Fiat-PSA : la naissance imparfaite d’un géant mondial de l'automobile

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(Crédits : Regis Duvignau)
L’annonce de la fusion du groupe automobile français avec le groupe italo-américain revêt un caractère historique. Il replace des marques françaises jusqu’ici trop européennes parmi les leaders mondiaux du secteur… Mais les termes du deal font largement débat et suscite l’incompréhension des marchés...

"Un leader pour une nouvelle ère dans la mobilité soutenable". C'est le leitmotiv qui commande la fusion que viennent de sceller Fiat Chrysler Automobiles et PSA. Les deux groupes automobiles ont annoncé ce mercredi 18 décembre les termes d'une fusion historique qui doit créer le quatrième constructeur automobile mondial. Le troisième si on exclut l'Alliance Renault-Nissan-Mitsubishi qui n'est pas un groupe véritablement intégré.

Un groupe de puissance mondiale

Avec 9 millions de voitures produites par an, 170 milliards d'euros de chiffres d'affaires, 400.000 voitures par an, Carlos Tavares, qui va prendre les manettes opérationnelles de la nouvelle entité, change totalement d'échelle, cinq ans après avoir pris la tête de PSA. Mais cette nouvelle entité intègrera aussi 11 marques mondiales: Peugeot, Citroën, DS, Opel-Vauxhall, Fiat, Alfa Romeo, Maserati, Jeep, RAM, Chrysler et Dodge. C'est également de nouveaux marchés dont de solides positions sur le marché nord-américain. Carlos Tavares va passer d'une entité qui réalisait 80% de son chiffre d'affaires en Europe à 46% seulement, et qui va passer de quasiment zéro euro en Amérique du nord à 43% de son activité. Il se renforce également en Amérique Latine où FCA est très bien implanté, mais l'impact sur le marché chinois est encore tout relatif, sauf avec Jeep.

Pour l'ancien de Renault, cette fusion était impérative pour permettre à PSA de rester compétitif tout en investissant massivement dans les technologies du futur. Carlos Tavares estime que les prochaines décennies vont se caractériser par une accélération de l'urbanisation avec tout ce que cela implique en matière environnementale: contraintes sur les CO2, nouvelle approche de la mobilité, et voiture autonome. Pour celui qui est connu (et reconnu) pour avoir redresser PSA et Opel en des temps records, la consolidation n'était plus une option.

Du côté de Fiat Chrysler Automobiles, on fait la même analyse. Il était devenu urgent de concentrer ses forces pour préparer l'avenir et repositionner le groupe dans une perspective mondiale.

Une fusion approuvée par les marchés

Les analystes partagent ce point de vue sans réserve. "Cette fusion a du sens d'un point de vue industriel... Les enjeux de mobilité mais également environnementaux avec des objectifs de CO2 complexes vont pousser les constructeurs à une course au gigantisme. C'est un mouvement de fond", nous explique Frédéric Rozier, co-responsable de la gestion de portefeuille, Mirabaud France. "Sur la dimension industrielle et ses synergies, mais également sur le maillage géographique, personne n'a à redire sur l'intérêt de cette fusion. Elle est logique", ajoute-il. Toutes les notes d'analystes sont au diapason de ce projet de rapprochement. Selon certains, cette fusion pourrait même ouvrir la voie à d'autres vocations... En Chine, où il existe plus de 300 marques, une consolidation d'envergure semble également imminente.

Le débat d'analystes sur les synergies possibles est également plutôt encourageant puisque tous estiment que la fourchette de 3,7 milliards d'euros envisagée par PSA-FCA est très en-dessous du potentiel.

Un deal déséquilibré

Néanmoins, tous s'interrogent sur les termes de l'accord. La fusion des deux groupes semble totalement déséquilibrée... Et de nombreux analystes estiment que John Elkann, le chef du clan Agnelli, les héritiers du fondateur de Fiat, sort grand gagnant. En creux, on peut dire que le camp français (famille Peugeot et BPI France) fait un immense cadeau aux actionnaires italiens. Selon certains brokers, la prime payée par les actionnaires de PSA pour la fusion est d'environ un tiers de la valeur du deal. "Il y a une vraie question sur la prime consentie par les actionnaires français. On l'estime à environ 40%. Les mesures de convergence qui ont été prises depuis la première annonce ne suffiront pas à réduire l'écart", souligne Frédéric Rozier.

