Gabriel Attal veut un nouvel index égalité femmes-hommes « dès l'année prochaine »
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Le Premier ministre, Gabriel Attal (photo d'archives).
SARAH MEYSSONNIER
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Le Premier ministre, Gabriel Attal (photo d'archives).
SARAH MEYSSONNIER
Bientôt un nouvel index de l'égalité professionnelle entre les femmes et les hommes en 2025 ? C'est en tout cas ce que le Premier ministre, Gabriel Attal, a souhaité ce vendredi, à l'occasion de la journée internationale des droits des femmes. Cet index est publié chaque année pour la journée du 8 mars.
Il a aussi promis « d'autres mesures » pour l'égalité au travail, comme la « publication d'une fourchette précise de salaires dans les offres d'emploi pour faire la transparence et éviter que les femmes soient moins bien traitées ». « Nous sommes déterminés à changer les choses, à changer les mentalités » et à « lever les obstacles qui pèsent sur les initiatives des femmes et à briser cette chape de plomb de l'autocensure », a-t-il ainsi assuré. Avant d'ajouter :
instauré en septembre 2018 dans le but de réduire les inégalités salariales persistantes. Il
est calculé sur 100 points en prenant en compte quatre à cinq indicateurs selon la taille de l'entreprise (de plus ou moins 250 salariés). Ces derniers fournissent une mesure sur l'écart de rémunération femmes-hommes (40 points), l'écart dans les augmentations annuelles (20 points), l'écart dans les promotions (15 points), les augmentations au retour de congé maternité (15 points) et la part de femmes dans les dix plus gros salaires (10 points). Les entreprises d'au moins 50 salariés ont l'obligation de publier leur note globale. Lorsque celle-ci est inférieure à 75, l'entreprise doit prendre des mesures correctives dans les trois ans.En 2024, la note moyenne déclarée par les entreprises d'au moins 50 salariés se maintient au niveau constaté en 2023, avec 88/100 en 2024, selon l'index publié jeudi. Seules 2% des entreprises ont obtenu la note maximale de 100, c'est-à-dire que « 98% doivent encore produire des efforts pour faire progresser l'égalité entre les femmes et les hommes », détaille un communiqué du ministère du Travail.
Or, cinq ans après sa création, cet index « n'a pas rempli toutes ses promesses », a critiqué jeudi dans un rapport le Haut Conseil à l'Egalité, qui propose notamment de confier aux pouvoirs publics l'automatisation de son calcul, ou d'introduire de nouveaux indicateurs sur le temps partiel ou les bas salaires.
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Le système choisi en 2018 « présente des avantages et des inconvénients », écrit le HCE. Il a notamment « contribué à rendre visible l'existence d'écarts de salaire entre les femmes et les hommes », estimés selon les derniers chiffres de l'Insee pour 2022 à 23,5% dans le privé, et à 14,9% à temps de travail égal.
Parmi les « inconvénients », le Haut Conseil cite le périmètre limité de l'index auquel « 1% seulement des entreprises sont assujetties » ou une « méthodologie discutée » qui omet notamment le facteur du temps partiel, alors que « près de 80% des emplois à temps partiel sont occupés par des femmes ».
La ministre du Travail Catherine Vautrin a, elle, annoncé vendredi dans Les Echos qu'une concertation des partenaires sociaux serait lancée « dans le courant du mois » de mars pour améliorer l'index égalité, qui a stagné entre 2023 et 2024. En visite dans un magasin Metro vendredi matin, la ministre a précisé que la directive européenne serait transposée « en 2025 ». Pour rappel, une directive européenne a été prise en mai 2023 afin de contraindre les employeurs à la transparence, et doit être transposée par les États membres dans leur droit national d'ici juin 2026.
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En octobre, l'ex Première ministre Elisabeth Borne avait, quant à elle, déjà proposé de bâtir dans les 18 mois un nouvel index « plus ambitieux, plus transparent », anticipant la transposition de la directive européenne.
(Avec AFP)
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