Les mesures "Gilets jaunes" devraient booster le pouvoir d'achat (des actifs)

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Les économistes de l'institut de statistiques anticipent une chute de l'inflation au cours du premier semestre pour atteindre 1% en juin 2019 grâce aux mesures prises par le gouvernement.
Les économistes de l'institut de statistiques anticipent une chute de l'inflation au cours du premier semestre pour atteindre 1% en juin 2019 grâce aux mesures prises par le gouvernement. (Crédits : Jean-Paul Pelissier)
Les mesures annoncées mi-décembre par le gouvernement face au mouvement des gilets jaunes" vont augmenter le pouvoir d'achat des ménages de 0,8% en 2019 en moyenne, selon une étude de l'Institut des politiques publiques (IPP).

Alors que les "gilets jaunes" se préparent à un acte XI prévu ce samedi, les économistes de l'institut des politiques publiques (IPP) ont publié une note mercredi particulièrement éclairante sur l'impact des mesures d'urgence économiques et sociales annoncées par le président de la République le 10 décembre dernier.

Seulement quelques semaines après le début du mouvement social, Emmanuel Macron avait principalement visé les salariés autour du SMIC et les retraités avec des dispositifs rapides à mettre en place. Passées en urgence à la fin de l'année dans le budget 2019, toutes ces mesures devaient servir à apaiser la colère des manifestants. Mais cette stratégie n'a visiblement pas fonctionné au regard du nombre de personnes dans les rues recensées par le ministère de l'Intérieur les samedi suivants. L'exécutif compte désormais sur la mise en oeuvre du grand débat pour calmer la gronde sur les ronds-points.

> Lire aussi : Smic, CSG, heures supp : une opération déminage à 10 milliards pour Macron

Gain moyen de 0,8% de pouvoir d'achat

Après avoir opéré une première simulation des effets sociaux-fiscaux du budget 2019 à l'automne dernier, les experts du centre de recherches ont pris en compte les effets redistributifs des nouvelles mesures qui sont loin d'être négligeables. Au total, l'arsenal devrait entraîner un gain moyen de 0,8 % du revenu disponible en moyenne pour les ménages.

Les annonces du locataire de l'Elysée comprennent notamment l'annulation de la taxe carbone initialement prévue pour 2019, l'élargissement de l'éligibilité au chèque énergie, la revalorisation de la prime d'activité de 90 euros pour les salariés au SMIC, l'annulation de la hausse de la CSG pour les retraités ayant une pension inférieure à 2.000 euros par mois, et la défiscalisation et la désocialisation des heures supplémentaires. Le total de ces annonces devraient représenter un coût global estimé à 8,3 milliards d'euros d'après des prévisions du gouvernement. A l'Insee, les statisticiens estiment que l'impact global "serait de 0,5 point de revenu disponible brut (RDB, c'est-à-dire les revenus dont disposent les ménages après opérations de redistribution) durant le premier trimestre 2019."

Des effets différenciés

Les résultats des travaux de l'IPP rappellent que tous ces dispositifs ont des répercussions très disparates selon les ménages. L'annulation de l'augmentation de la fiscalité énergétique pour 2019 a valorisé le niveau de l'ensemble des ménages "avec des effets plus importants dans le bas de la distribution du fait de l'extension de l'éligibilité au chèque." Des disparités peuvent apparaître compte tenu des différences de moyens de transport au sein de la population. Du côté de la défiscalisation des heures supplémentaires chères à l'ancien Président de la république Nicolas Sarkozy, les principaux bénéficiaires devraient faire partie des 60% des ménages les plus aisés, avec une hausse moyenne de 0,2% du revenu disponible au sein de cette population.

Pour les retraités, l'annulation de la hausse de la CSG devrait profiter aux foyers faisant partie du milieu de la distribution avec une pension inférieure à 2.000 euros par mois. En revanche, les retraités les plus modestes,"parce que déjà sujets initialement à un taux réduit (ou à une exonération complète) de CSG, ne bénéficient pas de cette mesure."

La revalorisation de la prime d'activité devrait avoir des effets concentrés sur la première moitié de la distribution des niveaux de vie souligne l'organisation rattachée à l'école d'économie de Paris et au Crest. "Néanmoins, cette mesure n'affecte pas les premiers centiles, la bonification individuelle étant ciblée sur les individus rémunérés au moins à la moitié d'un SMIC en équivalent temps plein" expliquent les auteurs.

