Congrès des régions : Philippe tente de rassurer les élus sur la décentralisation
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Edouard Philippe, 14e Congrès Régions de France, territoires,
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Edouard Philippe, 14e Congrès Régions de France, territoires,
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À Marseille, Édouard Philippe était en opération déminage. Devant le Congrès des régions de France, le chef du gouvernement s'est efforcé de rassurer les élus locaux, inquiets des orientations budgétaires du l'exécutif et de mesures perçues par les collectivités territoriales comme une forme de "recentralisation". Retrait aux régions de la compétence sur l'apprentissage, suppression de la taxe d'habitation ou encore RSA, l'exaspération est palpable chez les élus qui ont de plus en plus le sentiment qu'un fossé se creuse entre l'État et les collectivités depuis l'élection d'Emmanuel Macron.
En amont de l'intervention d'Édouard Philippe, 1.200 élus locaux avaient lancé un appel solennel pour une relance de la décentralisation, "l'appel de Marseille", et fondé l'association Les territoires unis. On peut notamment y lire ceci :
Les tensions se sont notamment cristallisées autour de la question de l'encadrement des dépenses des collectivités locales, en particulier des contrats que les 322 plus grandes collectivités locales étaient appelées à signer avec l'État avant le 30 juin pour limiter la progression de leurs dépenses de fonctionnement. Ce dispositif de contractualisation, prévu dans la loi de programmation des finances publiques pour les années 2018-2022 et validé par le Conseil constitutionnel en janvier, a été mal accueilli par bon nombre d'élus locaux, qui y voient une atteinte à la décentralisation.
Et d'ajouter, droit dans ses bottes :
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Dans le même temps, le Premier ministre s'est engagé à faire avancer le droit à l'expérimentation locale dans le cadre de la réforme constitutionnelle. De ce fait, les 17 présidents de région et collectivités d'Outremer sont conviés à Matignon, le 19 octobre prochain, pour établir "une feuille de route partagée, une méthode et un calendrier. "Il faudra que nous parlions de tout, y compris des sujets qui fâchent" a-t-il ajouté.
(avec Reuters)
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