"Gilets jaunes" : "les conséquences pourraient être catastrophiques" (CCI France)

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Pierre Goguet a été reçu ce lundi 26 novembre à Bercy pour une réunion de crise afin de réaliser une première évaluation des conséquences économiques du mouvement des gilets jaunes sur l’ensemble du territoire et de convenir de mesures d’accompagnement pour les professionnels touchés.
Pierre Goguet a été reçu ce lundi 26 novembre à Bercy pour une réunion de crise "afin de réaliser une première évaluation des conséquences économiques du mouvement des gilets jaunes sur l’ensemble du territoire et de convenir de mesures d’accompagnement pour les professionnels touchés." (Crédits : DR)
ENTRETIEN. Le président de CCI France, Pierre Goguet, s'inquiète des conséquences d'une prolongation du mouvement des gilets jaunes sur l'économie française. A quelques semaines des fêtes de Noël, le réseau des chambres de commerce est de plus en plus sollicité par les commerçants qui font part de leurs difficultés.

Alors que le ministre de l'Economie Bruno Le Maire a reçu une quinzaine d'organisations professionnelles à Bercy ce lundi, le président de CCI France, Pierre Goguet, alerte sur les conséquences à long terme du mouvement des gilets jaunes sur l'économie tricolore. Face à la poursuite du mouvement, commerçants, grossistes, restaurateurs et distributeurs demandaient en fin de semaine dernière à ce que le "libre accès" à leurs magasins et entrepôts soit respecté, les opérations de blocage pénalisant fortement leur activité à quelques semaines de Noël. Dans un récent communiqué, plusieurs organisations patronales telles que la fédération du commerce et de la distribution ou l'association nationale des industries alimentaires ont déjà fait part de leurs craintes.

"Les répercussions économiques de ces blocages sont dès lors extrêmement lourdes pour de nombreux industriels comme pour l'ensemble des distributeurs, tant en termes de chiffre d'affaires que de coûts. La pérennité même de magasins ou de fournisseurs est parfois en jeu, à une période où se fait une large partie des ventes de l'année." Dans l'impasse, Emmanuel Macron doit faire des annonces demain visant à détailler et expliquer un "pacte social" d'accompagnement de la transition écologique.

LA TRIBUNE - Quelles sont vos principales inquiétudes sur le plan économique ?

PIERRE GOGUET - Actuellement, nous sommes dans une période cruciale pour le commerce où l'activité économique est importante. A l'approche de Noël, les commerçants ont commencé à faire des stocks pour pouvoir vendre. Mais s'ils ne peuvent plus vendre comme les années précédentes, ils pourraient être confrontés à des problèmes de trésorerie rapidement. Ces difficultés concernent toutes les tailles d'entreprise. Ces confrontations médiatisées peuvent également jouer sur l'attractivité du commerce. Il y a aussi des conséquences dans les services, l'industrie ou les chaînes de logistique.

Quels pourraient être les secteurs les plus pénalisés selon vous ?

Depuis la diffusion des images des affrontements sur les Champs-Elysées durant le week-end dernier, l'économie française pourrait connaître de vraies difficultés sur le tourisme. De nombreuses familles étrangères pourraient annuler leurs voyages et leurs chambres d'hôtel au moment des fêtes de Noël. Tout le commerce en lien avec l'activité saisonnière des fêtes de fin d'année pourrait être pénalisé. Il y a beaucoup de commerçants qui font la moitié de leur chiffre d'affaires sur cette période. Les conséquences pourraient être catastrophiques si elles étaient amenées à durer.

Avez-vous eu des remontées précises de la part de votre réseau de chambres implantées dans les régions ?

Notre réseau consulaire nous permet d'avoir des enquêtes flash sur l'ensemble du territoire avec des retours quasi-permanents. Notre rôle est d'écouter et d'apaiser nos entrepreneurs et nos commerçants, même si c'est difficile en ce moment, et on a des cellules spécifiques dans les chambres implantées en région qui sont mobilisées. Grâce à ce réseau, on a enregistré des chutes d'activité très précises dans des hypermarchés ou dans des zones commerciales.

Un magasin Décathlon à Nantes a perdu par exemple 200.000 euros de chiffre d'affaires en une journée. Dans la région Grand-Est, PSA n'a pas pu produire 1.500 voitures qui étaient prévues la semaine dernière à cause de la logistique. Au niveau de l'île de La Réunion, nous avons reçu des alertes extrêmement fortes. C'est un avantage d'être connecté avec notre réseau d'élus qui sont issus du commerce, de l'industrie ou des services. Nos interlocuteurs nous demandent de relayer toutes ces inquiétudes auprès des pouvoirs publics.