Les ménages aisés sont les grands gagnants du budget 2019

Outre la prise en compte des mesures d'urgence économiques et sociales, les auteurs de la note ont étudié les effets redistributifs du budget 2019. D'après les simulations opérées, "les actifs sont en moyenne gagnants, quel que soit le centile de niveau de vie (+ 2,3 % de revenu disponible en moyenne)." En revanche, les retraités situés parmi les 20% des ménages les plus aisés sont sollicités," avec une perte moyenne de 3% de leur revenu disponible".

Enfin, les ménages les plus aisés demeurent les grands gagnants du budget voté pour cette année. D'après les projections de l'organisme de recherches, les foyers rattachés aux 1% les plus aisés "voient leur revenu disponible augmenter en moyenne de 6,4 % du fait du remplacement de l'impôt de solidarité sur la fortune (ISF) par l'impôt sur la fortune immobilière (IFI)".

Baisse de l'inflation en vue

Ces gains de pouvoir d'achat seraient particulièrement soutenus par une baisse sensible de l'inflation au premier semestre 2019. D'après la dernière note de conjoncture de l'Insee publiée fin décembre, la hausse des prix de l'énergie s'est accélérée au cours du troisième trimestre 2018 avec l'augmentation massive des prix du pétrole qui a dépassé les 80 dollars par baril en septembre.

> Lire aussi : Pouvoir d'achat : l'inflation en France ralentit à 1,6% en décembre

Les économistes de l'institut de statistiques anticipent une chute de l'inflation au cours du premier semestre pour atteindre 1% en juin 2019. L'inflation des prix de l'énergie serait en perte de vitesse. En revanche, l'inflation sous-jacente (c'est à dire sans les prix de l'énergie,des produits frais et les tarifs publics) devrait augmenter d'ici juin 2019 de 1,2% sur un an.

Une croissance au ralenti

En dépit de ces mesures en faveur du porte-monnaie des Français, la croissance manque de ressorts en ce début d'année. Selon le dernier communiqué publié par le cabinet Markit ce jeudi, l'activité du secteur privé en France est tombée en janvier à son plus bas niveau depuis plus de quatre ans, en raison d'un fort repli dans le secteur des services. Les économistes restent cependant prudents sur l'impact économique lié aux mobilisations des "gilets jaunes":

"Malgré la poursuite du mouvement des gilets jaunes, il est difficile d'établir si la faiblesse des dernières données PMI reflète les perturbations liées aux manifestations ou si les prévisions d'un ralentissement économique mondial en 2019 sont déjà en train de se réaliser."

Les dernières données de Markit pour la zone euro signalent un nouveau ralentissement de la croissance en janvier, "qui affiche un niveau de plus en plus proche de la stagnation". Et la plupart des grandes institutions internationales anticipent un essoufflement de la croissance mondiale cette année.

> Lire aussi : La croissance mondiale ralentit plus vite que prévu selon le FMI

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Commentaires
a écrit le 26/01/2019 à 14:55 :
Il est clair que Macron a déclaré la guerre aux retraités. Cela n’augure rien de bien pour sa réforme des retraites, où ils vont se faire une nouvelle fois essorer !!!
a écrit le 25/01/2019 à 19:42 :
Le gouvernement a de plus en plus de mal à médire des gilets jaunes.

Il les a accusé de provoquer du chômage.... -1.1% ce trimestre.
Il les a accusé de faire fuir les touristes.... l'année 2018 a été exceptionnelle à Paris, y compris pendant les 3 derniers mois (+1%).
Il les a accusé de tuer des automobilistes en neutralisant les radars... les chiffres ne sont pas encore sortis mais seront plutôt bons selon les spécialistes.

