugé que cette baisse du bouclier tarifaire constituait « une décision proportionnée », affirmant que la France « aura beaucoup moins augmenté l'électricité que dans la plupart de nos pays voisins ». Et de rappeler les projets destinés à faire baisser les prix de l'énergie dans les années à venir : « Nous produirons davantage d'électricité en remettant nos centrales nucléaires en marche qui comme vous le savez ont connu des difficultés » et « nous finalisons une réforme au niveau européen ».

(Avec AFP)

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