Investissements étrangers : l'attractivité de la France écornée par la pandémie
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L'onde de choc provoquée par l'épidémie continue de se propager. Selon le dernier bilan dévoilé par Business France ce jeudi 25 mars, les projets d'investissements étrangers en France ont chuté de 17% entre 2019 et 2020. L'agence a ainsi recensé 1.215 projets contre 1.468 l'année précédente. A ces chiffres déjà connus s'ajoutent notamment le détail des emplois crées et les pays d'origine. Si le ministre de l'Economie Bruno Le Maire et le ministre en charge du commerce extérieur Franck Riester assurent en préambule du rapport que « ces résultats illustrent la solidité du site France, qui a su rester un choix gagnant pour les entreprises étrangères, en résistant mieux que la plupart de ses partenaires, en Europe et dans le monde », l'économie française demeure lourdement pénalisée par cette terrible année 2020. En effet, la fermeture des frontières, les limitations de déplacement, la saturation des services de santé et le bilan humain catastrophique ont fait plonger les chefs d'entreprise dans un épais brouillard. En outre, la campagne de vaccination souvent jugée laborieuse et l'épuisement psychologique de la population après une année de confinements et restrictions à répétition repoussent sans cesse les espoirs d'une reprise solide des moteurs de l'économie.
La propagation du virus sur l'ensemble de la planète a affecté la plupart des économies à l'échelle du globe. Beaucoup de firmes et multinationales à l'étranger ont décidé d'annuler ou reporter des investissements sur le sol tricolore en espérant des jours meilleurs. Dans le même temps, cette pandémie a nettement fragilisé des entreprises ouvrant l'appétit à des géants mondiaux. La direction générale des entreprises à Bercy a précisé lors de différents points presse récents qu'elle avait augmenté sa vigilance sur les intentions de ces firmes.
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Les données de Business France dressent un tableau sombre des projets d'investissements en France. En effet, tous les types de décisions sont en berne par rapport en 2019. Ceux concernant des projets de reprise-extension plongent de 53%. Viennent ensuite les rachats-extension (-19%), les créations (-17%) et les extensions (-17%). « La part des implantations de nouveaux sites en France se maintient à 52% de l'ensemble des investissements, soit 637 décisions. Les extensions représentant 41% de l'ensemble des investissements » indiquent les auteurs du rapport.