En plus voilà qu'ils ont réussi a procurer un (tout petit) peu de pouvoir d'achat aux français.
Conclusion logique: Il faut virer la clique macronienne et mettre Drouet à l'intérieur...
:-))
a écrit le 25/01/2019 à 16:20 :
On peut parier qu'environ la moitié des 10 Milliards mis sur la table se retrouvera sous forme de déficit du commerce extérieur en fin d'annèe. Car augmenter la consommation c'est bien, mais cela relance au final les pays producteurs de biens consommables, c.a.d. principalement la Chine.
a écrit le 25/01/2019 à 11:28 :
il y a un achat que j'aurai fait il y a dix ans mais que je ne fais pas: changer ma voiture âgée de 15 ans. Pourquoi ne pas le faire? il n'y a plus de plaisir de conduire, cela ne reste qu'un besoin de se déplacer par nécessité. En dehors de cela, ma voiture reste garée-99.9% du temps. mais ce n'est pas pour cela que j'irai plutôt en louer une ou faire du covoiturage afin d'économiser: la voiture reste une facilité, une liberté de se mouvoir sans avoir à calculer quand et comment je vais trouver une voiture au moment où j'ai besoin de me déplacer. Tout est à l'avenant. Nous vivons dans un monde de plus en plus contraint par des directives venant soit du gouvernement soit de Bruxelles. C'est cela qui détruit notre moral et nos envies phénomène bien sûr accentué par le pouvoir d'achat de tout un chacun..
Réponse de le 25/01/2019 à 17:41 :
Si votre voiture ne vous sert pas, on comprend bien que vous ne la remplaciez pas.
je ne vois pas très bien la responsabilité du gouvernement ou de l'UE dans votre vague à l'ame.
Réponse de le 26/01/2019 à 14:57 :
Oui, on peut le dire, voiture est un luxe et ceux qui le peuvent, y ont encore accès mais ce sont les dernières minutes avant fermeture définitive !!!
a écrit le 25/01/2019 à 11:21 :
La convergence des luttes permet d'ouvrir un second front en plus de celui du samedi et de mieux soutenir les revendications sociales.
a écrit le 25/01/2019 à 10:38 :
Les Français ne croit pas à la croissance par le travail; Il mise à bloc sur l'Etat providentiel et ne compte pour assurer leur train de vie que sur le ruissellement de la dépense publique.Le syndrome du Père Noël, chez un peuple agnostique!
Réponse de le 25/01/2019 à 12:53 :
La révolte en cours est un cri d’adieu face à un système a bout de souffle.
L'humain est fort quand même, il a créé l'argent et l'économie, pour qu'au final sa création devienne ce qui le détruit le plus, l'argent a prit le dessus sur toute morale/savoir vivre.
Il faut changer de système et de mécanisme financier et il n'existe pas qu'un seul système comme Macron veut nous le faire croire.
a écrit le 25/01/2019 à 10:36 :
Maintenant que le gouvernement va payer un place de cinéma et un repas au restaurant au gilets jaunes, je suis rassuré.
a écrit le 25/01/2019 à 9:32 :
Donc vive les casseurs, ils boostent l'économie par la loi du plus violent! Vive le ruissellement des dépenses publiques! Cassons gaiement!
a écrit le 25/01/2019 à 8:43 :
En regardant le grand-débat, chacun y va des ses problèmes perso, pauvres, français moyens et français très riches, c'est une source inépuisable et infini de cas particuliers.
Les vrais enjeux politiques ne sont pas la mais plutôt géopolitiques et très peu abordés.
a écrit le 25/01/2019 à 8:25 :
La seule solution pour sortir de cette crise est la taxe TOBIN. En effet quelque soit l'argent donné en bas , vue que tout le monde achète des produits manufacturés, il remonte dans les mains des actionnaires et ne redescend plus jamais .
La seule solution est cette cette taxe sur les échanges financier pour calmer la folie actuelle et financer la transition écologique.
a écrit le 25/01/2019 à 8:23 :
....NON ! pas LES retraités seulement QUELQUES retaités , les autres étant toujours rackettés : ça se paiera aux élections ........
a écrit le 25/01/2019 à 0:44 :
Grève générale le 5.
a écrit le 24/01/2019 à 19:16 :
"La revalorisation de la prime d'activité devrait avoir des effets concentrés sur la première moitié de la distribution des niveaux de vie souligne l'organisation rattachée à l'école d'économie de Paris et au Crest".