Ce déséquilibre est caractérisé d'un point de vue boursier. Chez Mirabaud AM, on rappelle qu'à la veille de l'annonce de la fusion, FCA était valorisé 18 milliards d'euros, contre 22 milliards pour PSA. Impossible de parler "d'égaux" dans ces conditions. Encore moins si on valorise ce qui ne l'a pas encore été par les marchés, à savoir les investissements de long termes: plateformes modernes, motorisations efficientes, électrification, connectivité, plan produits... Avec une marge de 7,6% - de 8,5% si on enlève Opel -, PSA est très loin devant FCA en matière de rentabilité opérationnelle (6%). En outre, il va falloir restructurer l'appareil industriel de FCA où des usines sont largement sous-utilisées, et investir des milliards pour relancer les marques, notamment italiennes...

Et la grande gagnante est...

La famille Elkann, elle, s'en sort par le haut puisqu'elle a gardé la très juteuse activité de Ferrari dans son périmètre, ou d'autres actifs comme CNH (camions et tracteurs). En outre, elle va percevoir un dividende supplémentaire de 1,6 milliard d'euros (FCA va verser un dividende exceptionnel de 5,5 milliards à ses actionnaires avant la fusion). Mieux! FCA va, sans bourse déliée, engranger un maximum de technologies sur lesquels il avait fait l'impasse.

PSA renonce ainsi à tous ces actifs après avoir pourtant restructuré ses usines, parfois dans la douleur, et investi des fortunes en R&D. PSA est historiquement l'un des tous premiers déposants de brevets en France. Et de rappeler que le cours de PSA est retombé depuis l'annonce des termes de la fusion, tandis que celui de FCA est resté au niveau de celui de l'annonce. Les marchés ont ainsi intégré sur les cours, la prime in fine payée par la partie française.

Pourtant, la famille Peugeot approuve à l'unanimité de ses membres le projet de fusion. On avait connu la famille plus divisée... Notamment lors de l'arrivée du chinois DongFeng dans le capital. Elle estime qu'avec BPI France, le "camp français" fera le poids face à Exor, le holding familial de John Elkann avec 14% des actions. Elle a également obtenu de pouvoir monter de 2,5% dans le capital. Il semblerait donc que BPI France dont la vocation première était de maintenir l'équilibre du capital face à DongFeng, est désormais condamné à pérenniser cette participation, mobilisant ainsi du capital pourtant nécessaire dans sa mission d'investissement public.

Un risque managérial à terme

En outre, le deal porte un risque managérial crucial: celui d'une dissonance entre actionnaires. L'exemple de la fusion Essilor-Luxottica est dans toutes les têtes. Les marchés se sont aperçus de la difficulté de faire converger les managements de deux entreprises, et à plus forte raison lorsque celles-ci sont dans une démarche supra-nationale. "La fusion entre égaux est toujours un défi, car il y a toujours un moment où des arbitrages structurants doivent être pris", met en garde Frédéric Rozier de Mirabaud AM.

Ainsi, les notes de brokers sont unanimes sur les termes du deal. "Il y a sûrement des éléments qui nous échappent", tentent même l'un d'entre eux. Car tous veulent croire que Carlos Tavares sait où il va... Il est d'ailleurs le centre de gravité de ce nouveau projet sans lequel les marchés seraient moins confiants.

Certains analystes spéculent également sur les motivations des Peugeot. "Il est possible que les Peugeot aient voulu sécuriser un deal avant qu'un chevalier blanc leur souffle le deal..." nous raconte sous couvert d'anonymat un bon connaisseur du secteur. Une hypothèse qui fait réfléchir quand on sait que FCA cherche, en vain, un groupe auquel s'adosser depuis plus de cinq ans... John Elkann accomplit donc un coup de maitre puisqu'il se retrouve à la tête du 4ème constructeur automobile mondial sans coup férir à l'image de l'acquisition pour trois bouchées de pain du groupe Chrysler en 2008 alors que celui-ci était au bord de la faillite. Le sens des affaires de John Elkann combiné la rigueur opérationelle de Carlos Tavares promet un avenir radieux au nouveau groupe. C'est sûrement à cela que les Peugeot veulent croire...

