La volte-face du RN sur la TVA, symbole d'un grand brouillard fiscal
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Marine Le Pen et Jean-Philippe Tanguy sur les bancs de l'Assemblée nationale.
Reuters
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Marine Le Pen et Jean-Philippe Tanguy sur les bancs de l'Assemblée nationale.
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« Le Rassemblement National (RN) est le seul mouvement à défendre ceux qui créent de la valeur et refusent d'être broyés par la bureaucratie ». Dans une pétition lancée la semaine dernière et toujours en ligne ce lundi 10 février, le parti de Marine Le Pen continue de pourfendre l'amendement, pourtant suspendu, visant à baisser le seuil d'exemption de TVA pour les autoentrepreneurs.
Signalé il y a quelques jours par plusieurs fédérations d'entrepreneurs, cet amendement prévoyait de baisser le seuil d'assujettissement de 37 500 euros à 25 000 euros, ce qui, mécaniquement, rendait un nombre d'autoentrepreneurs imposables. Face à la fronde, le ministre de l'Économie, Eric Lombard, et la ministre des PME, Véronique Louwagie, ont entamé des négociations avec les principales fédérations professionnelles vendredi dernier. Un cycle qui devrait tout au long du mois de février.
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Côté Rassemblement national, les élus ont dénoncé « une injustice criante organisée par le bloc central, des Macronistes aux LR ». Prenant la défense des commerçants, des artisans et des indépendants, le parti nationaliste veut tenir un discours en faveur des petits patrons. Une rhétorique que Jordan Bardella et Marine Le Pen avaient largement utilisée lors des élections européennes et législatives de 2024 pour tenter de conquérir le patronat indécis. Mais derrière ces éléments de langage, la position du Rassemblement national est confuse.