C'est une aide financière supplémentaire que peu de personnes éligibles ont sollicitée. Après l'annonce d'Emmanuel Macron d'une revalorisation de la prime d'activité ainsi que de l'élargissement du spectre de ses bénéficiaires, on pouvait s'attendre à une très forte hausse des demandes. Or selon BFMTV, même si les Caisses d'allocations familiales enregistrent une hausse des demandes, seuls 38% des foyers éligibles à la nouvelle version de la prime d’activité l'ont sollicité. En effet sur les 1,2 million de foyers supplémentaires en droit de la toucher, il n'y a eu que 458.000 demandes d'inscription enregistrées.
a écrit le 24/01/2019 à 19:13 :
Ca commence à se savoir! Combien nous coûtent les amis du "nouveau monde" hors taxe de Macron ? 70 milliards de fraude fiscale ,c'est énorme, c'est 100 fois plus que les valises de billets de la fraude des années 80....Le néolibéralisme de Macron n'a rien à voir avec un libéralisme régulé, c'est du pillage ,les groupes du CAC 40 payent moins de 8% de taxe finale contre plus de 30% pour les PME et les classes moyennes qui payent tout . On exige l'interdiction immédiate de toute transaction vers les "paradis fiscaux" sous peine du retrait des licences bancaires et l'obligation de placer l'argent dans des banques Françaises. Nous on paye chaque centime de nos impôts, chaque centime, pourquoi pas eux ?
Et pendant ce temps là, des Familles qui vivent a 3 avec 1200 euros ou a 5 avec 2500 euros mais les politiciens s'en foutent et ils nous prennent pour des pigeons en nous donnant des miettes. Nous ne sommes pas des personnes naïfs.
La France n'a jamais été aussi riche que maintenant et pourtant la misère continu.
Macron doit supprimer la règle des 3% du déficit imposé par l'UE.
Il y a 300.000 offres d'emplois non pourvues par an pour 3,5 millions de chômeurs (catégorie A, et environ 6 millions toutes catégories) c'est bien entendu la faute des chômeurs et pas du tout la faute de Bruxelles selon les libéraux de ce magnifique capitalisme.
La dette économique est un moyen d'asservissement des peuples. Une arnaque extraordinaire, dont nous n'avons pas conscience.
Réponse de le 25/01/2019 à 1:08 :
C'est amusant: vous parlez à propos de la dette d'"arnaque extraordinaire" et de "moyen d'asservissement des peuples", mais par ailleurs vous écrivez que vous souhaitez que soit "supprimée la règle des 3% du déficit": donc en fait vous voulez faire plus de dette.. vous êtes capable, à 2 phrases d'intervalle, de dire tout et son contraire ! Cela dit je suis d'accord avec vous, oui la dette nous tue, donc la 1ière des choses à faire est de revenir à un budget non pas à 3% de déficit, mais à l'équilibre, comme l'Allemagne... ce qui nous permettra, d'ici une dizaine d'années, de retrouver des marges de manœuvre budgétaires. Au lieu de cela, malgré une conjoncture économique plutôt favorable depuis 2 ou 3 ans, notre endettement public affolant qui se poursuit... Toute dette se rembourse, d'une manière ou d'une autre (par la monnaie, par la misère ou par la guerre).
Réponse de le 25/01/2019 à 7:56 :
@et pourtant: Où diable trouvez-vous ces chiffres concernant la fraude? D'après nos ministres, nous sommes tous des fraudeurs, mais je ne leur accorde pas grand crédit depuis que leur grand patron s'obstine à rapporter le déficit budgétaire au Produit Intérieur Brut et non aux recettes. Et pourtant çà est Inspecteur des Finances, ça, madame! Pas rassurant!
a écrit le 24/01/2019 à 19:13 :
Autre son de cloche :

Le pouvoir d’achat a crû de 1,4% en 2018, et devrait gagner 2 % en 2019. C’est ce qu’affirme le gouvernement s’appuyant sur les chiffres de l’Insee. Pourtant les associations UFC Que Choisir et 60 millions de consommateurs réfutent cette déclaration. Pire encore, d’après les enquêtes qu’elles ont publiées chacune de leur côté, le pouvoir d’achat des ménages français stagnerait depuis dix ans.Cette différence d’interprétation tient à une question de méthodologie.

