La taxe sur les superprofits, véritable épée de Damoclès pour les entreprises

Fanny Guinochet
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La supertaxe sur les grandes entreprises discutée à l'assemblée nationale
SARAH MEYSSONNIER

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La supertaxe sur les grandes entreprises discutée à l'assemblée nationale
SARAH MEYSSONNIER
Quand la taxe sur les superprofits va-t-elle être décidée ? Pour ce dirigeant d'un grand groupe du bâtiment, il ne fait plus aucun doute qu'elle va tomber. "Parce que dans ce pays, il faut toujours qu'il y ait un scalp de patron !... ce n'est qu'une question de jours ", regrette-t-il amèrement.
Il n'est pas le seul à se sentir sous pression." "Comme toujours on va nous demander de payer", se désole, las, le capitaine d'un groupe de luxe français. Et d'ajouter : "Pour le symbole, surtout. Parce qu'il ne faut pas se leurrer, l'essentiel de notre activité se situe à l'international.... nous paierons, évidemment, mais personne ne voit ce que nous faisons pour l'embauche, le maintien dans l'emploi... etc."
Les chefs d'entreprises ne se font guère d'illusion et attendent la sentence. S'ils y ont échappé dans le texte sur le pouvoir d'achat qui vient d'être voté à l'Assemblée nationale ce matin, ils l'attendent dans le projet de loi de finances rectificatif en débat dans l'hémicycle cet après-midi. Plusieurs amendements ont été déposés en ce sens par des élus écologistes, socialistes et de la France Insoumise.
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La France fera-t-elle comme l'Espagne, l'Italie, ou encore le Royaume-Uni ? Va-t-elle instaurer une taxe sur les grands groupes ? Mettre à contribution les entreprises, notamment celles qui ont profité de la crise, en réalisant d'importants bénéfices grâce à l'inflation, ou aux tensions sur l'énergie, fait en tout cas débat dans la classe politique française. Les députés de la Nupes y sont favorables - à hauteur d'une taxe exceptionnelle de 25 % sur les superprofits des entreprises gazières, pétrolières mais aussi des sociétés de transports maritimes et des autoroutes, dont le chiffre d'affaires est supérieur à 1 milliard d'euro. Le Rassemblement national est également sur cette ligne, en ciblant "les profiteurs de guerre". S'y ajoutent aussi certains élus de la majorité qui estiment également que ces grands groupes, souvent internationaux, doivent aussi faire preuve de solidarité envers les concitoyens. Enfin, à droite, Olivier Marleix, a lui aussi estimé, cette semaine, "qu'il n'avait aucune hostilité à ce que l'Etat, par la loi, mette davantage à contribution les pétroliers si nécessaire". " On voit Total - ce n'est pas un crime de leur part, mais réaliser des bénéfices avec la hausse des cours"...
Fanny Guinochet