JO Paris 2024 : et s'il y avait deux "gagnants" ?

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Thomas Bach, le président du CIO, envisage-t-il de modifier le calendrier d'attribution des Jeux olympiques et paralympiques d'été ? La question se pose après ses déclarations récentes.
Thomas Bach, le président du CIO, envisage-t-il de modifier le calendrier d'attribution des Jeux olympiques et paralympiques d'été ? La question se pose après ses déclarations récentes. (Crédits : © Denis Balibouse / Reuters)
En décembre, Thomas Bach, le président du Comité international olympique (CIO) indiquait regretter le trop grand nombre de perdants lors de l'attribution des Jeux olympiques. Une hypothèse circule : le 13 septembre à Lima au Pérou, le CIO pourrait désigner les villes hôtes pour les Jeux de 2024 mais aussi pour ceux de 2028.

Et si l'histoire se répétait ? Le 21 juin 1921 à Lausanne, le Comité international olympique (CIO) attribua l'organisation des Jeux olympiques de 1924 à Paris, ceux de 1928 à Amsterdam et, de façon non officielle, ceux de 1932 à Los Angeles. Cette décision était le fruit de tractations entre Pierre de Coubertin et les autres membres du CIO. Souhaitant que les Jeux soient organisés à Paris en 2024, le baron, qui fut à l'initiative de la renaissance de cette manifestation interdite depuis 393 par l'empereur romain Théodose Ier qui les jugeait trop païens, obtint de cette manière qu'Amsterdam et Los Angeles passent leur tour.

Après les déclarations récentes de Thomas Bach, certains commentateurs se demandent si un bégaiement de l'histoire est possible. Qu'a exactement déclaré le président du CIO le 8 décembre, lors d'une conférence de presse organisée au siège de l'organisation à Lausanne ?

"Nous avons besoin de revoir la procédure actuelle car elle produit trop de perdants. On peut se réjouir d'un grand nombre de candidats mais, très vite, le processus produit de nombreux perdants alors que le but est de trouver le meilleur hôte", a expliqué Thomas Bach.

Le rêve olympique coûte cher

En clair, le CIO veut s'assurer qu'il y ait toujours des candidats pour le rêve olympique. Or, celui-ci coûte cher, en témoigne les gabegies que furent les Jeux olympiques d'été d'Athènes en 2000, de Pékin en 2008 ou les Jeux Olympiques d'hiver 2014 à Sotchi.

Alors que la ville hôte des Jeux olympiques et paralympiques en 2024 sera connue le 13 septembre à Lima au Pérou, certains se demandent si la procédure d'attribution sera modifiée dès 2017. Pour l'instant, Thomas Bach réfute cette hypothèse. Toutefois, des changements rapides peuvent intervenir, comme le prouve l'actualité récente.

Un calendrier déjà modifié

Après avoir, dans un premier temps, effacé du calendrier des candidats à l'organisation des Jeux en 2024 la convention SportAccord, le CIO a décidé de réintégrer cet événement sous la pression des fédérations internationales. Avant les rendez-vous programmés en juillet à Lausanne et à Lima en septembre, Paris, Los Angeles et Budapest ont donc une troisième possibilité de présenter leur projet et de défendre leurs chances. Ce sera du 2 au 7 avril 2017 à Aarhus, au Danemark.

Au sein du comité d'organisation de Paris 2024, on ne veut pas croire à un chamboulement rapide du calendrier.

"Notre projet est cohérent pour 2024, pas pour 2028. Le foncier disponible pour construire le village olympique ne sera plus disponible", explique Michael Aloïsio, le directeur général adjoint du comité Paris 2024.

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Commentaires
a écrit le 16/01/2017 à 11:01 :
Ces jeux n'ont rien plus a voir avec l'esprit olympique. Supprimer donc et faire intregrer avec les mondiales.
a écrit le 16/01/2017 à 10:29 :
Ah !? Il y a deux villes qui auraient versé autant de pots de vin l'une que l'autre ? Difficile de les départager en effet.
a écrit le 15/01/2017 à 22:55 :
Mettre sur le même plan les Jeux d'Athènes, de Pékin et de Sotchi, c'est un peu tout ménager pour noyer le ;poisson. Les Chinois et les Russes avaient les moyens, pas les Grecs. D'autre part, un parti politique va pouvoir plomber un pays à long terme en briguant les Jeux pour la gloire personnelle du président du moment. Heureusement toutefois qu'il existe la jurisprudence Hollande qui permet de ne pas honorer les contrats signés :-)
a écrit le 15/01/2017 à 11:24 :
Pourvu qu'on n'ait pas les JO, pourvu qu'on n'ait pas les JO !
Hollande est bien capable de nous les faire gagner juste avant son départ, de quoi plomber notre dette ad vitam comme en grèce !
a écrit le 14/01/2017 à 22:26 :
Comme on parle de sport et des JO, et donc de gros sous et d'un moyen imparable pour imposer des changements et autres contournements qui ne pourraient pas avoir lieu sinon, il ne faut surtout pas s'arrêter en si bon chemin.
Qu'ils éliminent aussi les podiums! Tous les participants ayant... participé, recevront une médaille d'or... plaquée hein, faut pas rigoler quand même...
a écrit le 14/01/2017 à 16:41 :
j'espère pour les finances publiques que paris ne sera pas retenu , la perte des jo sera un gain pour les contribuables
Réponse de le 14/01/2017 à 21:35 :
En effet, aucun intérêt pour le peuple, seulement pour les grandes entreprises. La piscine olympique à Aubervilliers, il n'y a que Chirac pour y croire...
a écrit le 14/01/2017 à 12:49 :
Quoi qu'il en soit, je ne veux pas de JO à Paris
a écrit le 14/01/2017 à 11:58 :
Tout est question de point de vue : pour certains il n'y a que le pays choisi qui est perdante.
a écrit le 14/01/2017 à 11:12 :
Pour les socs coco les deux mamelles de la France sont le loto et les jeux. Ainsi soit il Amen
a écrit le 14/01/2017 à 8:18 :
La procédure de sélection des villes hôtes produit "trop de perdants" puisqu'il n'y a qu'un seul candidat qui est classé "premier" ? Ils n'ont qu'à faire comme dans l'enseignement et remplacer les notes chiffrées par des lettres... Pathétique.

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