Vous avez évoqué récemment les risques d'un affaiblissement des corps intermédiaires dans un tweet. Pouvez-vous apporter des précisions sur cette remarque ?

Les 70 observatoires du commerce que nous avons à travers le territoire sont extrêmement utiles. Si un réseau comme le nôtre n'est plus aussi présent grâce à toutes ces organisations professionnelles, l'exaspération des entrepreneurs victimes d'une dégradation de leurs marchandises ou qui n'ont plus accès à leur site, pourrait prendre de l'ampleur. Le danger est de revenir à une forme de poujadisme où les commerçants iraient jusqu'à s'organiser eux-mêmes pour essayer de défendre leurs activités. Certains indépendants risquent la survie de leur commerce et l'emploi de leurs salariés.

Est-ce que vous êtes régulièrement en relation avec le ministère de l'Economie ?

Nous diffusons régulièrement à nos ministères de tutelle des comptes rendus que l'on met à jour quasi quotidiennement. Je crois que ça remonte l'Elysée. Ce réseau local montre toute son utilité pour rassurer les entreprises et peut être force de proposition sur les mesures d'accompagnement.

Justement, quels sont les types de solution ou de réponse à apporter ?

A partir du moment où nous sommes dans des zones affectées, où il y a une entrave à la libre-circulation et à l'accès, je pense qu'il faut envisager un échelonnement des cotisations sociales et fiscales des entreprises touchées. Elles comptaient sur les ventes de cette période pour refaire leur trésorerie. Dans le réseau des CCI, nous avons des dispositifs qui peuvent être activés. On a système qui s'appelle "alerte commerce" dans une soixantaine de chambres qui consiste à alerter les commerçants dans des zones très précises sur un éventuel danger ou des problèmes d'accessibilité.

Si des commerçants ont été entravés dans leurs activité, il serait intelligent de permettre aux commerçants qui le souhaitent d'avoir des journées d'ouverture complémentaires au mois de décembre pour tenter de rattraper le chiffre d'affaires qu'ils ont perdu et écouler les stocks qu'ils n'ont pas vendus. Le nombre de jours d'ouverture le dimanche est limité malgré tout. Les commerçants qui le souhaitent devraient pouvoir ouvrir leur magasin ce jour-là.

Pour ceux qui ont subi le plus de préjudices, il faut envisager des mesures d'indemnisation pour que les entreprises survivent. Beaucoup de petits commerçants n'ont pas d'assurance pour des pertes d'exploitation. Il faut encore pouvoir démontrer le lien de causalité entre le préjudice subi et la situation. A la Réunion par exemple, des commerçants ont sollicité la mise en place d'un fond d'indemnisation.

Ces réponses sont loin d'être complètes. Nos chambres vont travailler sur des questions de solidarité territoriale. L'idée est que les écosystèmes d'entrepreneurs détectent les entreprises les plus fragilisées à l'issue de ces événements là et essaient de les aider en participant au remplissage des carnets de commande quand c'est possible. Ce sera des mesures au cas par cas.

Quelles pourraient être les conséquences à plus long terme ? 

À plus long terme les problématiques sont plus liées à des enjeux de compétitivité-coût. Des entreprises se heurtent parfois à des salariés qui sont confrontés à des problématiques de pouvoir d'achat notamment dans les zones rurales liées à la hausse des produits pétroliers et aux taxes. Cela se traduit par des demandes d'augmentation de salaires.

Des entreprises pourraient être ainsi confrontées à des sollicitations. Or les mêmes entreprises subissent aussi les coûts de l'énergie. Dans un contexte où les marges peuvent être altérées par ces phénomènes combinés à une hausse des salaires, les entreprises pourraient avoir des difficultés.  Ce mouvement traduit enfin de vraies fractures entre les territoires, entre les zones rurales et les territoires métropolitains.

