Souvent décriée pour ses milliers de nouveautés en ligne par jour et leur impact écologique, la mode éphémère fait l'objet d'une proposition de loi visant à limiter puis à réduire son impact en France. Porté par le groupe Horizons, le texte examiné jeudi à l'Assemblée a le soutien du gouvernement. Christophe Béchu, le ministre de la Transition écologique, l'a assuré lundi dernier. La mesure la plus marquante : une augmentation significative de l'écocontribution, qui passe de quelques centimes à plusieurs euros.
Elle pourrait aller jusqu'à 50 % du prix de vente (au lieu des 20 % déjà existants), pour atteindre jusqu'à 10 euros sur certains articles coûteux, et permettre aux marques plus vertueuses de retrouver une compétitivité perdue.
Si les acteurs de l'ultra-fast fashion sont les premiers responsables de la pollution dans l'industrie textile (qui représente à elle seule 10 % des émissions de gaz à effet de serre), ils ne sont pas seuls. Quid des Zara, H&M et consorts, qui restaient il n'y a pas si longtemps encore les bêtes noires des écologistes ? La députée précise qu'elle ne les exclut pas du texte. Mais leurs auditions ont permis de constater un réel progrès (rapatriement de chaînes de production en Europe, matières premières écoconçues pour certaines collections). Il s'agit de soutenir cet effort en corrélant le montant de leurs pénalités à l'Éco-score de leurs articles. Ce nouvel indicateur, dont les modalités devraient être précisées en avril, à la demande du ministre de la Transition écologique, indiquerait l'impact environnemental d'un vêtement, à l'image du Nutriscore pour les aliments.