Ce que reprochent les associations au gouvernement, c’est de ne pas se référer au pouvoir d’achat “par unité de consommation” plus proche selon elles du pouvoir d’achat des Français. Cet indicateur publié par l’Insee attribue un coefficient à chaque membre du ménage et compare les niveaux de vie de ménages de tailles ou de compositions différentes. “En moyenne, les Français n’ont pas eu de gain de pouvoir d’achat depuis dix ans”, confie à l’UFC, Guillaume Houriez, chef du département des comptes nationaux de l’institut. “Le pouvoir d’achat par unité de consommation, sur cette période, a augmenté de 0,1 % par an, alors qu’il augmentait de 1,9 % par an avant la crise de 2008”, précise-t-il.L’association 60 millions de consommateurs ajoute par ailleurs que quelque soit la méthodologie retenue, les indicateurs de l’Insee ne reflètent pas totalement la réalité du pouvoir d’achat des Français. En effet elle rappelle que ces calculs ne prennent pas en compte les dépenses liées aux logement qui ont grimpé en flèche ces dernières années. Les factures de gaz et d’électricité sont de plus en plus chères par exemple.

60 millions de consommateurs estime aussi que les “dépenses contraintes”, c’est-à-dire les coûts liés aux impôts, aux transports, aux assurances ou encore l'accès à internet “ne sont pas vraiment pris en compte par l’Insee”. En se basant sur une étude de BNP Personal, l’association affirme que ces charges contraintes “sont passées de 59 % à 61 % du revenu disponible entre 2012 et 2018”.
a écrit le 24/01/2019 à 18:53 :
"Tout était prêt", assurait Chantal Jouanno juste avant sa défection du pilotage du grand débat national. Le Parisien nous révèle ce jeudi 24 janvier que c'était en réalité loin d'être le cas. "Tout l’aspect opérationnel était en jachère", assure un membres de l'état-major de Macron. En refusant d'assurer l'organisation du grand débat au dernier moment le 8 janvier, soit une semaine avant le lancement officiel de la consultation, la présidente de la commission nationale du débat public a pris tout le monde de court au gouvernement.Face à ce manque flagrant de préparation du grand débat national, enjeu majeur pour le quinquennat d'Emmanuel Macron, c'est l'ensemble des ministères qui ont été sollicités pour fournir les éléments matériels nécessaires à l'organisation de la concertation tels que les kits méthodologiques et les fiches de cadrage sur les quatre thèmes choisis par le président.
Réponse de le 24/01/2019 à 21:54 :
Le Parisien reprend les éléments de langage de l'Elysée.

Pour une chronologie plus précise je vous invite à consulter le rapport du CNDP téléchargeable sur leur site et qui n'a pas été démenti par les faits.

https://www.debatpublic.fr/sites/cndp.portail/files/documents/01-rapport-missiongd_ok-1.pdf

Le gouvernement s'y est pris très tardivement pour saisir la CNDP de l'organisation jusqu'au début du débat, n'a pas mis les moyens nécessaires, et a voulu conserver le contrôle total du débat, ce qui n’est pas acceptable de la part de la CNDP de part son statut et ses missions.

Pour terminer, le gouvernement a cru malin de torpiller Jouanno en faisant fuiter son salaire (par ailleurs plus faible que celui de ses deux vices présidents....) ce qui a amené Mme Jouanno à se retirer de cette consultation, mais pas la CNDP.

La CNDP n'a pas refusé de suivre les débats pour la suite des opérations, elle n'a tout simplement pas été saisie par le gouvernement et n'a pas les pouvoir de s'autosaisir.
Réponse de le 25/01/2019 à 14:44 :
https://www.huffingtonpost.fr/2019/01/25/le-grand-debat-une-operation-de-communication-pour-chantal-jouanno_a_23652285/?utm_hp_ref=fr-homepage
a écrit le 24/01/2019 à 18:53 :
Ce qui est incroyable, c'est que personne ne se demande qui paie, car il y a bien quelqu'un qui contribuera au paiement de ces 10 Milliards. Ce seront les enfants des gilets jaunes sur la tête des quels ils ont mis une hypothèque.Et le noveau déficit va encore augmenter la dette dont personne n'en parle mais qui coûte malgré les taux d'intérêt très bas actuellement, 37 milliards par an rien qu'en intérêts.
a écrit le 24/01/2019 à 18:23 :
On peut rappeler les conséquences de sa politique :