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a écrit le 27/12/2019 à 13:16 :
Si vous êtes surpris des montants payés par PSA c'est qu'industriellement parlant ce groupe (formidable au demeurant) allait dans les années à venir rencontrer des difficultés majeures. PSA est LE groupe automobile le plus impacté par les normes anti-pollution et les amendes mises en place par l'UE. Il devenait urgent pour eux de s'associer à quelqu'un et étaient prêts, preuve en est, à payer le prix fort pour cela. Certainement plus encore que FCA, qui accuse essentiellement des retards dans leurs plateformes de véhicules (et qui va de ce fait bénéficier des plateformes PSA, parmi les meilleures du marché actuel). Le deal, sur le papier est quasi parfait. Dans le futur en revanche effectivement, il y a de grandes chances que la famille Agnelli prenne réellement le dessus au niveau de l’actionnariat. Mais peu importe. Beaucoup s'inquiètent du contrôle des Italiens par les Français, des Français par les Italiens. Ce que je vois de mon côté c'est que s'est créé un géant mondial Franco-Italien et c'est tant mieux pour tout le monde.
a écrit le 25/12/2019 à 12:40 :
L'article de M.Bourassi est excellent...ni FCA ni PSA n'ont aujourd'hui EN VENTE dans leurs concessions respectives des voiture hybrides, hybrides rechargeables ou VE comme nouveautés qui vont attirer et qui attirent déjà la clientèle...qui veut passer à autre chose que le petit diesel cher et pas fiable et en plus invendable en occasion !
Les petites essences se révèlent consommer trop en ville avec leurs petits moteurs downsizés !
Le VE est en train de se révélé une mauvaise option chère, à cause des bornes de recharge, sans norme standard de payement, défaillantes et pas fiables, sinon à des tarifs qui sont anarchiques et chères aussi, ce qui handicape la circulation d'un VE sur longue distance hors de villes.
Reste l'option d' l'hybride et Hybrides rechargeables qui ne sont pas là (ou à peine annoncés par PSA-FCA) )...hormis Toyota, qui est une offre cohérente et fiable.
Juste avec un seul modèle, Le CH-R de Toyota c'est vendu en moins de trois ans à plus de 400000 exemplaires en Europe...
Même concernant les constructeurs allemands...rien n'est encore dans les concessions...ou très peu d'offre ! Cette offre à peine sortie, est déjà renouvelé au bout dans an et ne permets même pas au public de comprendre de qu'on lui offre.
Pire, dans le VE, c'est très loin une adhésion de sa part.
M.Bourassi a parfaitement raison...avec FCA et PSA on est d'ans l'imparfait total.
a écrit le 20/12/2019 à 21:27 :
L article de me Bourassi est très approximatif et très franchouillards je pense que la famille Peugeot et les actionnaires français et chinois ont saisi l opportunité de fusionner avec FCA pour ne pas disparaître comme l'industrie camion poid lourd et tracteurs agricoles qui n n'ont aucune marque française et sur le reste je partage l analyse de Raca il faut être moins arrogant et avoir peur du voisin
a écrit le 20/12/2019 à 10:50 :
Avez-vous un ou une relectrice qualifié (e) parmis vos employés ?
Alors corrigez les fautes de grammaire et virez nous les anglicismes des textes.!
Un " deal " c'est un accord.!
a écrit le 19/12/2019 à 20:23 :
C'est quoi les 400.000 voitures par an du 2éme paragraphe?
Et le passage de zéro à 43 % en Amérique du Nord :pouvez vous nous faire le calcul précis (pour rire un peu) ?????
a écrit le 19/12/2019 à 19:07 :
Pourrait-on avoir réellement une analyse du marché américain (USA) ?
Les produits de PSA (même rebadgés Chrysler) sont-ils adaptés à ce marché ?
Ce marché est mature, tout entrant doit prendre des parts de marché à un concurrent. Les japonais et coréens occupent bien le terrain des voitures de la gamme proposée par PSA.
Les allemands sont reconnus depuis longtemps pour leurs finitions premium.
Quelle place reste-t-il pour PSA ? N'oublions pas la chute de PSA en Chine.
Finalement, cette soif d'Amérique n'est-elle pas davantage le reflet des ambitions démesurées de Carlos Tavares que la réponse à un positionnement stratégique ?
Mais il pourra se faire plaisir en pilotant Jeep et Ram, de vrais marques US.
a écrit le 19/12/2019 à 16:11 :
Haha qu'est-ce que vous faites mes pauvres amis francais.Maintenent la famille Anieli(les italiens) vont conduire la compagnie et dans le meme temps Peugeot vend beaucoup plus des voitures que la groupe Fiat.Grace aux sindicats Alsom a reste francais et il se n'ai pas coopere avec Siemens qui vend beaucoup moins des trains dans le monde.Berreta a achete Chapuis Armes.Et en meme temps La France est la deuixieme economie en Europe Italie au troisieme place avec un dete gigantesqie et ils achetent tout vos entreprises.Pauvre pauvre freres francais.C'est vraiment dommage pour vous.Quand les italiens ont occupe Menton Grenoble etc pendant la Seconde Guerre Mondiale.Vous pouvez pas battre la mafia mais les anglais les battu en Afrique pendant la WW2.C'est pour ca tous veulent apprendre l'anglais et ils pensent que la langue francaise est une langue feminin.
