PSA et Fiat Chrysler fusionnent pour créer le 4e groupe automobile mondial

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(Crédits : STEPHANE MAHE)
Les constructeurs français PSA et italo-américain Fiat Chrysler (FCA) ont annoncé mercredi la signature de leur contrat de mariage, pour former le numéro 4 d'un secteur en pleine mutation.

Les membres du conseil de surveillance de PSA, ont validé, mardi 17 décembr,e à l'unanimité l'accord de fusion entre égaux associant le constructeur français et la firme italo-américaine Fiat-Chrysler Automobiles (FCA). Selon un communiqué commun, les deux partenaires ont signé "un accord de rapprochement engageant" en vue d'une fusion entre égaux de leurs activités "pour former le quatrième constructeur automobile mondial". Le trio de tête sur le marché automobile mondial, en nombre de véhicules vendus, comprend aujourd'hui le groupe allemand Volkswagen, l'alliance franco-japonaise Renault-Nissan-Mitsubishi et le japonais Toyota.

La nouvelle entité, de plus de 400.000 salariés, affichera un chiffre d'affaires consolidé de près de 170 milliards d'euros et des ventes annuelles de 8,7 millions de véhicules, sous les marques Fiat, Alfa Romeo, Chrysler, Citroën, Dodge, DS, Jeep, Lancia, Maserati, Opel, Peugeot et Vauxhall.

"Moment historique"

"Notre fusion est une formidable opportunité de prendre une position plus forte dans l'industrie automobile, alors que nous cherchons à maîtriser la transition vers une mobilité propre, sûre et durable", a déclaré Carlos Tavares, président du directoire du groupe PSA, lors d'une conférence téléphonique avec des journalistes en évoquant un "moment historique".

Lire aussi : Fusion Fiat-PSA : pourquoi les Peugeot craignent de perdre le contrôle

"Nos deux entreprises - qui sont toutes deux des démonstrations réussies d'entrepreneuriat familial durable et dévoué au fil des générations - ont contribué à définir notre industrie depuis ses origines, il y a plus d'un siècle", a écrit dans une lettre adressée aux salariés John Elkann, actuel président de FCA et héritier de la famille Agnelli, parlant "d'une réinvention de l'automobile" à venir autour "des véhicules à énergies nouvelles, la conduite autonome et la connectivité".

Les gouvernements français et italien ont salué cette annonce tout en se disant vigilants sur le respect des engagements formulés par les deux constructeurs et notamment, pour la France, sur la "confirmation de l'engagement du nouveau groupe sur la création d'une filière industrielle de batteries électriques".

Le chinois Dongfeng réduit sa participation

"La promesse de non-fermeture de site devra être tenue", a aussi souligné dans un communiqué le syndicat français CFE-CGC métallurgie. La première priorité est "naturellement la question de l'emploi", a aussi jugé Rocco Palombella, secrétaire général du syndicat italien Uilm, tout en évoquant deux signaux très rassurants: "d'abord, la déclaration officielle selon laquelle il n'y aura pas de fermeture de site, et ensuite la présence de deux représentants des salariés au conseil d'administration".

Le syndicat américain UAW a rappelé pour sa part que "la production de FCA en Amérique du Nord est très rentable" et espéré que l'accord apporte "des opportunités de croissance". John Elkann présidera le nouveau conseil d'administration, tandis que Carlos Tavares deviendra directeur général du groupe fusionné, selon les deux partenaires. Les économies générées par la fusion permettront "d'investir massivement dans les technologies et les services qui vont façonner la mobilité du futur, tout en répondant au défi des réglementations sur les émissions de CO2", ont souligné les deux groupes.

Après la fusion, la famille Peugeot et le bras financier de l'Etat français Bpifrance détiendront chacun 6,1% à 6,2% de la nouvelle entité. Le troisième actionnaire de référence de PSA, le chinois Dongfeng, va en revanche céder 30,7 millions d'actions avant la réalisation de la fusion pour n'avoir que 4,5% dans la nouvelle entité. "Ils sont très conscients du rôle qu'ils ont, c'est une façon de soutenir cette fusion", a commenté M. Tavares, interrogé sur les éventuelles difficultés créées par la présence de l'actionnaire chinois pour une approbation de l'accord par les Etats-Unis, dans un contexte de fortes tentions commerciales sino-américaines.

La famille Peugeot, qui aura la possibilité d'augmenter de 2,5% sa participation au sein de la nouvelle entité, a qualifié ce rapprochement d'"équilibré", soulignant qu'elle aura, tout comme Bpifrance, "un administrateur, Exor, actionnaire de référence de FCA, en ayant deux". Exor, la holding de la famille Agnelli-Elkann, devrait détenir 14% de la future entité dont le nom n'a pas encore été choisi.

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a écrit le 19/12/2019 à 13:40 :
avec une forte implantation syndicale "rouge" dans les usines françaises restantes de Renault , on peut craindre le pire pour leur futur ; les lignes Maginot dont nos politiques sont des spécialistes, qui auront été mises en place à cette occasion ,feront comme toutes les autres,elles seront enfoncées .
mais ces politiques ne seront plus là lorsque cela arrivera ...
a écrit le 19/12/2019 à 6:02 :
Oui. Tragédie historique. Comment la France peut elle continuer à laisser faire n'importe quoi avec son industrie par des gens sans morale ? La France vfient de perdre un de ses 2 derniers constructeurs auto
a écrit le 19/12/2019 à 0:07 :
De fortes synergies avec des plateformes communes entre les modèles Fiat Peugeot Citroën Opel, vont nécessiter un gros travail de rationalisation en perspective, avec des économies à attendre ds la conception, les achats, la fabrication, avec en vue les futures versions électriques.
Des marques premium sont à réveiller: Maserati, Alpha, DS avec également des plateformes communes.
Les futures citadines électriques du nx groupe ont leur chance outre atlantique pour peu qu'un engouement se dessine auprès des classes moyennes urbaines, sachant que les Tesla plutôt positionnées ds le premium ne seront pas pour ttes les bourses.
Les marques américaines Jeep et Ram st devenues quasi inadaptées au marché européen avec le renforcement des normes antipollution.
Leur intérêt est dc de maintenir leur attractivité sur le marché nord américain et ds ts les pays où les normes ne st pas encore trop sélectives.
Des niches à forte VA sont à conforter ds les véhicules d'exception à vocation sportive avec Maserati et ds la gamme d'utilitaires de loisirs de Fiat.
Bref, avec ces tx d'Hercule, CT ne va pas s'ennuyer, mais bon, il n'est pas à un challenge près, surtout s'il trouve le bon Tempo ds son duopole avec le PDG Elkann.
a écrit le 18/12/2019 à 18:28 :
Le but était de se débarrasser de l'actionnaire chinois ? Il y a un gros potentiel avec des marques présentes un peu partout dans le monde mais ça va pas être simple à naviguer le truc...

Notons quand même que Toyota reste troisième alors que seule tous les autres se sont regroupés. Une maniabilité qu'ils ont intérêt à exploiter.

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