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Commentaires
a écrit le 02/12/2018 à 12:48 :
Ce qui est réellement catastrophique ce n'est pas les "gilets jaunes". C'est l'élection de Mr Macron. Ce président pense avoir été élu démocratiquement alors que son élection n'est ni plus ni moins le fait de l'élimination des autres. Il n'a pas été élu mais est juste le fait de la nullité des autres partis et de la peur du FN. Mais faut pas se leurrer, plus les années passent et même si cette peur reste la même la nullité de nos gouvernants finira par les faire élire eux ou l'extrême gauche. Et bien évidement le véritable coupable ne sera pas le peuple mais ce type de gouvernant !
a écrit le 28/11/2018 à 8:08 :
A les entendre les gilets jaunes (comme...) ils n'arrivent pas à finir le mois. Pourtant ils sont toujours là en bonne santé et beaucoup sont plutôt en excès de poids, rien a voir avec des biafrais. quand aux slogans cela fait 50 ans qu'on entend les mêmes banalités y ka faut qu'on, démission, envoyer la monnaie, faites payer les autres etc...
Réponse de le 28/11/2018 à 16:14 :
La France d'en bas en a marre. Marre de payer pour les autres (l'abandon de l'ISF, ça vous parle ?), marre de vivre sa vie à crédit. Manger sainement n'est pas forcément lié cause d'embonpoint, vous savez... si les ministres qui se claquent le bide dans les restos chics sont à prendre en exemple, ok, pas de problème.
Mais là vous abusez. La taxe sur les carburants ? Oui, mais sur TOUS les carburants. Bonjour envolée du kérosène (les avions vont planer), y'a pas que la voiture qui doit prendre !

Franchement, vous ne vivez pas la même vie que ceux d'en bas. Vous direz bonjour à Louis XVI de notre part.
Réponse de le 28/11/2018 à 17:40 :
On peut comprendre que certains en aient d'avantage marre que d'autres. Mais détrompez vous sur un point - la France "d'en haut" (j'imagine que c'est comme cela que vous appelez celle qui n'est pas d'en bas ??) contribue largement au système. LEs transferts sociaux et fiscaux fonctionnent à plein régime dans notre pays, et même si cela n'est pas toujours perçu par les classes moyennes, elles bénéficient largement des contributions des plus aisés.
Réponse de le 29/11/2018 à 17:12 :
"rien a voir avec des biafrais. "

Quoi que :

