Bientôt la fin de la croissance molle ?

Selon l'Insee, le PIB progresserait de 0,4% au premier trimestre mais également au deuxième trimestre. Une bonne surprise est-elle envisageable ?
Fabien Piliu

3 mn

A Bercy, on espère une reprise du secteur de la construction pour sortir de cette période de croissance molle
A Bercy, on espère une reprise du secteur de la construction pour sortir de cette période de croissance molle (Crédits : Reuters)

Après avoir progressé de 0,2% en 2014 et de 1,1% en 2015, le PIB devrait afficher une augmentation de 1,5% cette année. C'est la prévision officielle du gouvernement, sur laquelle a été bâtie la loi de finances 2016. Les prévisions formulées ce jeudi par l'Insee sont en ligne. A moins d'un choc brutal sur l'activité mondiale, européenne et tricolore au deuxième semestre, le pari de Bercy est réaliste, le PIB devant augmenter de 0,4% au premier et aussi au deuxième trimestre. Si ces prévisions se réalisent, l'acquis de croissance s'élèvera à la fin juin à 1,1%, c'est-à-dire que si l'activité est nulle au deuxième semestre, la France pourra afficher un taux de croissance annuel égal à celui enregistré en 2015.

Quels sont les ressorts de la reprise ? La consommation des ménages continue de résister, affichant une hausse de 1,2% à la fin juin. La faiblesse persistante des prix de l'énergie explique en grande partie cette solidité de la consommation.

La reprise de l'investissement se confirme

La résistance de la consommation n'est pas vraiment une surprise. La confirmation de la reprise de l'investissement en est une. Stimulé par le redressement du taux de marge, qui s'explique en partie par la montée en puissance du crédit d'impôt pour la compétitivité et l'emploi (CICE) et les allégements de cotisations prévus par le Pacte de responsabilité, les entreprises ont à nouveau les moyens d'investir. La fin de la mesure de suramortissement de l'investissement prévue en avril est-elle de nature à casser cette reprise ? Même pas. Les chefs d'entreprises anticipent-ils une prolongation de cette mesure, que Matignon souhaite, ainsi que les prochains allégements sur les cotisations patronales familiales prévus par le Pacte de responsabilité en avril ? Peut-être.

En revanche, le commerce continue de plomber la reprise. Fin juin, il aura retiré 0,4 point de PIB à la croissance. La hausse des exportations, sur lesquelles la faiblesse de l'euro face au dollar a peu d'effet, restant bien inférieure à celles des importations.

Pas de hausse brutale de l'activité

Quels enseignements doit-on tirer de cette batterie de chiffres ? La reprise s'amorce doucement. Très peu sensible aux fluctuations du commerce international, l'économie française ne peut accélérer brutalement. C'est un inconvénient majeur, sauf si l'on prouve qu'un taux de croissance annuel de 1,5% n'est pas incompatible avec une chute rapide du nombre de demandeurs d'emplois. En revanche, en cas de gros temps, la France est en partie à l'abri. C'est un avantage, notamment du point de vue social puisque les stabilisateurs économiques permettent de limiter la casse.

Une bonne surprise ?

Sur le plan politique, cette incapacité de l'économie à faire reculer rapidement le chômage est embarrassante pour l'exécutif. La baisse de 0,1 point du taux de chômage anticipée fin juin, à 9,9% de la population active en métropole et à 10,2% en France entière.
Une bonne surprise est-elle envisageable ? Au ministère des Finances, on anticipe - non officiellement - une sérieuse reprise de l'investissement des ménages dont profiterait le secteur de la construction. Que vaut cette anticipation ? De fait, un certain nombre d'indicateurs sont repassés dans le vert ces derniers mois... Après quatre années extrêmement difficiles, symbolisées par d'importantes destructions d'emplois, le secteur de la construction sortirait de l'impasse. Mieux, pour répondre aux carnets de commandes, ses entreprises pourraient embaucher à tour de bras. Quand le bâtiment va, tout va...

Fabien Piliu

3 mn

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Commentaires 29
à écrit le 21/03/2016 à 19:38
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Ne devrait-on examiner la performance de l’Europe ? On parle d’un revenu citoyen, si on fait des dettes pour les retraites, si 50% de la pauvreté est concentrée sur les moins de 30 ans, y aura-t-il un revenu avant 25 ans d’indépendance ? Si on publie...

à écrit le 20/03/2016 à 22:00
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Absurde. La croissance molle est structurelle en Europe, et le mieux que nous puissions espérer. Plus nous aurons de croissance (à crédit) et plus la prochaine crise sera violente. Il serait tout de même bon que les politiques se préoccupent sérieus...

à écrit le 20/03/2016 à 11:51
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Hausse des volumes des contrats à l'export. Redémarrage du BTP, mise en chantiers au plus haut jamais atteint depuis 2000. Hausse des salaires, donc du pouvoir d'achat qui a augmenté de 1,7% en 2015. Retour de marges plus appréciables avec une progre...

à écrit le 19/03/2016 à 22:34
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Hausse des volumes des contrats à l'export. Redémarrage du BTP, mise en chantiers au plus haut jamais atteint depuis 2000. Hausse des salaires, donc du pouvoir d'achat qui a augmenté de 1,7% en 2015. Retour de marges plus appréciables avec une progre...

à écrit le 19/03/2016 à 6:08
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ET A QUANT LA FIN DE REGNE DU PRESIDENT MOU ?????

