Fusion Fiat-PSA : la famille Peugeot veut augmenter sa participation de 2,5%

Dans un entretien accordé à l'Est Républicain, la famille Peugeot confirme son intention d'exercer son option pour acquérir 2,5% supplémentaires du capital du futur numéro 4 de l'automobile, formé par le mariage entre PSA et Fiat Chrysler.

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(Crédits : STEPHANE MAHE)

La famille Peugeot, qui détiendra un peu plus de 6% du capital du groupe formé par la fusion de PSA et Fiat Chrysler, compte exercer son option pour acquérir 2,5% supplémentaires dès que possible, indique-t-elle dimanche dans un entretien exclusif à L'Est Républicain.

Lorsque le quotidien régional demande à la famille si la possibilité d'acquérir ces 2,5 % de plus dans les sept ou huit prochaines années constitue pour elle un "objectif majeur", Jean-Philippe Peugeot, le PDG d'Établissements Peugeot Frères (EPF), répond par l'affirmative.

"Pour obtenir cette possibilité, la négociation a été complexe. Elle n'était pas gagnée d'avance", explique le représentant de la holding de tête de la famille Peugeot, ajoutant : "Dès qu'on aura la certitude que la fusion ira à son terme, ma famille donnera des signaux favorables".

Quant à l'État français, actionnaire du nouveau groupe via son bras financier Bpifrance, "ma famille le remercie d'avoir été au rendez-vous, en 2013-2014, lorsque PSA était en difficulté, mais il n'a pas vocation, je pense, à être éternellement présent", indique Jean-Phillipe Peugeot, estimant qu'il "va sans doute rester dans le capital le temps de s'assurer que l'emploi sera durablement préservé".

L'obstacle des autorités de la concurrence

Interrogé sur une inquiétude éventuelle sur le franchissement de l'obstacle des autorités de la concurrence américaine et européenne, il se dit confiant parce que "l'État français et l'Europe ont envie que la fusion aboutisse" mais souligne toutefois avoir plus de crainte du côté de l'autorité européenne de la concurrence que des Etats-Unis.

Les constructeurs français PSA et italo-américain Fiat Chrysler (FCA) ont annoncé mi-décembre la signature de leur contrat de mariage, pour former le numéro quatre du secteur. Le trio de tête, en nombre de véhicules vendus, comprend aujourd'hui le groupe allemand Volkswagen, l'alliance franco-japonaise Renault-Nissan-Mitsubishi et le japonais Toyota.

Actuellement, Bpifrance, la famille Peugeot et le Chinois Dongfeng sont actionnaires à hauteur de 12,23% de PSA. Après la fusion à 50/50, leur participation sera réduite de moitié, tout comme celle de l'actionnaire principal de Fiat Chrysler Automobiles (FCA), Exor, la holding de la famille Agnelli-Elkann, qui descendra à 14%. Des clauses prévoient que la famille Peugeot pourra augmenter sa participation dans la nouvelle entité de 2,5% et que BpiFrance pourra céder 2,5%.

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Commentaires 10
à écrit le 14/01/2020 à 10:02
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Que Peugeot soit très prudent , il ne faut pas suivre le chemin ARCELOR , prudence et ligne rouge

à écrit le 12/01/2020 à 14:40
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"Quant à l'État français, actionnaire du nouveau groupe via son bras financier Bpifrance, "Quant à l'État français, actionnaire du nouveau groupe via son bras financier Bpifrance : ma famille le remercie d'avoir été au rendez-vous, en 2013-2014, lors...

à écrit le 12/01/2020 à 12:33
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Je ne sais pas vous mais quand une boite comme FCA cherche a fusionner 2 fois en moins d'un an, c'est qu'il y a probablement anguille sous roche, on peut penser à cette amende énorme (plusieurs milliard) qui leur pend au nez de la part des américains...

le 12/01/2020 à 14:35
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Psa est dans une situation bien plus compliquée que fca du fait des amendes de l’union europeenne dont ils sont la principale « victime ». C’est pourquoi ils sont allés jusqu’à payer le prix fort pour que puisse se concrétiser cette alliance. Fca réc...

le 12/01/2020 à 22:28
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PSA semble passif car il n'a pas les moyens de réagir et de taper sur la table.Vous ne savez rien de ce deal pas plus que moi, les chiffres mis sur la table ne mentent pas. PSA comme Renault vont mal et ont un grand intérêt à s'associer avec un autre...

le 13/01/2020 à 14:01
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On pouvait penser la même chose lors du rachat d'Opel qui n'avait pas gagné d'argent depuis 16 ans quand il appartenait à GM. Au final, Opel est maintenant bénéficaire et renforce PSA.

à écrit le 12/01/2020 à 12:02
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1/Les fusions entre égaux ça ne fonctionne pas. Querelles intestines de leadership à tous les niveaux, défiances des uns envers les autres, perte d'énergie a tout justifier, argumenter, convaincre, les équipes... Il faut toujours un ascendant assumé ...

le 12/01/2020 à 22:33
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Bien vu, pas de commentaire franchouillard, une approche réaliste de la situation. (actuellement Renault est entrain de dégringoler en bourse)

le 13/01/2020 à 1:24
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Ils ne sont plus aux commandes certes mais ils perçoivent les dividendes et 2,5%du coup c'est plus une paille

à écrit le 12/01/2020 à 11:02
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"l'État n'a pas vocation à être éternellement présent". C'est : Socialisation des pertes et privatisation des bénéfices. L' État au service du privé, c'est la définition du néolibéralisme. Actuellement, du Macronisme.

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