Grèves : le gouvernement n'est "pas dans une logique de bras de fer"

 |   |  342  mots
(Crédits : CHARLES PLATIAU)
Edouard Philippe a assuré mardi qu'il n'était "pas dans une logique de bras de fer" dans les négociations sur la réforme de la SNCF et estimé que "le premier sujet" n'était pas la question de la dette mais celle de la qualité de service.

Sur BFM TV et RMC, le Premier ministre a dit souhaiter que soit laissée "la place à la discussion et à la concertation".

"Moi je ne me place jamais dans la logique du bras de fer, jamais dans la logique de (placer les) Français (...) catégorie contre catégorie. Ca, ce n'est pas mon style, ça n'est pas ce que je pense, je suis ouvert et déterminé à ce que la qualité de service et l'équilibre financier de la SNCF soient améliorés", a-t-il déclaré.

Interrogé pour savoir si l'Etat allait reprendre une partie de la dette de la SNCF, il a estimé que "ce n'est pas le premier sujet".

"40 milliards de dette à la dette des Français"

"Le premier sujet, c'est les trains, c'est la qualité de service", a-t-il souligné. Ce sont ces sujets "qui intéressent les Français", a-t-il ajouté, notant que pour tous ceux hors des grandes métropoles desservies par les TGV, "la qualité de service du ferroviaire se dégrade".

"Je n'ai aucun problème à dire qu'en matière ferroviaire, il va continuer à y avoir du financement public et ce financement public va même s'accroître, mais ne comptez pas sur moi, avant même qu'on ait commencé à discuter [...] pour rajouter 40 milliards de dette à la dette des Français dans un système qui aujourd'hui ne fonctionne pas comme il devrait", a-t-il poursuivi.

Il a noté que l'Etat met aujourd'hui "20% d'argent public en plus dans le dispositif ferroviaire qu'il y a dix ans".

Concernant l'ouverture à la concurrence, il s'agit de la "préparer" et de se demander "quand on s'y met, comment on s'y met, quelles lignes sont concernées". "Je suis extrêmement ouvert à la discussion", a-t-il insisté, en soulignant que cette ouverture avait été "décidée par le gouvernement précédent".

A cet égard, "je m'amuse aujourd'hui de voir des députés socialistes qui vont aller défiler dans la rue jeudi alors qu'ils soutenaient la majorité qui a ouvert à la concurrence le dispositif ferroviaire".

(avec l'AFP)

Réagir

Votre email ne sera pas affiché publiquement
Tous les champs sont obligatoires

Commentaires
a écrit le 20/03/2018 à 17:44 :
"Je suis extrêmement ouvert à la discussion"

Concertation, discussion, réunion stérile pour amuser la galerie et des éditorialistes dans le JT, un entrefilet glissé entre l'affaire Jauni et lelandais puis au final des ordonnances ,bref ,même processus qu'avec la loi travail.Par contre, le mot négociation connait pas.Ils appliquent une directive européenne de 2014 et ce gouvernement de millionnaire appuyé par un électorat de CSP+ ira jusqu'au bout du démantèlement de notre pays ,ils se partagerons le gâteau entre eux.
Réponse de le 21/03/2018 à 1:15 :
Si vous voulez rester dans la caricature genre "clavier du commerce" c'est votre droit, mais vous croyez nous faire croire que les lecteurs sont tous des imbéciles ?
Réponse de le 21/03/2018 à 8:44 :
Caricature ?, bien que tu écrives à 1h00 du mat ,faut te reveiller henry, c'est pourtant exactement ce qui se passe.
a écrit le 20/03/2018 à 16:24 :
La dette est là et ne va pas s'évanouir sous l'effet du soleil.

La prise en charge par le budget de l'état est une condition sine qua non du redressement de la SNCF réseau. Affirmer le contraire c'est comme dire vouloir renflouer un bateau surchargé qui prend l'eau par les sabords.

Avec ce genre de propos Philippe mine sa crédibilité. C'est d'autant plus idiot que de toutes manières l'UE va l'obliger l'état à reprendre cette dette, comme elle l'a fait deux fois par le passé.

Et pour ce qui est de la logique du bras de fer... Personne n'a plus d'illusion depuis que Macron a fait adopter la loi travail par ordonnances et qu'il dit refaire le coup avec la SNCF.
Réponse de le 20/03/2018 à 16:45 :
La dette, quelle dette, celle-là ?
On nous prend pour des pingouins ?
Dans son rapport publié le 27 mai, Le « Collectif pour un audit citoyen de la dette publique » a montré que 59 % de l’endettement public français provenait des cadeaux fiscaux et des taux d’intérêt excessifs. Ce rapport auquel j'ai participé s'arrête cependant en chemin, car il ne calcule l'impact cumulé que de deux des nombreux mécanismes de fabrication de la dette publique – les cadeaux fiscaux et les taux d'intérêt excessifs, en mentionnant à part l'impact de l'évasion fiscale des particuliers dû au secret bancaire. Or il est tout à fait légitime de cumuler les impacts de ces trois mécanismes, et surtout il est possible d'évaluer – plus grossièrement – l'impact des nombreux autres mécanismes du manque à gagner fiscal. La conclusion : la totalité de la dette publique française est illégitime. Démonstration.

https://blogs.mediapart.fr/robert-joumard/blog/010614/dans-quelle-mesure-la-dette-publique-est-elle-illegitime
Réponse de le 20/03/2018 à 17:04 :
Je confirme, vous êtes un pingouin. Et du genre irresponsable en plus puisque vous avez une propension à ne pas rembourser vos dettes.