Réponse de le 19/12/2019 à 17:37 :
j'avoue qu'entre l'orthographe approximative et la synthaxe chaotique, je n'ai pas tout compris...
Réponse de le 19/12/2019 à 17:37 :
j'avoue qu'entre l'orthographe approximative et la synthaxe chaotique, je n'ai pas tout compris...
Réponse de le 19/12/2019 à 21:03 :
Jveux dire en quelques mots que vous pouvez pas proteger votre industrie et vos entreprises si tu es francais si tu es italien bravo.
Réponse de le 21/12/2019 à 9:50 :
vous mélangez tout, on parle d' entreprises privés pas de pays: cela dis l' Italie est la deuxième industrie européenne, Fiat est plus grand que PSA (vente de voitures, présence sur plusieurs continents avec plus de marques et avec des marges supérieures à PSA ( voir USA …) . Quand à la dette de pays 2018: France 2315 Milliards, Italie 2322 milliards, UK 2 105 milliards, Allemagne 2063 milliards, USA 25 000 milliards ….
Quand à la dernière guerre et la criminalité qui malheureusement existe partout cela n'a vraiment rien a voir avec le sujet.
a écrit le 19/12/2019 à 15:01 :
Je trouve en effet cet article à charge et très incomplet
Rien sur les parts des actionnaires principaux
Rien sur dongfeng à qui les Peugeot vont acheter 2,5% du capital
Rien sur le fait qu’en faisant cela , les Peugeot et BPI finances auront à eux 14.7% du capital , contre 14.5% à exor
Bref un article très décevant pour un journal économique !!
Réponse de le 19/12/2019 à 17:15 :
Il y a devant mes yeux la carte mondiale des endettements pour 2019 : 132% pour nos amis italiens, 238% pour les japonais, 97 pour la France, etc. J'ai l'impression que tous les pays sont endettés, hors Roosevelt indiquait que le hasard n'existe pas en politique.. Savoir ce qui se cache derrière ces données permettrait d'éclaircir tous ces "détournements" industriels - Où allons nous ?
a écrit le 19/12/2019 à 14:50 :
Après l'optimisme sur commande de rigueur, ce sera surtout un bain de sang social et industriel des deux côtés des alpes.
Essentiellement pour des raisons de coûts de production et aussi parce que les autorités françaises ne lèvent pas le petit doigt pour l'industrie automobile considérée comme source de pollution, mais aussi pourvoyeuse d'emplois.
Le nouvel ensemble va disposer d'un cluster industriel en Europe de l'Est, en mesure de produire bien moins cher qu'en France ou en Italie.
En Pologne, usine Opel de Gliwice, usine Fiat de Tochy et en Slovaquie à Tarnva,
et des usines Fiat de Serbie et de Turquie (Bursa) ...
En France, 2 à 3 usines sont menacées a minima : Hordain (vendue à Toyota ?), Poissy et Rennes,
En Italie, c'est encore pire notamment pour les 3 usines de Pomigliano d'Arco, Melfi et Cassino.
Idem en Amérique Latine,
De plus, même en badgeant sous différentes marques des modèles identiques, 14 marques, ce n'est pas tenable sur un plan marketing et commercial
a écrit le 19/12/2019 à 14:24 :
Je ne comprends pas Mr Bourassi votre approche. En terme d'évaluation, les valeurs actuelles sont proches en xEBITDA ou xCA. Le CA de FCA est largement au-dessus de PSA qui compte pourtant Faurecia dans son CA. PSA avait besoin d'une porte d'entrée aux USA et vous ignorez totalement le cout d'installation usine + réseau sur place. Et PSA va pouvoir dupliquer dans sa zone d'influence européenne des programmes partagés pour FIAT et ALFA ROMEO tout en disposant de la plate-forme GIORGIO et de l'expertise en 4W et propulsion de FCA. Bien sûr, il y a une prime à payer. Mais payer 3 milliards d'euros de prime à FCA pour s'ouvrir le marché américain en rebadgant des CHRYSLER pour des 3008 et 5008 ou lancer sa propre usine / réseau avec un risque évident que ça se casse la figure et pour le même tarif, quel est l'intérêt pour PSA ?
Je comprends que le groupe FCA comporte des risques financiers dernièrement connus mais s'il vous plait, changez de prisme : il y a des points positifs industriellement et commercialement pour les deux groupe, avec un partage d'influence (FCA : Amérique / Chine et PSA : Le reste). Merci.
Réponse de le 19/12/2019 à 14:52 :
La complémentarité industrielle ne fait pas de doute, comme l'article le stipule clairement.
Quant aux comparatifs de CA, il est peu pertinent, l'EBITDA imparfait au dépens de la marge OPERATIONNELLE.
Enfin les compétences produits sont ici clairement en faveur de PSA, même si elles restent difficiles à valoriser.
On ne peut reprocher à un journaliste de reprendre les termes des analystes financiers, de multiples origine, que l'on peut difficilement accuser de parti-pris.
a écrit le 19/12/2019 à 13:19 :
A risque de fâcher quelques "informés" qui s'expriment ici, car je ne connais rien du deal, je me permets un avis.
Tout dans ce rapprochement repose sur Tavares. Il avait réussi son coup de force chez Renault. Est ce que cela lui a mis "la grosse tête" ?
La grenouille... ? Car il est sûr que les "sur hommes" cela n'existe pas. Les circonstances dictent; un quidam peut en bénéficier. L'Histoire a peu la pratique de se répéter dans les mêmes termes.

