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François Bayrou, un fidèle de Macron à Matignon

latribune.fr

Publié le 13 décembre 2024 à 11:52 - Mis à jour le 13 décembre 2024 à 19:00

François Bayrou devient Premier ministre à l'âge de 73 ans.

François Bayrou devient Premier ministre à l'âge de 73 ans.

© LTD / DIMITAR DILKOFF/AFP

Le Quotidien Numérique

25 juillet 2026

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Le président du MoDem a été nommé à Matignon ce vendredi matin, huit jours après la chute du gouvernement de Michel Barnier.

La France a enfin un nouveau Premier ministre. François Bayrou, dont le nom revenait avec insistance depuis plusieurs jours, est officiellement nommé à Matignon. Le président du MoDem a été reçu dès 8h30 par Emmanuel Macron, avec lequel il s'est entretenu pendant près d'1h45.

Âgé de 73 ans, le maire de Pau est un allié historique du chef de l'Etat. Pour rappel, il avait rallié le candidat En Marche lors de la campagne présidentielle 2017. François Bayrou avait d'ailleurs été nommé ministre de la Justice au début du premier quinquennat d'Emmanuel Macron, avant de démissionner au bout d'un mois en raison d'une enquête sur des emplois présumés fictifs du MoDem au Parlement européen.

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Remaniement : François Bayrou au centre du jeu

Le chef centriste avait ensuite été nommé Haut-commissaire au plan en août 2020. Il incarne au moins autant qu'Emmanuel Macron le dépassement du clivage gauche-droite qu'il est le premier à avoir théorisé, autant qu'il a promu la culture du compromis.

Avant de rejoindre les rangs d'Emmanuel Macron, François Bayrou avait été ministre de l'Education nationale sous François Mitterrand puis Jacques Chirac, de 1993 à 1997. Il a par ailleurs été député des Pyrénées-Atlantiques de 1986 à 1993, de 1997 à 1999, puis de 2002 à 2012. Le centriste a également siégé sur les bancs du Parlement européen au sein du Parti populaire européen (PPE), de 1999 à 2002. François Bayrou a été candidat à la présidentielle à trois reprises en 2002, 2007 et 2012.

La nomination de Bayrou hérisse la gauche

L'arrivée à Matignon de l'expérimenté centriste hérisse la gauche, qui y voit la poursuite de l'aventure macroniste. « J'ai de l'estime pour François Bayrou », mais « les Français ne veulent pas la continuité », avait ainsi déclaré Olivier Faure sur BFMTV/RMC mercredi. Si François Bayrou devait être nommé, les socialistes ne le censureraient pas par avance, avait-il cependant laissé entendre.

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Bayrou, les blessures d'un procès

« Si ce n'est pas un Premier ministre de gauche, nous ne participerons pas à ce gouvernement », avait pour sa part affirmé le chef des députés PS, Boris Vallaud, sur France Inter, lundi. Par conséquent, si le futur locataire de Matignon « est issu du bloc central (ou) de la droite, il n'y aura pas de ministres socialistes », avait-il insisté.

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Pour sa part, la patronne des écologistes, Marine Tondelier, voyait mal comment le centriste François Bayrou, qui n'est « ni de gauche, ni écologiste (...) peut nous convaincre de ne pas le censurer », avait-elle déclaré jeudi. Il mécontente aussi de nombreuses voix comme celle de Nicolas Sarkozy, que François Bayrou n'avait pas soutenu en 2012 à la présidentielle.

latribune.fr

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