L'ex-président du Conseil constitutionnel Jean-Louis Debré s'est éteint

À gauche sur la photo, Jean-Louis Debré, avec devant lui Yaël Braun-Pivet, présidente de l’Assemblée nationale, et Gérard Larcher, président du Sénat.
Reuters/Thomas Samson

À gauche sur la photo, Jean-Louis Debré, avec devant lui Yaël Braun-Pivet, présidente de l’Assemblée nationale, et Gérard Larcher, président du Sénat.
Reuters/Thomas Samson
[Article publié mardi 4 mars 2025 à 10h11, mis à jour à 14h37] Il était une figure incontournable de la politique française pendant ces 40 dernières années. Proche de Jacques Chirac et ancien président de l'Assemblée nationale et du Conseil constitutionnel, Jean-Louis Debré est décédé à l'âge de 80 ans, a indiqué ce mardi sa famille à la chaîne LCI.
Il avait notamment été juge d'instruction, ministre de l'Intérieur de 1995 à 1997 dans le gouvernement d'Alain Juppé, et fut pendant vingt ans député de l'Eure. Avant de diriger l'Assemblée nationale après la réélection de Jacques Chirac en 2002.
Docteur en droit et ancien élève de l'école de la magistrature, Jean-Louis Debré était l'un des quatre fils de Michel qui fut le premier Premier ministre du général de Gaulle. Figure de la droite chiraquienne, il fut le premier secrétaire général adjoint et porte-parole du RPR de 1994 à 1995. Ces dernières années de vie ont été consacrées au théâtre, une de ses passions, avec la littérature. Il avait aussi écrit plusieurs livres politiques et des romans policiers.
À la suite de l'annonce de son décès, les réactions se sont multipliées. « Présider l'Assemblée nationale, ''ce lieu magique de la République'', fut pour Jean-Louis Debré ''l'honneur d'une vie'' et ''cinq ans de bonheur absolu''. Du prétoire au Perchoir, en passant par le gouvernement et la présidence du Conseil constitutionnel, il n'aura eu de cesse de protéger notre République et ses institutions. Nous perdons et pleurons un immense serviteur de l'État », écrit sur le réseau social X, Yaël Braun-Pivet, présidente de l'Assemblée nationale.
« Jean-Louis Debré a consacré sa vie à une certaine idée de la France », a réagi de son côté le président de la République Emmanuel Macron, saluant « un homme de droit et de droiture ». Plus tard dans la journée, François Bayrou, Premier ministre, a déclaré sur LCI et TF1 : « C'était quelqu'un dont on savait, quand on le connaissait, ce qu'il y avait de profondeur derrière cet engagement, derrière cette fidélité, derrière cet humour ».
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« Du ministère de l'Intérieur au Conseil constitutionnel, en passant par la Présidence de l'Assemblée nationale, ce grand connaisseur et ce grand serviteur de nos institutions aura marqué de ses convictions gaullistes la vie politique française », a déclaré sur le même réseau le ministre de l'Intérieur, Bruno Retailleau. « C'était un personnage truculent et assez unique. Et puis c'était l'héritier d'une grande famille politique », a réagi de son côté l'ancien Premier ministre Edouard Philippe et maire du Havre, sur France Inter.
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Et la présidente de la région Île-de-France Valérie Pécresse de souligner : « Ministre, président du Conseil constitutionnel, il savait cultiver sa voix singulière, et la défense des libertés, avec un humour décapant. Je n'oublie pas que l'une de ses dernières pièces fut consacrée aux femmes qui firent la France ! ».