Sans abri, Isabelle 58 ans vivait avec son mari dans une voiture, sur la commune du Fenouiller depuis plus d’un an. Elle est décédée dans la nuit de ce mardi 16 à mercredi 17 octobre, à l’hôpital de Challans.Le couple se nourrit grâce aux Restos du Coeur, et des voisins leur apportent ici un café, là de la nourriture. Mais les deux sans-abri ont aussi une santé fragilisée. Elle est reconnue invalide, lui est en demande de reconnaissance d’invalidité.Alerté, par le gérant de la supérette Proxi Market, Patrick Gérardin (ancien maire) et Alain Brochet (ancien deuxième adjoint) contactent la secrétaire du président du département pour essayer de débloquer ce grave problème, espérant que les différents organismes sociaux s’occuperont de ces personnes en détresse.Mais cet espoir sera de courte durée…
… Il est trop tard
En invalidité, Isabelle est très fragile. Elle ne pèse plus que 30 kilos.
a écrit le 27/11/2018 à 21:34 :
Bla-bla-bla. Voilà une bonne nouvelle pour l’environnement. Moins de consommation, c’est cela aussi la transition écologique!!!! C’est Macron qui va être content....
a écrit le 27/11/2018 à 20:11 :
Ils Sont Ridicules Ces Gilets Jaunes Qui Degradents Les Radars Automatiques.
Pour se Faire Flasher en Roulant Devant il Faut Vraiment Le Chercher Vous Savez.
Moi je rêve souvent d'en voir plus sur les axes routiers.
a écrit le 27/11/2018 à 20:04 :
Ils ont l'air tres joyeux les gilets jaunes dès qu'ils font face a une caméra avec la certitude de passer aux informations télévisées.
J'ai du mal a les croire si inquiet que cela concernant leur pouvoir d'achat...
Réponse de le 28/11/2018 à 9:07 :
vous n'avez rien compris, ce n'est qu'une façade devant les caméras, leurs misères ne sont pas étalées , ils ont leurs fiertés
a écrit le 27/11/2018 à 19:36 :
C.C.I Couteuses !! en Bureaucratie, et Inutiles !! et méprisant Artisans et Commerçants.
a écrit le 27/11/2018 à 16:00 :
Les gilets jaunes sont le sommet de l'iceberg. Mr Macron les a entendu mais il ne les a pas compris. L'ENA est une machine a fabriquer des clônes technocratiques qui ne peuvent pas comprendre le peuple. la seule solution semble la révolution avec un changement brutal non pas climatique mais politique.
Réponse de le 27/11/2018 à 19:03 :
A votre avis, ce sont les enarques qui ne comprennent pas le peuple ? Ou l'inverse ?
Réponse de le 28/11/2018 à 5:45 :
C'est vrai que le climat politique mérite des mesures à la hauteur des dégâts : une meilleur gestion des déchets par exemple... Ceux qui se plaignent du pouvoir d'achat sont aussi ceux qui vont dépenser un max d'argent pour Noel. Qu'ils arrêtent d'acheter des cadeaux futiles et le gouvernement devra en tirer les conclusions qui s'imposent. Tant que le business marche, il n'a aucune raison de changer de cap.
Réponse de le 29/11/2018 à 16:30 :
Je continue de penser qu'il faudra une transition démocratique avant la transition écologique...car la déconnexion est trop importante entre les pseudo-élites et le peuples
a écrit le 27/11/2018 à 14:34 :
si vous ne partagez pas votre richesse
nous vous ferons partager notre pauvreté.
a écrit le 27/11/2018 à 14:29 :
Normal, ça fait plus de 20 ans que les mécontents ont beau manifester, ils n'obtiennent strictement rien des politiques !
Là, ils ont commencé à comprendre le système. Notamment avec Macron, qui ne craint qu'une seule chose : que son plan consommation/croissance/emploi ne se grippe, ce qui mettrait toute sa crédibilité en jeu !
D'où des actions qui vont dans le sens du blocage de l'économie (de ceux qui ont encore les moyens de vendre ou d'acheter !).
Étape suivante : grève volontaire de la consommation pour ceux qui en ont encore les moyens ... et involontaire pour tous ceux dont le travail sera effectué par un robot.
Étape suivante : écroulement de la consommation de masse, puis du modèle économique dans lequel nous vivons tranquillement actuellement !!
a écrit le 27/11/2018 à 14:05 :
il paraît excessif de dire que les gilets jaune ont un impact sévère sur l'économie pour le moment. L'impact est pour le moment marginal surtout que les chiffres qui nous sont donnée ne concerne que la grande distribution. il s'additionne également à un ralentissement économique qui touche le pays depuis le début de l'année. la croissance allemande est négative au T3 2018, sans que les gilets jaunes n'en soit responsable.
De plus la hausse des taxes a également un impact sur l’économie, qui pour le moment est nettement plus important que l'impact des actions des gilets jaune.
a écrit le 27/11/2018 à 12:54 :
Il suffit de taxer les géants internet sur leur chiffre d'affaire(amazon,cdiscount etc...) et de verser une avance sous condition ou des prets a taux zéro aux petits commerçants
a écrit le 27/11/2018 à 12:44 :
Nous avons tous compris qu'il faut déplacer et consommer un minimum.
Le projet de nos gouvernants s'inscrit dans cet axe, laissant cependant à une minorité élue par le sort -et l'entregent- la liberté de jouir qu'il convient.
M. Goguet risque de beaucoup pleurer à l'avenir.
a écrit le 27/11/2018 à 12:01 :
Moins de consommation = moins de pollution. Le gouvernement devrait se réjouir.
a écrit le 27/11/2018 à 11:45 :
"les conséquences sont catastrophiques" Nuance ! Prendre en compte les craintes sur le prélèvement à la source, également.
a écrit le 27/11/2018 à 11:37 :
Quand la SNCF ne marche plus pendant des semaines, bloquée par la CGT (Cancer Généralisé du Travail : Coluche) on n'entend pas beaucoup ce Mr
a écrit le 27/11/2018 à 10:54 :
La seule cause de cette crise est l'autisme de l'exécutif qui ignore tout de la réalité du pays au delà du périphérique parisien. Et comme ils ne sont pas non plus très calés en technique, ils ne se rendent même pas compte que beaucoup de pistes suivies sont des impasses :
-la voiture électrique (dépendance totale à l'Asie pour les batteries, infrastructures de recharge, disponibilité de quantités suffisantes d'électricité pour recharger ... pas seulement quand il y a du soleil et du vent)
-renouvelables (solaire et éolien) qui n'ont d'intérêt que si on trouve un moyen environnementalement et économiquement soutenable de stocker leur production)
-voitures hybrides, qui n'ont d'intérêt qu'en ville (dont on veut justement sortir les voitures... bonjour la cohérence)
-chauffage au bois, intéressant sur le plan du CO2 (le CO2 qu'il dégage est absorbé par la croissance des arbres) mais désastre environnemental en termes de particules et de NOx (bien pire que le fuel) à un point tel qu'il devrait être le premier à être interdit, avant le chauffage au fuel et le diesel, s'il y avait un tant soit peu de cohérence scientifique de la politique environnementale.
a écrit le 27/11/2018 à 10:52 :
MACRON n'avait rien vu venir ni son déficit abyssal 2018 de quelques 100 milliards d'euros à entendre Jean Larc DANIEL, éminent économiste, ni les manques de gains des commerçants, artisans et plus généralement de toute l'activité économique au ralenti ou en berne pour les fêtes de fin d'année. Donc Moratoire sur les hausses des carburants, plus moratoires sur les charges sociales ou fiscales des entrepreneurs je vois mal la réalisation du budget 2019 si l'on ajoute à ce sombre tableau le ralentissement de l'économie mondiale et Française à 1,4 ou 1,5% en 2019.
a écrit le 27/11/2018 à 10:33 :
Il est facile de critiquer les "conséquences" sans vouloir évoquer la responsabilité des "causes"; gouverner c'est prévoir!
a écrit le 27/11/2018 à 9:18 :
Cette crise aura malheureusement des conséquences sur l'économie. mais qui est le coupable? les gilets jaunes désespérer où Macron qui les pousse dans la rue et en rajoute tous les jours Macron n'est qu'un être froid et calculateur le seul sentiment qu'il peut avoir c'est: le fric!. La situation est malheureuse mais de l'autre côté c'est la seule façon de sensibiliser ce président des chefs de cordée qui sur le fonds méprise le peuple qui pourtant l'a élu!
Réponse de le 27/11/2018 à 19:52 :
"qui sur le fonds méprise le peuple qui pourtant l'a élu! "