Les "mesures d'urgence économiques et sociales" promises par Emmanuel Macron ont changé la donne. La baisse du taux de CSG pour une partie des retraités et l'avancement au 1er janvier au lieu du 1er avril , de l'exonération de cotisations sociales sur les heures supplémentaires (on peut rappeler que quand un salarié fait des heures supplémentaires c'est sur demande de l'employeur et non du salarié qui ne peut refuser ,conséquence son revenu fiscal de référence va augmenter et cela se traduit par la prime d'activité revue à la baisse et également une taxe d'habitation revue à la hausse quand elle était plafonnée,le bénéfice des tarifs sociaux comme la cantine ou le centre aéré etc.) vont, en effet, priver la Sécurité sociale de 2,6 milliards d'euros de recettes.Et maintenant le pire :
L'exécutif n'a pour l'heure pas précisé si l'État compenserait ce manque à gagner. « Nous commençons les travaux et la réflexion autour des conséquences à tirer de ces mesures d'urgence », a expliqué Mme Buzyn.
a écrit le 24/01/2019 à 17:42 :
Pourquoi ne veut pas avouer qu'il suit les GOPE et nous expliquer ses buts au lieu d'utiliser la pédagogie pour nous expliquer son soi disant programme? A t il honte d'être européen ou veut il manipuler les français a son profit!
Réponse de le 25/01/2019 à 1:14 :
Il n'y a rien à avouer ni à cacher: les Grandes Orientations des Politiques Economiques sont un cadre européen de convergence des politiques économiques et fiscales. C'est un mouvement naturel pour aller vers une plus grande intégration de l'Europe. Rien de souterrain. C'est public, tout le monde le sait - en tout cas tous ceux qui s'intéressent un peu à la politique et à l'économie européenne -, il n'y a que vous qui semblez le découvrir ou croire que cela est caché aux citoyens. Et l'UPR qui essaie d'en faire une grande "conspiration", ce qui est un peu ridicule. Après, chacun a évidemment tout-à-fait le droit de ne pas être d'accord avec cette orientation.
Réponse de le 25/01/2019 à 12:52 :
Mais il ne s'en vante pas, alors qu'il devrai en faire l'éloge, car les français ne savent pas où on veut les mener, la preuve ils sont dans la rue!
a écrit le 24/01/2019 à 17:41 :
Article soit tendancieux, soit très incomplet: heureusement qu'il y a une parenthèse dans le titre. Car il y a une catégorie en France, dont l'importance numérique n'est pas anecdotique, ce sont les retraités soi-disant aisés qui morflent: hausse de CSG, de taxe d'habitation, des mutuelles, de l'énergie et de tout ce qui fait le quotidien, mais gel ou presque des pensions. D'où baisse significative du pouvoir d'achat. Macron va pouvoir aller chercher la croissance ailleurs
Réponse de le 24/01/2019 à 20:01 :
Je pense que pour le Président et les députés LaREM les retraités sont une catégorie de citoyens qui n' a plus sa place dans le monde d'aujourd'hui, une sorte de sous population. Pour la majorité le sujet de réflexion est comment se "débarrasser " d'une population considérée comme couteuse pour notre économie sur le plan du déficit de la sécu, maladie et CNAV. Dans le monde d'En Marche il n'est pas question de créer des camps de vacances obligatoires pour les retraités cela aurait un impact extrêmement négatif pour une partie de la population, pas toute mais peut-être majoritaire si on lit les commentaires dés que le cout de la retraite est évoquée, les écrits sur les retraités parasites, profiteurs sont légions. Le sujet est certainement dans la tête de la majorité actuelle. Mme Bergé porte parole d’En Marche a évoqué par son discours sur un certain manque de civisme des retraités vis-à-vis des autres catégories de notre société. M. Le Président , le gouvernement, la majorité distillent un venin à petite dose mais porteur de sensibilisation dans la population sur le cout pour notre économie des « vieux » Je ne vais pas démontrer que les retraités sont un acteur essentiel à l’économie car le gouvernement a fait des retraités une arme pour cacher son échec économique. Le retraités sont devenus pour