De quelle dette voulez vous qu'on parle ici?
Il s'agit de la dette accumulée lors de la construction des lignes TGV depuis les années 80 et collée sur le dos de la SNCF qui n'a aucun moyen de la rembourser.
Réponse de le 20/03/2018 à 22:24 :
@ C'est stupide de...

Vous avez parfaitement raison... On a beau être totalement infantile et d'une stupidité innommable dans ce pays... mais il reste que les Français, pour ceux qu'ils le peuvent encore, restent lucide dans une réalité inexorable d'un endettement presque sans fin... faut-il se faire greffer un cerveau pour peut-être comprendre ça un jour... si cela est encore dieu possible ?!
a écrit le 20/03/2018 à 16:17 :
1- on se paye les syndicats .
2- on éclate la fonction publique en plusieurs entités indépendantes .
3- on privatise radio France
a écrit le 20/03/2018 à 16:13 :
Philippe nous la sort bonne qui voit venir une petite insurrection alors que la grogne monte, qu' on démembre sur tous les fronts pour répondre aux attentes des pseudos économistes de l' UE et qaund celle-ci s' empiffre grassement ...
Dans l’hypothèse d’un transfert des petites lignes dans le giron des Régions, celles-ci souhaitent avoir la possibilité de recourir à d’autres entreprises que SNCF Réseau pour l’entretien du réseau qu’elles auraient récupéré. En d’autres termes, il s’agit de demander l’ouverture à la concurrence de ce volet. Rappelons que l’article 106 du TFUE impose la mise en concurrence des services publics, alors que l’UPR tient à la renationalisation de tous les réseaux nationaux, chose permise seulement par la sortie de l’UE.
Source : la Gazette des communes (15 mars)
https://www.upr.fr/actualite/notre-revue-de-presse-de-la-semaine-selection-du-12-au-18-mars-2018
a écrit le 20/03/2018 à 15:00 :
"jamais dans la logique de (placer les) Français (...) catégorie contre catégorie".

Ben voyons, c'est poutant exactement ce qui font , salarié du privé /public ,retraité contre actif ,retraite des cheminots /agriculteurs etc.Diviser pour régner ,un classique.
a écrit le 20/03/2018 à 14:26 :
En effet, il s'agit plutot d'une logique de bras d'honneur.
a écrit le 20/03/2018 à 13:53 :
Effectivement, le GVT n'est pas dans une logique de "bras de fer" mais du "c'est comme ça".....la différence est effectivement notable....:)
a écrit le 20/03/2018 à 13:30 :
L'équilibre financier nécessite de respecter la relation entre le cout du travail et le prix de l'énergie, ce qui revient à appliquer la note n°6 du CAE. C'est valable pour la SNCF, AIRFRANCE et toutes nos entreprises.
a écrit le 20/03/2018 à 11:01 :
Edouard Philippe a assuré mardi qu'il était " dans une logique de bras de fer" dans les négociations sur la réforme de la SNCF et estimé que "le premier sujet" était la question de la dette et celle de la médiocre qualité de service.
a écrit le 20/03/2018 à 10:47 :
"le premier sujet" n'était pas la question de la dette" "pour rajouter 40 milliards de dette à la dette des Français"

Rhétorique obscurantiste des lrem, on dit tout et son contraire et ensuite on impose. C'est ça la dévalorisation totale du langage.

Vite un frexit, le pays ne va pas pouvoir supporter longtemps la purge néolibérale du consortium européen financier.
Réponse de le 20/03/2018 à 14:40 :
Je suis en phase avec votre avis.
LREM dit être ouvert à la concertation mais impose sans condition.
C'est la technique d'un banquier jupitérien ultralibéral et/ou d'un patron du Medef
"La charge salariale est trop lourde je ne peux pas vous augmenter mais je dois vous licencier pour préserver les dividendes et bonus de mes actionnaires, ainsi que mon salaire de grand patron talentueux"
J'impose la vitesse à 80km/h car cela va remplir mes poches via les radars, et sauver des vies (tu parles!)
Esclaves, obéissez et mourez en, silence, mais je ne suis pas dans une logique de bras de fer bien sûr
Le mensonge et l'esclavagisme doivent être lourdement sanctionnés. purgeons de notre pays ces ultra-libéraux qui ne pensent qu'à eux et à leurs petits copains. Bannissons les de la France et privons les de leurs droits civiques.
Réponse de le 20/03/2018 à 16:13 :
"Bannissons les de la France et privons les de leurs droits civiques"

Moi j'y incorporerais leurs maitres milliardaires et toute la classe politique et là en effet on pourrait peut-être enfin penser à avancer.

Merci pour votre commentaire. Il sera visible prochainement sous réserve de validation.

 a le à :