Le peuple des CSP+ surtout
a écrit le 27/11/2018 à 9:16 :
Les gens osent demander des augmentations de salaire... On hallucine.
a écrit le 27/11/2018 à 9:02 :
Très heureux de sa convergence avec le blocage des pensions , dire qu il a tout compris
me rassure sur la compétence de nos élites .
a écrit le 27/11/2018 à 8:52 :
Ils osent demander des augmentations de salaires quand le leur ne leur permet plus de vivre !

Heureusement, les lois Macron permettent maintenant de les virer à moindre coût, à moindre risque et par charrettes entières.
a écrit le 27/11/2018 à 7:48 :
MACRON unique responsable, son arrogance fait que les Français n'en veulent plus. Pas aidé non plus macron avce ses griveaux, castaner, darmanin, plus insonts les uns que les autres. à la trappe cette clique.
a écrit le 27/11/2018 à 2:43 :
Les problèmes du commerce et de l'industrie, importent peu à " l'organisateur Invisible" La faillite c'est son but. La corruption et la haine sont arrivée à un tel niveau, que beaucoup pensent remettre tout à plat à partir de zéro. Beaucoup n'ont plus rien à perdre.
a écrit le 26/11/2018 à 20:32 :
Macron le Parisien, et courtisans conseillers bo-bo est bien le Seul et Exclusif détonateur : Ce Taxo-Man acharné. A lui de Détaxer massivement à présent, DE SUITE, si Arrogant face aux Privations du Peuple Français.
Non, Par orgueil, il choisit, la dégringolade de l'économie dès Décembre : " Droit dans ses Bottes "
Ne rien céder, laisser pourrir.
Celà va hélas ! aboutir à un soulèvement généralisé : employés, artisans, commerçants.
Et il fera charger police et armées contre le peuple,
Article 16 de la Constitution
Couvre feu,
Révolution,
IL EST BIEN LE SEUL AUTEUR
Réponse de le 28/11/2018 à 11:47 :
A NATACHA.
Vous devriez boire de la verveine ou du tilleul.
Ca calme. parait-il.
Jamais l'armee francaise n'acceptera de tirer sur le peuple.
a écrit le 26/11/2018 à 20:08 :
Pour les riches car les pauvres son déjà les laissés pour compte...
a écrit le 26/11/2018 à 19:17 :
Surtout que là ce sont ceux qui se font le plus exploiter qui manifestent du coup si aucune aide ne leur ai apporté on peut surtout s'attendre à de graves crises humaines dans l'avenir avec augmentation des dépressions, des accidents du travail, de l'absentéisme voir encore plus de suicides dans un pays qui en comporte beaucoup mais sujet totalement tabou car bilan désastreux de notre système politique et économique.