la majorité le variable essentiel de l’économie. Que peuvent attendre les retraités de cette majorité une baisse sensible du pouvoir d’achat au minimum 5 pour cent par an et bien plus à partir de 2020 y compris et surtout pour les retraites les plus basses mais aussi un accès aux soins de plus en plus difficiles car la majorité à transférer avec beaucoup d’hypocrisie une partie de prise en charge de la sécu vers les mutuelles qui malgré un discours très mensonger de l’exécutif ont augmenté à minimum 5 pour cent leur tarif et bien sur la fin de la revalorisation des retraites, tout cela pour dire que la sécu serait à l’équilibre. Je pense que vous êtes un retraité, vos cris vos gémissements, vos pleurnichardes, comme dirait sourdement la majorité, la laisse insensible. Reste à savoir si un bulletin de vote pourrait changer le grand soir des retraités voulu par la majorité, la question reste posée elle pourrait être évaluée après une élection. J’ai voté dès le premier tour pour cette majorité aussi je me sens libre de dénoncer son cynisme vis-à-vis des retraités qui en dehors de la CSG a menti à cette catégorie de citoyens.
a écrit le 24/01/2019 à 17:34 :
et encore pas tous les actifs ! ce gouvernement pique dans la poche des retraités pour enrichir un peu plus les plus riches et donner des cacahouètes aux autres ; vivement les prochaines élections, s'il tient jusque là
a écrit le 24/01/2019 à 17:15 :
Pour les Européennes ce sera le R.N notre bulletin de vote. On dit merci à qui: "aux gilets jaunes" bien entendu.
a écrit le 24/01/2019 à 16:49 :
Ce qui est sur , c'est que je perds bien 3 % par an soit pas loin de 1500 euros . Heureusement je les retrouve en achetant des fruits et légumes espagnols et marocains et des viandes irlandaises ou de nouvelle- zélande . Tant pis pour les producteurs français .
a écrit le 24/01/2019 à 16:48 :
macron massacre les retraités avec l'inflation à 1,8 c'est 1,( de perte pour tous les retraitées plus la csg pour un couple le plafond c'est 2350 les mutuelles plus 5 pour cent sur le livret A perte de 1.5 que macron se rassure on vas s'en souvenir en MAI ... QUIL NE SE FIS PAS AU SONDAGE les retraités ne se laisseront pas avoir 2fois
a écrit le 24/01/2019 à 16:32 :
Ne pas oublier la hausse des cotisations retraite Agirc-Arrco. Ce qu'on donne d'une main (baisse cotisations maladie), on le reprend de l'autre!
Réponse de le 24/01/2019 à 18:59 :
La mauvaise nouvelle était connue, elle est désormais en vigueur. Depuis le 1er janvier 2019, les retraites complémentaires du régime complémentaire Agirc-Arrco ne sont plus versée à 100% comme cela était le cas jusqu'à présent, mais à hauteur de 90% durant trois ans... Un manque à gagner inscrit dans l'accord du 30 octobre 2015 adopté par les partenaires sociaux qui prévoit une minoration de 10% sur les retraites complémentaires des individus nés en 1957 ou après (ou nés en 1959 ou après mais pouvant bénéficier du dispositif carrière longue). Parmi les perdants : les salariés du privé, mais aussi les seniors au chômage. Le taux d'emploi des 60-64 ans reste en France inférieur à 30 % alors qu'il est de plus de 42 % en moyenne dans l'Union européenne, rappelle un récent rapport de France Stratégie (1). Lorsqu'ils ne disposent ni d'un minimum social (RSA, AAH...), ni d'une pension d'invalidité, les seniors exclus du marché du travail peuvent être indemnisés par Pôle emploi.
a écrit le 24/01/2019 à 16:29 :
Eurêka l’Europe va être sauvée une liste des jaunes mené par une coiffeuse va nous permettre d'arrêter de nous arracher les cheveux. Elle va avoir une promotion et un super salaire, adieu les mises en pli. et avec la couleur jaune tout le monde avec des cheveux blonds. Trump et Poutine ont du souci a se faire.
a écrit le 24/01/2019 à 16:27 :
Comment peux-t-on savoir qu'on a gagné ou perdu 0,8% ou 1% de pouvoir d'achat ?
Sauf en lisant Le Monde, l'Insee, ou toutes les niaiseries sur Fessebouc, ce qui revient au même.
Tout ça n'est pas sérieux.
Sauf pour les geignards franchouillards.
