L'abrogation de la réforme des retraites approuvée en commission
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La gauche a remporté mercredi une première victoire dans son offensive pour abroger la très décriée réforme des retraites.
REUTERS/Charles Platiau
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La gauche a remporté mercredi une première victoire dans son offensive pour abroger la très décriée réforme des retraites.
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La gauche a remporté, ce mercredi, une première victoire dans son offensive pour abroger la très décriée réforme des retraites. Sa proposition de ramener l'âge de départ de 64 à 62 ans a été adoptée en commission des affaires sociales, avant son arrivée dans l'hémicycle la semaine prochaine.
Le texte, présenté par le groupe LFI dans le cadre de sa « niche » parlementaire, a été approuvé par 35 voix (celles de la gauche et du Rassemblement national), contre 16 (venues des rangs du centre et de la droite).
Après l'échec, fin octobre, d'une précédente tentative similaire venue des rangs du Rassemblement national (RN) -et que la gauche n'a pas soutenu-, le groupe LFI a présenté à son tour une proposition de loi « d'abrogation de la retraite à 64 ans ». Quelque 71% des Français sont favorables à cette abrogation, selon un sondage Toluna/Harris Interactive réalisé pour LFI et publié mardi. Le texte devrait être approuvé par l'ensemble des forces de gauche, mais aussi par le RN.
La proposition qui sera examinée dans l'hémicycle le 28 novembre, dans le cadre de la niche parlementaire LFI, ramène l'âge de départ à la retraite de 64 à 62 ans, comme avant la réforme adoptée en mars 2023 sous le gouvernement d'Elisabeth Borne. Mais elle propose également de ramener de 43 à 42 annuités la durée de cotisation nécessaire pour prendre sa retraite, ce qui revient à abroger la réforme portée en 2013 par la ministre socialiste Marisol Touraine pendant le quinquennat de François Hollande.
Abroger la réforme Touraine « n'est pas une demande partagée par l'ensemble des organisations syndicales », selon le député PS Arthur Delaporte. Mais ce ne sera pas un « point de blocage » pour les députés socialistes, qui devraient donc voter le texte pour se concentrer sur l'« essentiel », la réforme Borne, a-t-il insisté.
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La réforme Touraine pourrait malgré tout être préservée, via un amendement en ce sens déposé par le groupe Liot. Si celui-ci est adopté, « nous voterons le texte », a indiqué le centriste Charles de Courson. La gauche affirme être en mesure de porter cette proposition d'abrogation jusqu'au bout: elle a déjà prévu de l'inscrire à l'ordre du jour du Sénat le 23 janvier, à l'occasion d'une niche communiste, puis en deuxième lecture à l'Assemblée le 6 février, cette fois dans un créneau dédié aux écologistes.
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La coalition gouvernementale continue elle de soupeser sa stratégie, selon un député du « socle commun ». « Certains plaident pour ne pas aller au vote » en séance, en défendant des centaines d'amendements, mais cela est « dangereux en termes d'image », estime cet élu.
Autre possibilité, laisser l'Assemblée approuver le texte, le Sénat le rejeter et compter sur une commission mixte paritaire réunissant sénateurs et députés pour enterrer la proposition.
(Avec AFP)
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