On peut souhaiter que les Schlumberger ont pesé avant d'apposer leur signature; mais peut être est ce dans l'esprit de sortir de cette industrie à (court ?) terme.
Car il est sûr qu'elle va "morfler" dans les années à venir.
a écrit le 19/12/2019 à 13:04 :
Frenchguy, à part insulter tout le monde, on se demande à quoi il sert ? S'il peut servir à quelquechose dans la vie...

Sinon à part ça l'article est juste. PSA se fait harakiri pour valider cette fusion. Ce que je comprend pas c'est comment ça peut passer aupres des actionnaires de PSA qui n'apporteront pas leur actions à cette offre. Ce n'est pas les actions de la famille Peugeot et de BPI qui vont permettre de valider la fusion, car ils ont en tout que 24% de PSA.

Ensuite vu les casseroles que tirent FCA aussi bien financierement, juridiquement et industriellement, je suis vraiment pas certain que la fusion se fera.
On a vu des fusions bien mieux engagées et ne pas se faire finalement comme Publicis-Omnicom, Siemens-Alstom, Orange-Bouygues, etc...
Réponse de le 20/12/2019 à 9:52 :
casseroles ? si vous êtes au courant expliquez vous ! car
1) FCA n'est plus endetté (ce n'est pas le cas de PSA)
2) juridiquement aucun problème majeur (comme PSA)
3) industriellement en avance sur la voiture autonome et petit retard sur la voiture électrique en sachant que pour 2020 plusieurs modèles électriques sont prévus et qu'une nouvelles usines de batteries est en construction en Italie
4) FCA est présent sur plusieurs continents ( ce n'est pas le cas de PSA presente surtout en Europe avec ces 4 marques )
ò mon avis je crois que ce mariage bien organisé sera une réussite pour les deux groupes
Réponse de le 20/12/2019 à 9:55 :
casseroles ? si vous êtes au courant expliquez vous ! car
1) FCA n'est plus endetté (ce n'est pas le cas de PSA)
2) juridiquement aucun problème majeur (comme PSA)
3) industriellement en avance sur la voiture autonome et petit retard sur la voiture électrique en sachant que pour 2020 plusieurs modèles électriques sont prévus et qu'une nouvelles usines de batteries est en construction en Italie
4) FCA est présent sur plusieurs continents ( ce n'est pas le cas de PSA presente surtout en Europe avec ces 4 marques )
ò mon avis je crois que ce mariage bien organisé sera une réussite pour les deux groupes
a écrit le 19/12/2019 à 12:32 :
Que d'inexactitudes et d'approximations dans vos analyses Mr Bourassi... Mais nous sommes habitués venant de vous... Lamentable.
Réponse de le 19/12/2019 à 14:42 :
Et sinon, une argumentation constructive ( quelle approximation, quelle inexactitude..) sur votre point de vue, c'est trop demandé?
La formule lapidaire et gratuite est décidément bien confortable...
lamentable...
Réponse de le 19/12/2019 à 17:13 :
contre-argumentez qu'on s'instruise. On est guère avancés avec ce diagnostic tranchant : 0/20, où sont les corrections portées en rouge ? Économie d'énergie, grosse fatigue ? :-)
a écrit le 19/12/2019 à 10:51 :
Votre point de vue sur cette union est un peu franchouillarde et déconnectée de la réalité au même titre que votre affirmation que Magnetti Marelli appartient encore à FCA.
Faites des recherches un peu plus poussées si vous voulez être crédibles et cherchez ce que chaque constructeur apporte dans ce deal mais d'une manière neutre et sans parti pris.
a écrit le 19/12/2019 à 10:50 :