a écrit le 24/01/2019 à 16:25 :
C'est vrai que maintenant on a tendance a vouloir anticiper les bonnes nouvelles de peur qu'elles soient démentie le lendemain, quitte a en créer si elles n'existent pas encore! L'optimisme n'a pas cours quand on est pas souverain dans ses décisions mais éternellement sous la tutelle de Bruxelles et de ses "GOPE"!
a écrit le 24/01/2019 à 16:17 :
Mazette! 0.8 %! Et à condition que l'inflation fléchisse en plus! Je n'ai pas fait l'ENA et je ne travaille pas à l'institut des politiques publiques, et mon raisonnement est surement un peu simpliste mais... Un smic, au 1er janvier 2019, c'est 1227,39 euros net par mois. Multipliez par 0.8 % et vous obtiendrez.... environ 10€. Y'a pas à dire, avec ça, on repart du bon pied! Ca valait vraiment les gros titres?
a écrit le 24/01/2019 à 16:16 :
Mazette! 0.8 %! Et à condition que l'inflation fléchisse en plus! Je n'ai pas fait l'ENA et je ne travaille pas à l'institut des politiques publiques, et mon raisonnement est surement un peu simpliste mais... Un smic, au 1er janvier 2019, c'est 1227,39 euros net par mois. Multipliez par 0.08 % et vous obtiendrez.... environ 10€. Y'a pas à dire, avec ça, on repart du bon pied! Ca valait vraiment les gros titres?
a écrit le 24/01/2019 à 16:00 :
présenter une candidature aux européennes les gilets jaune cautionnent la politique du moment
a écrit le 24/01/2019 à 14:43 :
totalement faux augmentation pour certain ex les heures sup qui vont profiter aux 60 % les plus aises mais diminution pour d'autres parce qu'il est totalement faux de dire qu'avec une retraite de 2000 il ne paie pas la scg !!! la mienne 1500 mon couple 2300 nous n'y avons pas droit !!!!!de meme avec la prime d'activite et puis SUR MEME JOURNAL De rugy LA TAXE CARBONE N'EST QU'UNE PAUSE !!l(inflation une hypothese etc
a écrit le 24/01/2019 à 14:16 :
Ouah, mais que nous dit l’IPP Institut des Politiques Publiques et le titre de l’article « booster, les experts ont pris en compte les effets REDISTRIBUTIFS etc » avec un 0,8 point . Le plus amusant l’IPP se vante de baser ses calculs sur les méthodes les plus récentes de la recherche en l’économie. Ce que j’aime dans ces articles mais aussi dans ces instituts Théodule c’est le côté sérieux du ridicule. Comment peut on écrire même en économie qu’un pouvoir d’achat est, soit booster soit redistributif sur une base de 0,8 pour cent avec toutes les erreurs de calculs basées sur des simulations, des probabilités même les plus récentes . Encore un article qui manque de sérieux pour être considéré comme tel. Pour ce qui est de booster nous sommes au niveau d’un « pet de lapin » pour faire décoller une fusée pour l’espace . Il est dommage que des journalistes en l'occurrence M. Grégoire Normand et des Instituts sérieux sur le titre ne sont en fait que des coquilles de fantasmes économiques. Une majorité de « maitres » de l’IPP sont considérés comme d’éminents chercheurs/ spécialistes cela me fait peur pour l’enseignement de l’économie et pour une vision de notre pays dans le monde.
a écrit le 24/01/2019 à 13:50 :
Tout dépend ce qu'on appelle "booster". Perso, en tournée à Davos, je vais booster ma consommation d'escorts !
a écrit le 24/01/2019 à 13:44 :
Hors cout de la casse bien sur, lequel devrait être directement facturé au RN au titre de la campagne aux européennes de madame et son poulain.
a écrit le 24/01/2019 à 13:34 :
La fabrique à opinion.

Ce n'est pas une information c'est de la prédication, bref de l'activité de magnétiseurs et autres gourous, on est chez les fous. Lassant.

Maintenant il est évident que la seule façon de relancer une croissance c'est d'augmenter le pouvoir d'achat mais c'est contraire aux politiques néolibérales financières qui prennent à ceux qui consomment pour donner à ceux qui d'une part ont déjà beaucoup trop, d'autre part s'engraissent de subventions étatiques qui en plus ne payent pas d'impôts pour au final nous dépouillé avec la dette !

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