La proposition de loi « Bien vieillir » : un texte de Renaissance en-dessous des attentes

Fanny Guinochet
Ce contenu est réservé aux abonnés La Tribune

La question de la dépendance fait l'objet d'une proposition de loi de Renaissance
DR

Fanny Guinochet
Ce contenu est réservé aux abonnés La Tribune

La question de la dépendance fait l'objet d'une proposition de loi de Renaissance
DR
Les plus de 85 ans représentent déjà plus de 2 millions de Français aujourd'hui.... A l'horizon 2050, ils seront 5 millions ! La proposition de loi déposée ce mardi 11 avril à l'Assemblée nationale par le groupe Renaissance est censée répondre à cet immense défi de notre société : permettre à nos aînés de bien vieillir, maintenir leur autonomie, mieux accompagner les aidants qui sont à leurs côtés.
Intitulé « pour bâtir la société du bien vieillir », le texte se limite à 14 articles seulement. Par comparaison, le projet de loi sur l'adaptation de la société au vieillissement de Marisol Touraine en 2015, en comptait 66.
Les articles portent notamment sur la lutte contre l'isolement des plus âgés et la maltraitance des aînés dans les Ehpad, pour faire suite aux dérives Orpea dénoncées dans le livre de Victor Castanet...Est également prévu un guichet unique pour aider les familles qui sont démunies quand elles ont un proche dépendant ...
Mais, cette proposition de loi (PPL) peine, dans l'ensemble, à aller au-delà des grands principes... A l'image par exemple de la création d'une conférence nationale de l'autonomie, sur le modèle de la conférence nationale du handicap...
Certes, quelques mesures plus concrètes ont été introduites. Comme pour le logement des seniors avec la possibilité de recourir à l'aide sociale à l'hébergement, l'ASH, mais aussi en encourageant l'habitat inclusif.
Alertes en temps réel sur les informations économiques majeures.

Reste que la plupart des acteurs proches du dossier considèrent le texte comme trop limité. Au sein même du groupe Renaissance, Monique Iborra, alors co-rapporteure a finalement quitté son poste, assurant que « cette réforme ne traitera pas le fond mais seulement la forme. Le symptôme mais pas la maladie, que ce n'est pas satisfaisant ». L'élue de Haute-Garonne a jeté l'éponge estimant que ce texte n'allait pas assez loin.
À lire également
Dans l'opposition, ils sont nombreux à partager ce constat. François Ruffin de la France Insoumise déplore « une petite chose minuscule ». Les socialistes ont, de leur côté, déposé une contre-proposition plus ambitieuse. Portée par le député Jérôme Guedj, spécialiste de ces questions, elle comporte plus de 166 articles.
Fanny Guinochet