à écrit le 18/03/2016 à 18:39
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Quelle maladie l'idéologie ! Particulièrement celle de droite. La France est en train de sortir de 8 ans de difficultés et c'est pour eux un grand malheur.

le 19/03/2016 à 21:37
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Si il y avait une différence idéologique, le débat serait plus élevé et intéresserait plus de gens. C'est bien parce qu'il n'y a pas d'idéologie que les gens se désintéresse de la politique, portée par des gens sans idée, sans énergie!

à écrit le 18/03/2016 à 17:29
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comment peut-on écrire "vers la fin de la croissance molle" avec un petit 1,6 pour cent cela ne fera même pas chuter le chômage d'une façon pérenne. Autre point qui devrait faire bondir "les stabilisateurs économiques" là aussi on croit rêver il n' y...

à écrit le 18/03/2016 à 16:03
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Ce qui n'est pas dit, c'est que cette "croissance" repose sur un accroissement de la dette. De plus, une croissance à 1.6, c'est seulement une stagnation de notre économie car elle équilibre seulement l'augmentation de la population active. Une crois...

à écrit le 18/03/2016 à 14:50
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Avec un dollar aussi bas, un pétrole aussi bas, une inflation à zéro, on devrait déjà être à 3 ou 4% de croissance !!

à écrit le 18/03/2016 à 14:44
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pincez moi je n'en peux plus ils vont me tuer avec leur croissance non molle. ouah ouah au secours au secours je me marre

à écrit le 18/03/2016 à 14:28
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J'ai lu dans un journal "Sud Ouest" un article qui pourrait relancer le pouvoir d'achat du citoyen et par là même relancer la croissance (à condition d'acheter Français, pour nous). La BCE envisagerait de distribuer directement aux ménages l'argent s...

le 18/03/2016 à 14:48
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Le problème c'est que les biens de consommation convoités sont importés. La France a tué ses entreprises par son socialisme depuis 35 ans.

à écrit le 18/03/2016 à 11:49
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Hausse des volumes des contrats à l'export. Redémarrage du BTP, mise en chantiers au plus haut jamais atteint depuis 2000.. Hausse des salaires, donc du pouvoir d'achat qui a augmenté de 1,7% en 2015. Retour de marges plus appréciables avec une progr...

le 18/03/2016 à 12:32
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Vous êtes dans l'imaginaire. L'INSEE est un organisme engagé politiquement. La France n'est pas compétitive, son industrie c'est 12% de son pib. Sa croissance bidon vient de sa dépense publique, tout est truqué, arrangé, rafistolé. Plus personne ne v...

à écrit le 18/03/2016 à 11:46
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Avant les élections, toutes les bonnes surprises sont envisageables. C'est le réveil après qui sera plus difficile :-)

à écrit le 18/03/2016 à 11:10
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Voir les Markus, Churchil et autres déclinistes patentés s'étrangler est un vrai délice. Ils sont obligés de redoubler d'épithètes quasi haineux pour se donner une consistance aussitôt et invariablement démentie par la réalité et les chiffres. La Fra...

à écrit le 18/03/2016 à 10:57
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L'Insee est peuplée de socialistes qui ne cessent de vouloir faire plaisir au gros nul qui fait semblant de gouverner, alors on va les croire, c'est certain.

à écrit le 17/03/2016 à 23:36
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@BONSOIR : QUATRE TRIMESTRES à 0,4% trimestriels cela nous fait : 1,6% et avec cet excellent résultat M. LE Ministre des finances essaie de nous faire croire que la croissance repart mais alors là il se moque vraiment des français(es) .... et enc...

à écrit le 17/03/2016 à 23:28
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Jamais la France ne remontera la pente avant d'avoir réduit sa dépense publique d'au moins 10/20% chose qu'elle ne fera pas, on le sait. Ce pays si prétentieux et arrogant n'aura bientôt plus que sa "morale" pour nourrir ses pauvres citoyens. Ils ont...

le 18/03/2016 à 12:57
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La suffisance boursouflée et l' arrogance : c'est vous . Pas besoin de vous pour s'en sortir allez roter avec les anglo-saxons et les allemands ..

à écrit le 17/03/2016 à 20:30
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Ce serait une croissance sans emploi...

à écrit le 17/03/2016 à 20:26
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Ne croyons surtout pas aux paroles de Draghi ce jour sur les futurs taux d'intérêts; il s'affole toujours lorsque l'Euro prend la vigueur...

à écrit le 17/03/2016 à 19:52
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Dès qu'il est question de bonne nouvelles, il ni y a pas foule je vois. Les déclinologues sont parti à la pêche???

le 18/03/2016 à 14:51
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Il ne s'agit pas d'une bonne nouvelle. Il s'agit d'une prévision !

à écrit le 17/03/2016 à 19:48
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La croissance française minable, c'est sa dépense publique énorme et non finançable. Ce pays meurt sous les mensonges et l'hypocrisie. La gauche tue la France.

le 18/03/2016 à 15:46
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Markus ne sait plus quoi inventer pour critiquer la France depuis qu'il sait que son modèle germanique triche. Les corbeaux peuvent croasser autant qu'ils veulent, la France avance et se reforme a son rythme.

le 20/03/2016 à 17:55
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Je ne suis pas de gauche , mais votre commentaire est complètement excessif !!! Les dépenses publiques sont élevées ,certainement, mais elles assurent un niveau de protection très appréciable et ne tuent pas la France comme vous dites. Vous êtes bien...

à écrit le 17/03/2016 à 18:44
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je me permet de vous mettre une phrase issue de p artus ' les apprentis sorciers' : ' la croissance potentielle de la france est tres faible pour ne pas dire nulle, voire negative selon les methodes de calcul' apres, on peut bidouiller des chiffres...

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