Maintenant je comprnds bien que c'est le fric qui vous préoccupe d'abord hein... What else !?
a écrit le 26/11/2018 à 18:30 :
Prochaine escalade des mignons, grève des cadeaux de Noel : Seulement un bon gueuleton et des jouets pour les enfants. Les français redécouvrent la solidarité avec ceux qui n'ont plus rien...
Réponse de le 26/11/2018 à 22:19 :
Vous avez raison, le retour à une bonne famine, à la peste, à la lèpre et au choléra, rien de tel pour améliorer le sort des pauvres. Si la France devenait un pays pauvre, c'est vrai que le sort des gilets jaunes seraient tellement plus agréables.
Etre pauvres parmi les riches, c'est désagréable parce que l'envie vous taraude mais être pauvres parmi les pauvres, ce n'est certainement pas mieux, sinon tous les pauvres des pays riches migreraient vers les autres pays et non l'inverse.
Réponse de le 29/11/2018 à 10:17 :
Il ya déjà quelques années que nous pratiquons cela en famille. Un cadeau commun pour notre père. Rien entre frères sœurs, neveux etc. Je fais un cadeau utile à chacune de mes filles qui groupe noël + anniversaire (l'année dernière un frigo pour mon ainée, des draps pour la cadette). Un cadeau fait maison créatif pour chacune d'entre elles. Instruction de ne rien m'offrir.

LE PLUS IMPORTANT / 4 jours passé en famille (19 personnes). Chacun amène quelque chose à manger. Beaucoup de très bons moments et peu de dépenses.
a écrit le 26/11/2018 à 18:13 :
pas attendu les gilets jaunes pour renoncer à tous mes achats de noël et plus encore ; la hausse de la CSG du mois de janvier de macron a annulée mon budget loisir
a écrit le 26/11/2018 à 18:13 :
"Cela se traduit par des demandes d'augmentation de salaires.Des entreprises pourraient être ainsi confrontées à des sollicitations. Or les mêmes entreprises subissent aussi les coûts de l'énergie".

Pourquoi, quand ces entreprises subissaient moins les coûts de l’énergie ,ils augmentaient les salariés .apparemment non
Réponse de le 27/11/2018 à 11:16 :
On a déjà des coûts salariaux au top en Europe , et le moins qu'on puisse dire est que nos entreprises, peu compétitives, ne gagnent pas de parts de marché. A vrai dire si on en juge par le bas niveau de l'investissement productif en France (bien moins de robots qu'en Allemagne, en Italie, en Espagne...) on peut légitimement penser que les groupes laissent à l'abandon leurs usines françaises et qu'elles en ont déjà scellé le sort. Ne restera plus en France que le luxe (c'est à dire ce dont le prix de vente est tellement élevé que les coûts de production n'entament pas la marge) et un petit artisanat traditionnel local.
Réponse de le 27/11/2018 à 16:47 :
En gros, tu es en train de me dire qu'il ne faut pas travailler dans ce genre de boite puisque les salariés quoi qu'ils fassent ne peuvent pas demander d'augmentation de salaire sans augmenter les coûts.Au fait, tu faisais comment pour avoir une augmentation de salaire à ton époque sans augmenter les coûts, bien sur ?
Réponse de le 27/11/2018 à 22:10 :
Longtemps les augmentations de salaire étaient en trompe-l'oeil, bouffées par l'inflation sitôt accordées. Ou encore plus vite reprises par les dévaluations monétaires compétitives (grosso modo des augmentations en monnaie de singe). Maintenant, à part la hausse des tarifs des services publics, des tarifs fixés par l'état et la répercussion des hausses de taxes il n'y a plus d'inflation. Les seules marges de manoeuvre pour augmenter les salaires sont l'augmentation du temps de travail et la hausse de productivité.
a écrit le 26/11/2018 à 18:12 :
Notre planète se meurt et quand on taxe ce qui la tue, voici les réactions des coupables ...
Réponse de le 27/11/2018 à 11:11 :
Quand quelque chose est dangereux, on l'interdit, on ne le taxe pas. La taxation, c'est permettre aux seuls riches d'acheter le droit de polluer, et empoisonner la vie des autres.

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