Dans cet accord de fusion, les contreparties de la dilution chinoise restent implicites ou cachées. Et BPI France ne fera pas le poids quand les usines françaises seront relocalisées et se désengagera. Car le socialisme à la française n'est pas favorable à l'industrie et au travail manuel depuis 38 ans. Priorité aux start-ups progressistes, fintech et autres intelligences artificielles hors sol, et aux investissements chinois.
Réponse de le 19/12/2019 à 12:38 :
Pas grand chose non plus dans les start-up, juste aussi mal que l'Allemagne dans ce secteur (la moitiè du Royaume Uni),mais eux il excellent dans tous les autres.
a écrit le 19/12/2019 à 10:47 :
C'était chouette l'époque des 504, 404, 204 et de toutes ces sympathiques bagnoles totalement recyclables, désormais c'est la mondialisation approuvée par les marchés qui se prélassent sur un matelas de dettes - Triste et très inquiet..
a écrit le 19/12/2019 à 10:19 :
Un grand mystère que cette fusion. A propos FERRARI par les temps qui courrent sera bientôt classée en bagnoles de collections parceque faire vroum vroum ce n'est plus trés tendance.
a écrit le 19/12/2019 à 8:29 :
L'histoire dira si les ego des comex et conseil d'administration français était tel qu'ils l'ont emporté face à la raison.
Sur le papier, à ce stade, la fusion ressemble à un vol à l'étalage, presque pire que celui qui s'annonçait pour Renault.
Je pense pourtant que tant de personnes bien plus intelligentes que moi, qui décident ces deals, ne peuvent pas passer devant certaines évidences aussi flagrantes...donc a priori, il y a quelque chose qu'on ne connait pas.

puis je me remémore le deal Monsanto Bayer... les flagrantes évidences ne l'étaient visiblement pas assez pour lesdits intelligents décideurs !
Réponse de le 19/12/2019 à 10:53 :
La dette n'est pas faite pour être remboursée mais pour acquérir gratuitement tous les biens de la population et des services publics, en bref acheter un pays dont la facture est payée par les citoyens – Pas belle la vie ? Mais ils ont raison, les Gilets Jaunes sont des irresponsables..
Réponse de le 19/12/2019 à 10:59 :
Vous n'avez aucune information précise sur ce deal à moins d'appartenir au conseil de PSA . Soyez sûr que la famille Peugeot ne sont pas des pingouins et connaissent mieux que vous les chiffres mis sur la table. LES CHIFFRES ne mentent pas et ne font pas de sentiments franchouillards.
PSA avec les nouvelles normes de pollution en 2020 sont en dehors des clous et ce n'est pas leurs voiturettes électriques qui pourraient les sortir des amendes qui vont pleuvoir. FCA auss, mais eux payent TESLA pour cela.
a écrit le 19/12/2019 à 8:09 :
Etonnante en effet cette frilosité de la famille Peugeot . Réfrener l'arrogance de John Elkann n'aurait pas empêché le deal , et établi les positions des participants pour l'avenir
Tavarès parti , et cela arrivera un jour , Fiat Elkann fera main basse sur Peugeot . Les Industriels français sont décidément des ploucs face à leur rivaux allemands ou italiens .
Réponse de le 19/12/2019 à 11:03 :
Soyez indulgent avec vos affirmations vous ne connaissez rien du deal, et les affaires vont et viennent. Quant LVMH achète des sociétés étrangères vous dites que c'est normal, débarrassez de votre arrogance qui est typiquement française et vous verrez que les industriels français ne sont pas si ploucs que vous pensez.

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