Export : « Les Etats-Unis sont une plateforme pour l'internationalisation »
Propos recueillis par Julien Gouesmat
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Ludovic Subran est directeur des investissements du groupe Allianz.
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Ludovic Subran est directeur des investissements du groupe Allianz.
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Ludovic Subran est directeur des investissements du groupe Allianz. Dans son dernier ouvrage, L'export fait vivre, sortie en librairie fin janvier aux éditions Le Cherche midi, l'auteur raconte les réussites de 20 entreprises françaises dans leurs exportations.
LA TRIBUNE - Votre livre ne se lit pas comme un manuel d'exportation pour les entrepreneurs français. Pourtant, dans les modèles de réussites que vous décrivez, certains schémas se répètent. Quelles sont les clés du succès à l'exportation française ?
LUDOVIC SUBRAN - Il y a 50 nuances d'exports. Selon le produit, le secteur, la structure du capital, les appétences aussi, le personnel et les histoires d'entrepreneurs, il y a vraiment plein de façons d'exporter. Mais pour qu'une entreprise française réussisse à exporter, le leitmotiv qui revient dans mes entretiens, c'est d'être patient. Parce qu'en réalité, ça ne marche souvent pas du premier coup. Beaucoup se sont cassé les dents plusieurs fois avant d'y arriver.
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Le deuxième point commun, c'est qu'ils n'hésitent pas à voir l'export comme une source d'innovation. Pour eux, exporter c'est aussi importer de l'innovation sur le design, le produit, le service. En rencontrant un nouveau client à l'international, ils améliorent leur produit et leur business model. Enfin, la troisième clé, c'est qu'ils se font aider. Ils n'hésitent pas à aller voir les banques, les assureurs crédit, les pouvoirs publics, les consultants. Ces dirigeants qui cherchent à exporter sont des gens qui savent très bien qu'ils ne peuvent pas réussir touts seuls à l'international.
Propos recueillis par Julien Gouesmat